Carson Ellis

Insolite, poétique, intriguant…J’aime énormément.




Vous pouvez découvrir le travail de Carson Ellis sur son blog ainsi que sur son site officiel.








Il y a deux semaines, il faut que je vous raconte cet événement hautement digne d’intérêt, il m’a pris l’envie brutale d’aller chez Séphora, comme ça m’arrive une ou deux fois par an. Comme d’habitude, c’est le même scénario qui se produit, je renifle à tout va, des parfums qui puent, beaucoup, passionnément et même à la folie ! Je finis toujours par réaliser que, rien à faire, seul Dune de Dior échappe au massacre, sans l’acheter pour autant. C’est que voyez-vous, quand j’avais 20 ans, en ce temps que les moins de 20 ans pouvaient déjà connaître, j’avais trouvé THE eau de toilette, celle qui m’allait parfaitement, à moi rien qu’à moi, comme une moufle, et j’en reste assez nostalgique parce qu’elle n’existe plus. Sur ma peau l’alchimie fonctionnait, ça sentait bon, c’était à la fois présent et extrêmement discret et cela me valait d’ailleurs un succès énorme.
Je me souviens très bien de Bo Derek, me suivant et me harcelant sans cesse. Je n’ai jamais su comment elle avait eu mon numéro de téléphone ! Et Cindy Crawford, qui m’avait plaqué contre un mur en pleine rue pour me lécher l’oreille ! Quel culot quand même ! Elle flirtait déjà avec Richard, toute la presse en parlait, alors je peux vous dire que je l’avais recadrée vite fait, bien fait. Qu’elle aille épousailler son nain de jardin et me fiche la paix une bonne fois pour toutes ! Ce qu’elle s’était empressée de faire, par dépit. Tant pis pour elle, quand on se marie par dépit on sait ce que ça donne quelques années plus tard !
Ceci dit, par honnêteté envers vous, amis lecteurs, je dois admettre qu’en plus de sentir bon, je pouvais me targuer d’être encore élégant et svelte, je ne faisais que 126 kilos à l’époque ! Et oui, ça compte !! Quand j’y pense, que de souvenirs tout ça ! Comme la fois également où Sophie Marceau m’avait saoulé au champagne place de la Concorde, par une chaude nuit d’été. Nous avions même failli nous baigner dans la fontaine si je n’avais pas eu l’idée d’y aller en premier, plouf, plus d’eau, la fontaine avait débordé ! Par contre avec Grace Jones, j’avais été sans concession, elle avait eu beau me roucouler des mots doux, elle avait quand même de grandes dents :
- Toi être so gorgeous !
- Euh, non, moi c’est Philippe.
- Moi vouloiiiir ton Cœur !
- Oui, mais Grace, là c’est mon corps que tu touches.
- Toi être beaucoup charisme !
- D’accord Grace, si ça te fait plaisir, moi être beaucoup charisme.
- Toi voulez-vous coucher avec moi ce soir ?
- Ok Grace, mais sans moi, je ne peux pas louper le dernier métro tu comprends ?
- Moi comprendre toi petite coquin !
Je peux vous dire qu’à ce moment précis, sous son regard lubrique, moi pas voir la vie en rose. J’avais dû prendre mes jambes à mon cou ce qui, même en ne pesant que 126 kilos, reste une prouesse technique. Je me maudissais bien d’avoir oublié ma tenue de Superman je peux vous le dire !
Bref, depuis, plus rien, si ce n’est mon odeur biologique. Si j’étais plus altruiste, sans doute chercherais-je une eau de toilette avec plus d’empressement, histoire d’atténuer le désastre qui se produit quand des gens me rencontrent dans un endroit clos. Egoïstement, je dois pourtant avouer que je trouve assez plaisant, par exemple en train ou en métro, de trouver toutes les places libres, pour une simple raison de commodité : j’ai besoin d’au moins trois sièges pour me caler à l’aise. Mais parfois je laisse derrière moi des personnes évanouies. Principalement dans les avions où les gens hésitent beaucoup à sortir par un hublot. Enfin, je sais tout ça par ouï-dire, ma myopie me préservant, Dieu merci, d’un tel spectacle. C’est vrai que je pourrais me laver davantage, investir dans un savon, mais en même temps je pourrais encore être beaucoup moins gentil : je pourrais acheter un tue-mouches de chez Supermarché, genre Axe ou Mennen, ce qui m’obligerait aussi à porter un costume à rayures avec une chemise prune. Je ne suis pas sadique à ce point.
Et vous alors ? Vous l’avez trouvé ce parfum ou cette eau de toilette qui vous ressemble, l’effluve de votre vie ? Ou bien êtes-vous du genre infidèle ! Ou bien n’en portez-vous pas ? Etes-vous sensibles, attiré(e)s ou incommodé(e)s par le parfum des autres, de vos collègues de bureau ou de votre poisson rouge ?


