Plateau transformé
- Le 30 mars 2007
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Le plateau chiné dimanche dernier a eu du succès, vous le trouviez beau en l’état, vous vous êtes souciés de savoir comment j’allais le restaurer. Certains ont même tenté de me dissuader… Hélas, ce pauvre plateau tombait en morceaux : le stuc au centre était complètement parti et il suffisait de quelques coups de pieds pour que le reste s’effrite. D’ailleurs, il n’avait aucune valeur. De près, il était même peint très grossièrement.
Bref, s’il a pu vous séduire en photo, croyez-moi, son état était très mauvais. Ne vivant par ailleurs pas dans une déchetterie, je n’avais pas de raison de le conserver dans son état pré-poubellesque avancé.
La transformation a été laborieuse, il a fallu enlever tout le stuc, même dessous, puis patiner patiemment. Attention, je vois vos cheveux se dresser sur la tête, je vous arrête tout de suite, ça ne vous va pas du tout.
Et voilà le travail :


Information qui n’a rien à voir : je vais avoir une grande nouvelle à vous annoncer ce week-end, lundi au plus tard…D’ici-là, je serai sans doute un peu moins présent sur internet, j’ai vraiment la tête ailleurs. Vous comprendrez mieux pourquoi après…
Dans une tulipe
- Le 29 mars 2007
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Pauvres tulipes ! Elles ne sont épanouies que maintenant ! Moi, c’est toute l’année : je suis un garçon vivace, à floraison continue. Je me plais en revanche dans un pot assez profond, exposé de préférence plein sud.
Mais je ne vais pas vous raconter ma vie privée, d’ailleurs, vous en connaissez l’essentiel : j’aime regarder de près. Comme mes tulipes se sont enfin décidées à fleurir, je suis allé les voir de très près. Je suis même entré à l’intérieur : avec mes petits bras j’ai poussé sur les côtés très fort pour écarter les pétales un peu plus et hop, je me suis laissé tombé au fond, ça m’a fait tout drôle. A l’intérieur (des scoops comme ça vous n’en aurez pas tous les jours), eh bien ça sentait la tulipe, c’est-à-dire pas grand-chose. Côté déco c’était plutôt zen, juste un pistil, et quelques étamines par-ci, par-là, très tendance !
Et pour vous, rien que pour vous, j’ai pris quelques photos. Je vous les livre en avant-première, avant Gala ou Voici. Non, ne me remerciez pas, la générosité est ma seconde nature, je le fais sans y penser, sans effort en somme.

D’ailleurs, il y a beaucoup plus difficile que la générosité, il y a sortir d’une tulipe ! Je n’ai dû mon salut qu’à un gros bourdon, je me suis agrippé à ses pattes et hop, auto-largage au dessus du chat qui paressait au milieu des fleurs.
Généreux, soit, mais je ne ferai pas ça tous les jours vous êtes prévenus !

