Victoire !
- Le 29 mai 2007
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Je vous l’avais dit, je l’avais promis, alors je l’ai fait. Pour cela, je n’ai pas hésité dimanche à remettre mes habits de Superman et à atterrir d’un battement de cape aux puces de Vanves, bien décidé à en découdre avec cette histoire de pampilles. J’en ai tout d’abord dénichées en cristal à 20 € pièce en hésitant entre deux tactiques :
1/ M’approcher de la brocanteuse, faire mon plus beau sourire et commencer une subtile négociation : « Bonjour belle créature, on vous a déjà dit que vous aviez de belles pampilles? »
2/ Aller plus loin.
Choix N°2 adjugé, après un prudent tirage au sort mental. Bien m’en a pris, puisque plus loin je tombais sur un panier de pampilles en verre de la forme et de la taille que je souhaitais.
Et puis j’ai aussi trouvé deux appliques de piano en bronze que je vais conserver patiemment avant de leur dégoter un rôle.
Inutile de vous dire que je suis rentré tout fier de cette mission parfaitement remplie. Je me serais fait harakiri plutôt que vous décevoir ! Je veux dire que je me serais au moins privé de chocolat pendant deux heures !!


Un samedi comblé
- Le 27 mai 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai été l’objet d’un complot bloguesque visant expressément à me faire plaisir ! Des surprises de non-anniversaire m’attendaient sagement hier, tapies dans ma boîte aux lettres et chez les gardiens. Impossible d’en réchapper, j’ai été touché droit au cœur. C’est donc fébrilement, et mon courrier sous le bras, que je suis allé sonner hier à la loge des gardiens. Je sonne. Rien. Je re-sonne. Re-rien. Loge vide. Je me remets à sonner, 4 fois, 10 fois, toujours rien. Comme je ne suis pas impatient, je ne me suis pas du tout mis à trépigner comme un gosse capricieux, je me suis seulement mis à tambouriner à la porte, les yeux injectés de sang. Au moment où j’allais attaquer à la hache, j’ai senti une présence derrière moi, je me suis retourné pour voir la gardienne, arrivant de la boulangerie, qui me fixait de son regard fixant. Moi, la honte ! Elle, surprise sans doute, que dis-je, troublée pas mon sourire ravageur (54 dents), en lâche le paquet de chouquettes qu’elle tenait à la main. Le paquet s’écrase devant ses pieds tandis qu’elle en profite pour entamer prestement l’air des chouquettes : « Aaahhh, mes chouqueeeeeeeeeeeeettes !! » Et tandis que dans ma tête, mes neurones scandaient toujours : « Les colis ! Les colis ! Les colis !
Comme je m’en suis finalement sorti, j’ai pu savourer tous mes petits cadeaux avec beaucoup de plaisir et d’émotion. Alors, à mes charmantes comploteuses, je redis vraiment un GRAND merci pour tout ça, j’ai été très touché !! Sous mon habit de Superman, derrière mes pectoraux d’acier, gît un cœur sensible !
De la part de Lalele et de Belette, j’ai reçu des graines de fraisiers avec leurs ardoises, un savon exfoliant à l’argile pour me laver en rentrant de mon champ et puis un beau moule pour faire des tartes avec ma récolte, sans oublier les serviettes pour le festin :


De la part de Suzanne, une bougie en forme de nichoir, du thé, un petit carnet carré et puis un livre de recettes spécial pâtes (et j’adooooooore le pâtes !!!!!) :

De la part de Tourterelle, un très joli pochon home made en lin, rempli de verveine de son jardin, la célèbre verveine aux étranges vertus ! Et puis aussi des serviettes monogrammées teintées, ainsi qu’un livre de cuisine sur les croque-monsieur, miam :

