Pommes de terre clermontoises
- Le 31 janvier 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
25
C’est une succulente et fondante recette de Joël Robuchon, extraite de son livre Le meilleur et le plus simple de la pomme de terre.
C’est parti :
1 kg de pommes de terre (BF 15)
50 gr de beurre
Muscade
30 cl de crème fraîche
150 gr de fromage de Cantal
Sel de mer, poivre
Choisissez des pommes de terre bien calibrées. Épluchez-les et faites-les cuire entières à l’eau salée pendant 30 minutes.
Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Dès que les pommes de terre sont cuites, égouttez-les et faites-les dessécher quelques minutes à l’entrée du four. Continuez le préchauffage du four.
Mettez les pommes de terre desséchées sur un torchon et, avec le dos d’une fourchette, aplatissez-les en forme de savonnettes.
Beurrez un plat à gratin et disposez-y les savonnettes de pommes de terre. Assaisonnez de sel, de poivre et de muscade râpée.
Détaillez le Cantal en miettes. Dans une casserole, faites chauffer la crème fraîche, versez-la bien chaude sur les pommes de terre et saupoudrez de miettes de fromage. Enfournez et mettez à gratiner pendant 5 minutes environ.
Servez dès la sortie du four en accompagnement d’une pièce de viande.
Pas de questions?…..Non? Et la pomme de terre BF 15, vous savez ce que c’est peut-être ?! Eh bien c’est un croisement obtenu par l’I.N.R.A. entre la Belle de Fontenay et la Flava, appréciée pour sa chair ferme et sa forte productivité.
Ben oui, je sais ça depuis toujours, la pomme de terre c’est ma passion, tenez, depuis que je suis grand comme ça ! Je n’avais pas trois ans que déjà j’interrogeais mes parents sur la BF 15 pour savoir s’ils savaient ce que c’était. J’ôtais alors ma tétine et je leur disais : « Papa, maman, asseyez-vous, voilà, la BF 15 est une jolie pomme de terre claviforme arborant une peau jaune qui lui sied très bien au teint. Sa chair est jaune foncé parce qu’elle a le sens de l’harmonie des couleurs, ce qui n’est pas donné à toutes les pommes de terre. Son petit germe est délicat, violet, cylindrique et moyennement poilu. Ce qui est heureux, car curieusement, les pommes de terre ne s’épilent pas. »
Du blanc, que du blanc !
- Le 28 janvier 2007
- Par Philippe
- dans Ambiances
19
A mon tour de répondre au thème de la mosaïque blanche lancé par Fées Maison
Je m’y suis attaqué ce matin, cela a été l’occasion d’exhumer des trésors enfouis dans les cartons. Le chat a voulu également participer, je ne pouvais pas lui refuser…

Une bonne soirée
- Le 25 janvier 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
7
J’ai passé hier une excellente soirée, ou comment préparer un caviar d’aubergines sur pain Poilâne toasté, une salade de mâche aux noix, des tournedos, des pommes de terre gratinées à la clermontoise et une tarte aux pommes et coulis de fraises, tout en suivant brillamment une conversation freudienne avec l’aisance consommée du type qui a fait ça toute sa vie :
Moi, sortant de la cuisine : Euh, vous en êtes où?
C. :On parlait des organisations pré-génitales.
Moi : Ah, cool !
J. :Ouais, je disais donc qu’évidemment, ce qui est en jeu dans l’idée même d’oralité et de cannibalisme, c’est le fantasme d’incorporation.
C. : Ben…c’est clair que le cannibalisme c’est avant tout un concept organisationnel qui repose sur un non passage à l’acte !
Moi : Ouaaais, c’est clair ! Quelqu’un veut de l’eau?
Un peu plus tard, revenant des fourneaux avec mes pommes de terre clermontoises toutes gratinantes : j’ai raté quelque-chose?
J. : On parlait des toxicos.
Moi : Ah, intéressant !
C. : Si tu vas par là, c’est un peu comme avec l’alcoolisme…le cœur même du processus d’ingestion engage un rapport à l’oralité, Freud l’a très bien vu. C’est pas dans les Trois essais qu’il en parle?
Moi : Euhhh, je crois…. un peu de vin?
Quelle soirée charmante ! C’est d’ailleurs là que j’ai réalisé que j’avais une double personnalité. Une dans la cuisine, transpirant, paniquant : pourquoi mes pommes de terre ne veulent pas gratiner??? OUhhlala, mes tournedos vont être trop cuits maintenant ! La seconde à table, calme, souriant, méditatif et résolument insensible aux fumées bizarres en provenance de la cuisine !