Une matinée la tête en bas
- Le 27 mars 2007
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Il m’en faut peu pour me réveiller le dimanche matin : je prends le métro, du moins je crois, car je ne m’en souviens pas, je dors encore, mais je me vois très bien ensuite en train de farfouiller aux puces la tête dans les cartons, pour me relever en toussant, recouvert de poussière et de toiles d’araignées avec mes trouvailles à deux sous ! Ok, j’exagère un peu : à 2 Euros. Bref, ce dimanche, juste un plateau en bois en mauvais état que je vais transformer en faisant un ABRACADABRA digne de ceux de Miss Bricolette
Et puis, histoire de m’encombrer un peu plus avec des trucs dont je ne vais me servir que 2 fois l’an, 1 an sur dix, j’ai acheté deux moutardiers en verre. S’encombrer est un vaste projet, on croit comme ça qu’il suffit de quelques pièces de taille parfaitement inutiles alors que les petites choses ont largement leur rôle à jouer : elles vous encombrent insidieusement parce vous y prêtez moins attention, et ne sont donc absolument pas à négliger si vous voulez vivre dangereusement en ouvrant vos placards ou compliquer votre futur déménagement.
Ma vie, mon oeuvre
- Le 23 mars 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Sous la pression de quelques fans en délire, j’accepte de tout vous dire, de vous livrer ma vie de 5 ans en 5 ans, toute cuite dans votre assiette. Alors attention, à vos fourchettes !
En 19…2, j’ai X années. Bon ok, allez, je donne une vraie vérité : j’ai 1 an. Je porte alors de grandes couches, c’est la mode à cet âge-là, pas facile d’y échapper. Et avec ça, pas la peine de vous la jouer dandy, personne n’y croit, vous attendez donc que ça passe en mâchouillant vos doigts de pieds ou en suçant votre pouce. Heureusement, un jour, trois bonnes fées ont débarqué autour de moi, ça me changeait de papa et maman, surtout qu’elles étaient toutes scintillantes, avec des chapeaux pointus et des baguettes qui font des étoiles quand on les bouge ! La mode chez les fées quoi, sauf qu’elles n’attendaient pas que ça passe en mastiquant leurs doigts de pieds. Elles n’ont pas le droit. Je me rappelle même leurs prénoms, la fée Gnante, la fée Culente, et la plus âgée, la fée Odale. Je me souviens très bien de ce moment, quand la fée Culente a dit : « Tu auras tout, oui tout, tu verras, ta beauté, ton intelligence et ton talent n’auront d’égal que ton courage !». Ok, tope là ! Le programme avait l’air drôlement chouette ! Elles ont agité leurs baguettes et je leur ai payé une tournée générale de lait en poudre, on a trinqué, quel bon souvenir!
En 19…7, j’ai 6 ans et je lis beaucoup. Je parle déjà depuis longtemps. Très vite après le passage des fées, j’avais prononcé très distinctement des premiers mots comme « prolégomènes », « lycanthropie » ou « caryocinèse ». Par contre, « papa » et « maman » ne viendront que beaucoup plus tard, trop simple ! Entre deux bouquins de Chateaubriand, je m’aère l’esprit avec Proust ou Saint Simon. Bref, une petite enfance normale.
En 19…2, j’ai 11 ans et je réalise d’un seul coup ce que les fées ont voulu dire : j’ai des….super pouvoirs !! Et je me rappelle soudain qu’elles m’avaient laissé un paquet bien fermé que je retrouve au fond d’un placard, tout poussiéreux. Je découvre à l’intérieur de beaux habits satinés bleus et rouges, avec la fameuse cape qui fait CHHFFFOOUUU » derrière moi ! Tout devient alors limpide : bon sang, mais c’est bien sûr, je suis Superman ! D’accord, ça fait rêver comme ça, mais en réalité j’aurais voulu vous y voir ! Quand les nains du collège s’amusent ensemble avec leurs 3 neurones, vous passez des heures seul au fond du jardin à apprendre à voler. Sans compter qu’en classe, vos habits rouges et bleus ne font pas l’unanimité ! Vous devez donc encore une fois attendre que ça passe, mais vous n’arrivez plus à mâchouiller vos doigts de pieds. Chienne de vie.
En 19…7, j’ai 16 ans et je maîtrise enfin le décollage. Je vole pour de vrai. Je ne vous raconte pas la tête des oiseaux ! Au lycée, ce n’est toujours pas top, le problème est que je ne suis pas dans une école de super héros, je dois me débrouiller tout seul pour peaufiner mes super pouvoirs. Mais bon, je suis un superman courageux qui doit se montrer digne de sa naissance, faire front avec sa cape et son cartable.
En 19…2, j’ai 21 ans, je fais enfin ce que j’aime, je suis en fac de supermanologie, car c’est décidé : je serai supermanologue ! Cette année-là, mon regard croise celui de Wonder Woman et c’est le coup de foudre. Nous passons des heures à voler ensemble, main dans la main. On formait vraiment un beau couple. Les oiseaux en parlent encore !
En 19…7, j’ai 26 ans, Wonder Woman est ma femme depuis quelques mois et tout va pour le mieux entre nous. Elle a décidé d’entrer dans la vie active et ses missions lui prennent beaucoup de temps. Mais je suis à ses côtés, je l’encourage, je la soutiens. Et quand Pitchounette (son nom dans l’intimité) rentre d’une mission difficile, elle trouve toujours la table mise et son short de rechange repassé. Il est vrai que je passe beaucoup de temps à la maison car je commence de mon côté une thèse : « Rhétorique du super héros, entre démystification et réhabilitation symbolique, dans la littérature graphique américaine entre novembre 1956 et avril 1957″. Fastoche.
20…2 : A 31 ans, mon mariage est un fiasco : un jour, sur le point de laver le bustier de Wonder Woman, je trouve un fil de toile d’araignée à l’intérieur ! Je comprends tout soudain. Ah, elles avaient bon dos toutes ces missions à pas d’heure !!…Des 5 à 7 avec Spiderman oui !! De toute façon, j’en avais marre de repasser son short étoilé. Et puis, je le sentais bien que nous étions tombé dans la routine ! Cela faisait déjà un moment que nous ne nous envolions plus ensemble pour des petites missions sympas, que nous ne faisions plus de bras de fer sur un coin de table en pouffant comme des gamins. Bref, retour au célibat pour moi, mais je peux enfin faire ce que j’aime vraiment sans le regard désapprobateur de Wonder Woman : parler avec les escargots, regarder les plantes pousser et faire du vélo.
20…7, bon d’accord, 23 février 2007 : j’ai 35 ans et ma grande cape me va toujours aussi bien. J’ai dû la raccommoder 2 ou 3 fois mais je vole quand même droit. Je ne manque d’ailleurs jamais une occasion de chffouchfffouter dans les airs dès que je le peux. Hop, bonjour petite mésange, oh, vite, ce jeune ver de terre est en danger, il traverse la rue sans regarder ! Et je fonce, tête la première, pour attraper l’inconscient par le cou et l’emporter au loin, puis je lui tire un peu les oreilles pour qu’il ne recommence plus ce genre de bêtise !
Supersouris est arrivée
- Le 19 mars 2007
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Samedi matin, j’ai été très gâté par Lalele qui a fait sortir de son atelier et de ses mains expertes un super cadeau pour moi : une compagne pour m’épauler, en cas de mission difficile. A deux, c’est vrai, on est toujours plus forts, et comme mon chat est toujours en période d’apprentissage pour devenir un superchat, Lalele est intervenue en m’envoyant………Supersouris bien sûr !
Quelle joie cela a été de la recevoir ! Nous étions émus tous les deux, tout timides. Au début on ne savait pas trop quoi se dire, et puis très vite le courant est passé et on a fait plus amplement connaissance, même si de son côté, Lalele lui avait déjà expliqué qu’elle allait attérir chez un chouette type avec des supers pouvoirs et des habits rouges et bleus…
J’ai bien sûr immortalisé notre complicité naissante…
Mais avant : Merci encore Lalele pour ce doux présent qui m’a fait très plaisir !
Allez, place à l’émotion : Un paquet tout d’abord, assorti à mon site. La classe ! Et à l’intérieur, Ô douceur narcissique, un sac en tissu qui cause de moi ! Si ! Et un sac qui bouge en plus !