Marquise, Lalele, Belette, Suzanne, Tourterelle merci encore à vous ! Car c’est vrai que mon 104ème billet n’était pas qu’un non-anniversaire. Ceci étant, autant mon blog vieillit, autant moi pas du tout, et ce n’est pas le cheveu blanc que j’ai trouvé hier qui va dire le contraire. Il est mort subitement, arraché sec, avant de pouvoir prononcer la moindre parole !
Quand rien ne va plus
- Le 22 mai 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Grand non-événement aujourd’hui : Gris-bleu existe depuis pas tout à fait 6 mois et je publie aujourd’hui mon 104ème article. C’est donc avec beaucoup d’émotion que je voulais fêter avec vous ce non-anniversaire. Je veux ainsi profiter de cette non-occasion pour remercier chaleureusement tous les lecteurs de Gris-bleu pour leurs visites et leurs messages qui me font toujours très plaisir !
Je ne sais pas ce qui me rend si sentimental aujourd’hui, mais c’est sûrement lié au drame que j’ai vécu ce week-end, le genre de drame horrible qui vous fait relativiser beaucoup de choses et vous fait revenir à l’essentiel, aux vraies valeurs comme l’amour, l’amitié ou s’admirer dans un miroir. Au risque donc de vous épouvanter, j’ai besoin de me confier à propos de ce qui s’est passé dimanche : je suis allé aux puces de Vanves pour y acheter des pampilles de lustre et il n’y en avait pas ! Je ne souhaite à personne de vivre cette insoutenable expérience.
Si comme moi vous avez déjà eu le besoin impérieux d’acheter des pampilles sans en trouver, je recueillerai volontiers votre témoignage pour savoir comment vous avez pu vous en sortir et au bout de combien de temps. Merci d’avance.
En plus, quand j’ai pris le métro à l’aller, la femme qui était assise à côté de moi s’est mise à me raconter ses problèmes gynécologiques, et ça, on a beau dire, ça ne vous fait pas commencer la journée du meilleur pied. Quand vous vous préparez à la chasse à la pampille, et qu’on se met à vous parler spéculum et autres torturoscopes, vous vivez quand même un grand moment de solitude.
Mon éducation est bien sûr dans ces cas-là ma meilleure ennemie : je me vois sourire poliment, offrir un regard bienveillant et prêter une oreille attentive à l’aimable personne qui me fait l’honneur de m’adresser la parole. J’ai donc l’infini plaisir de voir la personne, qui n’en attendait pas tant, transformer sa confession en tsunami verbal, conclu en l’occurrence avant-hier par un « Oh, ça doit vous faire drôle que je vous raconte tout ça ?! ». Moi, souriant toujours et protestant : « Mais non, mais non ! » Et vous comptez les stations, les pampilles scintillantes ayant depuis un bon moment dans votre tête laissé la place à un spéculum géant, très méchant, avec de grandes dents, qui vous fait dire à ce stade que :
1/ Être un homme, ouf, c’est drôlement bien !
2/ On ne peut pas compter sur des pampilles scintillantes quand on est dans la panade !
Conclusion : je serai ravi de lire tous vos souhaits de joyeux non-anniversaire, ils tomberont à point pour me réconforter, j’en ai bien besoin (et encore, je ne vous ai pas raconté ma vie chez les Thénardier !!). Peut-être même que mes nombreux lecteurs inconnus, qui jusque-là avait l’habitude de me laisser des non-messages, voudront bien se manifester, ce qui serait formidable et me comblerait d’une grande joie ! Même si c’est très bref, un mot, ou même juste une lettre (pour les moins inspirés). Merci dans ce cas de bien vouloir quand même éviter les lettres P, A, M, P, I, L, L et E !
Fenêtre d’intérieur
- Le 17 mai 2007
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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On n’est jamais à l’abri d’un coup de foudre : il y a deux semaines, en allant bêtement à la boulangerie du coin, je tombe nez à nez (nez à poignée en réalité) sur une grande fenêtre d’appartement, abandonnée au milieu d’autres détritus peu fréquentables. Il n’en fallait pas plus pour que je lui offre l’hospitalité et que je la sauve d’une mort certaine !
Je disais il n’y a pas très longtemps qu’il ne fallait pas négliger les petits objets pour s’encombrer, eh bien il ne faut pas négliger les gros non plus ! Avec cette fenêtre de 2 mètres de haut, je ne suis pas mal servi.
La question est de savoir ce que je vais en faire…A priori, j’ai envie d’enlever la peinture et de laisser le bois brut. Ensuite, je poserais bien quelques crochets tout autour pour y suspendre des trucs, voire même des choses, ou pourquoi pas, après tout, des machins. Vous allez me rétorquer que si j’y accrochais des bidules ce serait superbe, oui mais voilà, je n’aime pas les bidules.
Au Père Lachaise
- Le 14 mai 2007
- Par Philippe
- dans Ambiances
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La mort, cette chose affreuse si difficile à regarder en face…La Renaissance l’a pourtant regardée de très près, nourrissant pour elle un intérêt fortement macabre, l’examinant dans toute son horreur, objet de questionnements nouveaux. La conception chrétienne d’un passage vers l’au-delà ne va plus tout à fait de soi, les découvertes de Galilée notamment, bouleversant l’idée que l’homme se faisait de sa place dans le cosmos, consacrent la naissance d’une conscience humaine plus individualisée qui se met à interroger vivement la mort, à l’envisager comme finitude et, dès lors, à en regarder toute l’abomination. Si le XIXème siècle tend à faire disparaître la mort des représentations, la morgue reste un lieu public de visites où l’on se déplace en famille pour la contempler. Depuis, elle n’a cessé de s’effacer davantage, la baisse du taux de mortalité l’a rendu de moins en moins visible et elle est désormais reléguée dans la stricte sphère privée. Les idéaux de bonheur et de plaisir qui sont les nôtres depuis la deuxième partie du XXème siècle, s’accommodant mal de cet ultime obstacle, ont poussé la logique de l’oubli à son point le plus abouti.
A cet égard, des promenades dans un cimetière comme le Père Lachaise sont instructives. Il est étonnant en effet de voir comment les visiteurs s’y comportent : on parle et on rit fort, on téléphone, on mange son sandwich, on visite les morts comme on irait voir quelque chose d’inédit qui ne nous concerne plus, ou que de très loin. L’outrance des comportements, au delà de l’incorrection, donne bien la lecture de ce désir d’oubli, comme si ces sépultures ne pouvaient plus rien nous dire sur nous-mêmes…
Ah-ah, on rigole moins là ! On vient sur Gris-bleu pour se détendre et paf, on se retrouve au cimetière !
De toute façon, vu le sous-titre de mon site, je pouvais difficilement ne pas en parler un jour : l’art de vivre n’est-il pas, comme le disait si bien Pierre Tombale en son temps, ce qui précède l’art de mourir ?
En plus, je suis quand même super sympa, je laisse de quoi ravir les amateurs de patines :



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Cimetière du Père Lachaise
Métro : Gambetta, Père Lachaise, Phillipe Auguste
Sur l’histoire du Père Lachaise :
De vert et de bleu
- Le 1 mai 2007
- Par Philippe
- dans Ambiances
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L’appartement new-yorkais de la décoratrice Sheila Bridges :




