Ce qui m’a d’ailleurs valu de recevoir humblement quelques compliments :
- Au fait Philippe, c’est délicieux ce que tu as préparé, vraiment, tu es tellement doué en tout. Et ton humour, quel humour ! Fin, élégant, spirituel, un humour qui te ressemble quoi ! Et puis ta déco, tes peintures…tous ces talents que tu incarnes avec cette grâce inimitable qui te rend si fabuleusement exceptionnel ! C’est comme ces fumigènes que tu as installés dans la cuisine, tu as toujours des idées tellement originales…
Moi : Oh, ce n’est rien vous savez ! (tandis que dans mon cerveau, un neurone lucide hurlait « AAAAAAAAAAARRRRGGGHHHHH, LE FOUR !!! »)
Que du bonheur !
La révolte gronde
- Le 22 janvier 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
23
Y en a marre, ça ne peut plus durer : je tousse sans arrêt, j’ai un énorbe rhube et je suis fatigué. Je me retrouve à biberonner du sirop avec des yeux vitreux et un teint d’asperge. Ridicule. Quand je pense que la semaine dernière encore je partais tous les jours chasser en peau de bête, que je rapportais 2 ou 3 tigres à la caverne avant de gratter du silex pour faire un grand feu ! Quoi ? vous ne ne croyez pas ?? Pourtant je vous jure que c’est vrai : je suis vraiment balade !!!
Un rhume dans la vie d’un homme, c’est terrible ! Presque aussi terrible qu’un ongle cassé dans la vie d’une femme ! Euhhh, je plaisante bien sûr ! Je n’ai pas très envie d’être lynché ! Pas fou je suis, seulement malade moi être. Et puis je reste pragmatique : si mes lectrices me jettent des pierres, ça va boucher l’entrée de ma caverne. Et après, comment je repars chasser moi ? En plus vous risqueriez de vous casser un ongle alors…
A moi les soldes !
- Le 16 janvier 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
1
J’ai davantage usé mes semelles de chaussures en quelques jours qu’en un an ! J’avoue, oui, presque tous les jours depuis le 10 je suis allé faire un tour, un coup côté Rivoli, un coup côté Haussemann…juste le temps d’avoir envie d’y retourner le lendemain matin, des fois que je n’aurais pas tout vu ! Mes pieds m’y consuisent tout seuls d’ailleurs, je suis en pilotage automatique, et le pilote m’a l’air rudement attiré par les grands magasins !
Le pire, c’est que je suis devenu un acheteur averti : finies ces erreurs de jeunesse qui vous conduisent à finalement acheter plus pour le prix que pour l’objet. Non, ça c’était il y a longtemps. Maintenant, je sonde, j’analyse, je me pose les bonnes questions : Ce pull, tu es bien sûr que tu vas avoir envie de le mettre? Demain? L’année prochaine? Dans 10 ans? Et ce photophore, hein, tu en as vraiment besoin? Bon, là c’est l’exemple typique de la mauvaise question : ne jamais se demander si vous en avez besoin, puisque oui, une petite voix vous susurrera toujours que des photophores vous n’en avez que 47 et que celui-ci est donc absolument indispensable !
Bref, les soldes c’est dur, physiquement, cérébralement, c’est harassant, pire que la mine, vous revenez fourbu, vous avez mal au dos, vous n’en pouvez plus, même vos pieds regrettent de ne avoir réfléchi davantage avant de partir. Vous arrivez chez vous avec l’air joyeux d’une bête traquée, l’écume aux lèvres, le regard vitreux et le cheveu mou (car avec un peu de chance il aura plu) pour ranger le photophore dans le placard à photophores et vous apercevoir que le pull, ben…il est quand-même un peu juste au niveau des manches, non? si ! Bon, ben, va falloir y retourner alors.
Kusmi tea
- Le 3 janvier 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
2
Mon amie Barbara m’a offert du thé un peu avant Noël, celui que j’avais goûté chez elle et que j’avais trouvé très bon. Tous les jours vers 4 ou 5 heures je m’en fais une tasse, accompagné d’un grignotage de chocolats. C’est le thé « Prince Vladimir » de chez Kusmi Tea, un mélange russe de thés de Chine aromatisés aux essences naturelles de Bergamote, de citron, de Pamplemousse, de vanille, de cannelle et de clous de girofle.
A mon tour, j’ai voulu en offrir à mes cousins à Noël, j’ai pris la grande Boîte « Anastasia ». Je me suis fait aborder plus loin par une femme qui, en voyant le sac, m’a demandé où était la boutique. Il y en a en fait deux à Paris, l’une rue de Seine dans le 6ème, l’autre avenue Niel dans le 17ème. J’ai même un scoop, voui m’sieurs-dames, un salon de thé est en train de voir le jour dans la boutique de la rue de Seine, il sera prêt fin janvier normalement.





















