Peintres de la lumière
- Le 27 février 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Je suis allé voir jeudi dernier l’exposition « Peintres de la lumière, au Petit Palais, qui accueille jusqu’en mai le peintre espagnol Joaquim Sorolla (1863-1923) et l’américain John Singer Sargent (1856-1925) pour une mise en parallèle d’une centaine d’œuvres. Je connaissais un peu Sorolla mais pas du tout Sargent. J’ai tout aimé, tout dévoré, avec une joie émerveillée. Quel plaisir de se perdre dans un tableau, d’être saisi et entraîné ! J’ai tout de même eu une inclination plus particulière pour quelques tableaux impressionnistes de Sorolla, notamment les scènes balnéaires joyeuses, baignées de lumière, avec leurs transparences de bleus, de roses et de blancs.

Quelques tableaux de Sargent :

Ma misanthropie chronique s’est tout à fait accommodée d’une visite en semaine, il y avait raisonnablement du monde, même si pour moi c’était déjà bien suffisant. Ce qui m’agace d’habitude a même été une source d’amusement : ces bourgeois fats et creux qui courent les expositions en parlant bien fort : « GE-NIAL ! FABULEUUUX, Regarde chérie cette perspective ! Et ces contrastes ! IN-CRO-YABLE ! Il y a aussi ceux, les pires sans doute, qui se targuent de s’y connaître vraiment et se mettent à pérorer bien haut à propos d’un tableau : « Beaucoup trop de couleurs, tableau trop riche, non, vraiment, il est passé complètement à côté du sujet ! Moins on a, plus on affiche. Et comme le ridicule ne tue pas, les parvenus de la culture et du reste ont heureusement de beaux jours devant eux pour prêter à sourire dans les expos ou ailleurs… Mais ceci est un autre débat. La chose très positive que j’ai en tout cas personnellement retirée de cette expédition, outre le plaisir qu’elle m’a apporté, c’est qu’elle m’a donné envie de reprendre toiles et pinceaux pour me remettre à la peinture et au dessin… Alleluia !
Dormir, je veux dormir…
- Le 23 février 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Sentant d’un seul coup hier, vers minuit, le poids de la fatigue me tomber dessus, je suis allé me coucher. Enfin presque. Sur le point de me glisser sous la couette, je me suis soudainement inquiété : « Tiens, mais où est donc le chat ??? Je me suis mis à l’appeler : rien, le silence, le vide, l’angoisse. Car il faut vous dire que mon chat arrive toujours illico quand je l’appelle. Comme je ne suis pas anxieux du tout avec cette bestiole, je me suis littéralement précipité dehors, mon corps d’Apollon à moitié nu, dans le froid et la pénombre, mes muscles saillants seulement caressés par la douce lueur de la lune. 10 minutes d’angoisse à susurrer minou-minou-minou sur tous les tons, à scruter l’horizon et à rassurer les voisins : »Non, ce n’est rien, mais non, y a pas le feu ! ». La peur au ventre, je l’imaginais déjà séduit par une minette de rien à la patte légère….NOOOONNNNN, pas çaaaa ! TOUT sauf une mésalliance !
Désespéré, grelottant, je suis finalement rentré, j’ai repoussé la fenêtre sans la fermer pour entendre, derrière moi, un truc qui se mettait à se défroisser lentement…J’ai fait volte-face et j’ai vu quoi ??? Mon sac de sport qui bougeait et une tête poilue qui en émergeait tranquillement, en ayant l’air de dire « Hein? Quoi? Tu m’as appelé ? »
« OUI, je t’ai appelé, on peut dire ça comme ça, depuis 10 MINUTES !!! GGGGRRRRR ! Tout va bien, GGRRR, je respire, GGRRRRR…. »
Pour respirer, je respirais : être dévêtu dehors en février, ça dégage bien les bronches !