Même pas peur, Je m’approche et je regarde d’un oeil par l’entrée du sac : une souris me regarde elle aussi d’un oeil (on avait l’air fin tous les deux). Là, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose, qu’on ne pouvait pas rester comme ça, que ce serait quand même mieux de se voir en stéreo ! Et j’ai libéré souricette…

Après les présentations et quelques papotages mondains de circonstance, souricette, qui sentait bon la lavande, s’est progressivement enhardie. C’est que, m’a-t-elle dit, je ne suis pas une souris ordinaire MOI, je suis Supersouris ! Alors pas de hiérarchie entre nous, on est collègues ! D’égal à égal nous deux, tu piges Superman ? Euh, oui je…C’est qu’elle avait l’air d’avoir du caractère cette petite ! Et comme si je ne la croyais pas, elle a voulu s’envoler pour me montrer…mais rien à faire ! Pas l’ombre d’un début d’une once de décollage ! Du coup, hop, elle a sauté sur mon pigeon : « Huuuue, vole, crétin de pigeon fienteur, c’est un ordre ! ».

Comment lui dire que ce n’était pas un vrai? J’étais un peu gêné…
Heureusement, j’ai eu la présence d’esprit soudain de me précipiter sur le petit sac pour y trouver, au fond, l’indispensable et l’unique : la cape ! Avec son « S » dessus s’il vous plaît !
Ni une, ni deux, j’ai attaché la cape sous le cou de Supersouris et je lui ai montré les rudiments du décollage : 1, 2, 3, on active sa cape dans un mouvement latéral ridicule qu’on essaie de faire en regardant ailleurs, d’un air le plus détaché possible. Quand on tient le rythme, on doit entendre un « CHFFFOUUU… CHHHFFFFFOOUUUUU » régulier à babord et à tribord. A ce moment précis : flexion concomitante des genoux, basculement du buste vers l’avant et projection dans les airs. Enfin…projection quand tout va bien, sinon c’est nez dans la gadoue et écorchures aux genoux,
MÔMMMMAAANNNNNNNNNNNN, OUINNNNN, MÔMMAAAN, a fait bobo !!
Heureusement, Supersouris était plus douée que je ne l’étais à mes débuts. Comme vous pouvez le voir, elle a même brillamment pris son envol pour faire un tour dans les cieux :

Au moment où je vous écris, elle savoure un repos bien mérité près de moi. Demain matin, je lui donne la feuille de route de sa première mission : diffuser son doux parfum dans mon linge ! Mais j’ai confiance, elle va assurer !
Bassine en fer fleurie
- Le 15 mars 2007
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Je suis allé aux puces de Montreuil samedi matin, en arrivant j’ai tout de suite repéré sous une table cette bassine en fer, sale mais en bon état, bien lourde, avec une jolie forme ovale…Adjugée, vendue ! Une vieille bassine et me voilà attaquant le week-end du bon pied. Quelques mètres plus loin, je trouvais également d’autres moules cannelés, un peu plus petits que ceux de la fois précédente et en piteux état, mais le bonheur était à son comble !

Pétales flottants
- Le 14 mars 2007
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Dans ma vasque remplie d’eau de pluie, sous le soleil matinal, j’ai semé des feuilles de lierre et des pétales de roses séchées, pour le plaisir de quelques photos…