Une fois la sérénité retrouvée en position du lotus, la caresse donnée (j’avais réveillé cette pauvre petite bête, honte sur moi), je me suis couché pour de bon. Non, absolument pas, le chat n’est pas retourné dans mon sac de sport, ça c’est dans les films américains qui finissent bien ! Comme on était dans la vraie vie, le chat est venu me marcher dessus pour se coucher sur mon épaule. J’ai senti que je n’avais pas été assez humilié, qu’il n’était pas entièrement satisfait de sa prestation, qu’il devait m’achever. A 1 heure du matin, je me suis donc retrouvé dans le rôle de la branche d’arbre. Je suis pour cela resté parfaitement stoïque. Si, pour bien imiter la branche il faut être stoïque, c’est même la qualité principale. Après ce rôle de composition
exécuté magistralement (en toute modestie), sous le regard narquois de mon chat, j’ai pu enfin m’endormir. Jusqu’à 5 heures ! Parce qu’un chat en forme, ça vient vous câliner à 5 heures du mat comme si ça ne vous avait pas vus depuis 10 ans ! Et dans ces moments-là, autant vous dire qu’il n’y a pas de doute, vous savez que vous êtes aimé et qu’on attend de vous des usages polis de réciprocité : que même complètement comateux, il vous faudra lever le bras pour administrer la caresse. Je sais ce que vous vous dites : « Oui, mais si Philippe faisait le mort, ben son chat, moi, j’chuis sûr qu’il arrêterait ! ». Si vous vous dites ça, c’est qu’en matière de chat vous n’avez pas bac +4 mais que vous êtes limite niveau maternelle. Car je vais vous dire moi ce qui se passe quand j’essaie de faire le mort : je me retrouve avec les mains en sang !! Épluchées comme des bananes les mains !!! Oh, des ti moignons ! Chouette, j’en rêvais !
Voilà comment ça se passerait, alors la caresse je la fais, parce qu’avec des ti moignons, pas facile de tenir un blog à jour ! Il y aurait même des fautes de frappe à mon avis !
C’est ainsi que chaque matin je paie ma redevance au chat, pour pouvoir vous divertir à deux mains…
Si ce n’est pas de l’abnégation !
Saint Valentin
- Le 14 février 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Le moment est venu de souhaiter une joyeuse fête commerciale à tous les amoureux !
Si vous vous moquez de la Saint Valentin, c’est que l’on vous fait sûrement des cadeaux spontanés tout au long de l’année, de vraies surprises sans prétexte particulier, guidées par la seule envie de vous faire plaisir, de vous surprendre, de vous signifier que la flamme de l’amour est toujours là, plus forte même, les années passant, qu’aux premiers jours (C’est beau, non?).
Si vous attendez un cadeau à la Saint Valentin en revanche, il viendra sûrement, votre conjoint ne souhaitant pas particulièrement s’exposer au rouleau à pâtisserie sur la tête ni au rôti de porc dans la figure. On le comprend. Mais si la Saint Valentin a de l’importance pour vous, oui, vous, derrière votre ordinateur, c’est aussi certainement parce qu’aucune surprise de l’être aimé n’arrive jamais spontanément, et que la Saint Valentin est pour vous le seul espoir de recevoir trois glaïeuls ou un ficus en pot !
Dans ce dernier cas évidemment, le moment est bien choisi d’examiner votre couple à la loupe, de « regarder de près » votre relation (ce n’est pas un nouveau jeu de mosaïques ! On lâche l’appareil photo !!). Si vous réalisez en plus que votre NSP* vous gâte plus que votre conjoint, c’est le moment de réagir et de VOUS faire vraiment plaisir :
Avant de divorcer en effet, soignez les préliminaires. Rien dans ce cas ne vous empêche d’opter pour une solution élégante et digne : « Mais mon amour, j’y pense, c’est bête, 15 ans qu’on vit ensemble et je ne t’ai jamais fait visiter la maison, viens, suis-moi, alors voilà, ça c’est un fer à repasser, parce que tu sais tes chemises ringardes, je vais t’apprendre quelque chose : elle ne tombent pas du ciel pliées dans ton placard. Et cet objet, là, que tu vois pour la première fois, ça s’appelle un aspirateur. Je te montrerai comment jouer avec, tu verras, c’est hy-per sympa ! »
Bien sûr, il peut être difficile de résister à une version plus défoulante. Je verrais bien par exemple un « J’vais te les faire bouffer moi tes trois glaïeuls tu vas voir !!! Ou bien : « Allez, oust, par ici la sortie !! DU BALAI !!!! Prenant quand-même le risque de n’obtenir aucune réaction, le mot « balai » n’évoquant rien encore à l’oreille de votre moitié…
*NSP : Blogueur avec qui on pratique un échange de cadeaux.
Penne en sauce tomate et à l’orange
- Le 9 février 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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C’est une recette de pâtes que j’aime beaucoup et si l’alliance de la tomate et de l’orange peut paraître un peu insolite a priori, l’orange rehausse très bien le goût de la tomate.
Allez, on y va, pour 4 personnes :
1 kg de tomates bien mûres
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 gousses d’ail pelées et finement hachées
Le jus de deux grosses oranges
1 cuillerée à café de concentré de tomates
1 pincée de sucre
1 feuille de laurier fraîche
1 petit piment rouge séché
Sel de mer et poivre du moulin
1 bouquet de basilic à petites feuilles
400 g de pâtes sèches Penne
Parmesan râpé
Plongez les tomates dans une grande casserole d’eau bouillante, environ trente secondes. Égouttez-les et pelez-les. Coupez-les en deux et retirez toutes les graines. Concassez grossièrement la chair. Faites chauffer l’huile dans une grande casserole et ajoutez l’ail.
Quand il commence à grésiller, ajouter la concassée de tomates, le jus d’orange, le concentré de tomate, le sucre, la feuille de laurier et le piment, salez et poivrez.
Faites cuire 15 minutes en remuant régulièrement jusqu’à ce que les tomates se réduisent en purée, retirez la casserole du feu et incorporez les feuilles de basilic juste déchirées avec les doigts.
Pendant ce temps, faites bouillir une grande quantité d’eau bien salée. Versez les pâtes en pleine ébullition et attendez qu’elles soient cuites al dente. Égouttez-les et mélangez-les avec la sauce. Saupoudrez de parmesan et…
…A table !
Roses Médicis
- Le 6 février 2007
- Par Philippe
- dans Entre mes mains
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J’ai laissé un bouquet de roses fraîches deux jours dans l’eau d’un vase, juste le temps de les voir s’ouvrir un peu plus. Je les ai ensuite attachées et suspendues, fleurs en bas, dans la cuisine. Elles ont continué à distiller pendant quelques jours encore leur agréable parfum et se sont asséchées progressivement. Trois semaines plus tard, les roses étaient parfaitement sèches et les tiges rigidifiées. J’ai ôté toutes les feuilles puis coupé les tiges à 10 cm environ des fleurs.
j’ai ensuite utilisé une boule de lierre artificielle pour y piquer à l’intérieur les roses que j’avais préparées, soit une quinzaine.
Il ne me restait plus qu’à déposer la boule ainsi composée sur un vase Médicis.

Scènes animalières
- Le 4 février 2007
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Au gré de mes découvertes, je mettrai en avant sur ce site des artistes, des artisans ou des créateurs pour lesquels j’aurai eu un coup de cœur, qu’ils soient professionnels ou non, afin de faire partager leur travail.
Pour ce premier « coup de projecteur », j’ai choisi de présenter quelqu’un de ma famille, ma cousine Élisabeth, qui peint à l’huile, en Touraine, des scènes animalières peuplées d’ânes, de vaches et autres coqs chatoyants.
Personnellement, j’aime énormément le tableau des sept vaches ci-dessus, tout en clair-obscur.


Salon de thé
- Le 2 février 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Mon amie Barbara m’a fait virtuellement découvrir un salon de thé qui a l’air particulièrement charmant et qui ne devrait pas non plus vous laisser insensibles, tels que je vous connais !
Ceux qui n’habitent pas à Paris pourront au moins apprécier le site internet, très réussi dans un esprit à la fois désuet et raffiné. Nous n’y sommes pas encore allés, mais tout y a l’air tellement tentant que cela ne saurait tarder.





