Bon début de semaine à tous !
Je signale au passage un nouveau blog, enfin très récent, avec ses dents de lait. C’est celui de Claurene. Vous pouvez l’encourager, parce qu’elle a un boutis à terminer et que ce serait quand même bien que ce soit fait avant la Saint Glinglin !
Une belle publicité pour la chaîne Canal J s’affiche depuis quelques jours dans le métro : on y voit un enfant à table, mort d’ennui, un skateboard coincé entre les jambes, que son grand-père essaie en vain d’amuser avec son dentier à la main, le tout rehaussé par le slogan suivant : “Les enfants méritent mieux que ça !” Quel édifiant message nous délivre cette publicité ! Car si vous avez en effet plus de 80 ans, on se demande bien ce que vous osez faire encore sur terre. A un certain âge, ayez au moins la présence d’esprit de vous cacher, la décence de ne plus vous montrer, de ne plus sortir, de ne plus parler. Faites un effort ! Pour la société, vos proches, votre famille, ayez la délicatesse de disparaître un minimum. On ne vous demande pas grand chose ! Vous croyez que c’est facile, pour les jeunes, de voir des rides, de voir ce qu’ils seront plus tard ? Mettez-vous à leur place ! Vous êtes un affront à la jeunesse, des traîtres à la beauté et une insulte à la mode ! Il serait temps d’en tirer les conséquences ! Nous en appelons donc ici à votre conscience : un geste, un seul, s’il vous plaît, présentez-vous de votre plein gré à la maison de retraite la plus proche, ou bien mourez vite, mais faites quelque chose !
Chers jeunes amis lecteurs, recueillons-nous maintenant pour tous les enfants qui ont le malheur d’avoir leurs grands-parents encore vivants. Parfaitement, aujourd’hui, au 21ème siècle, il y a encore des enfants à qui l’on impose la vue d’un grand-père ou d’une grand-mère, au lieu de leur offrir l’opportunité de s’épanouir devant des programmes TV imbéciles. Vous vous rendez compte?


Quand je ne blogue pas, que je ne suis pas en train de faire des choses bizarres comme manger ou dormir, je gribouille.
Une espèce d’exercice sévit sur les blogs en ce moment, on livre sept choses sur soi puis on “tague” quelqu’un qui doit ensuite se prêter à la chose et “taguer” à son tour d’autres personnes. Mais je dis halte-là, stop, parce qu’avec ce mot de “taguer” j’ai tout bonnement les cheveux dressés sur la tête et ça me fait un look à la Desireless qui ne me va pas du tout. Blogueurs, blogueuses, je vous regarde donc dans les yeux à travers mes grosses lunettes et je vous le demande : est-il bien raisonnable de reprendre un mot mal employé que je ne sais quel hurluberlu mononeuronal et unicellulaire à balancé sur internet ? Laissons donc aux graffiteurs leur vocable, et ne reprenons pas en choeur les sottises qui circulent ! Il y a d’ailleurs une très bonne alternative à l’imitation des autres : ne pas les imiter ! Et si votre esprit critique se la coule douce dans un hamac, un bon coup de pied aux fesses lui fera le plus grand bien ! Puis faites-lui pratiquer des étirements, de bas en haut d’abord, puis de haut en bas, oui, comme ça, c’est bien, toutoutouyoutou, toutoutouyoutou…….Allez, on ne relâche pas, on garde le rythme !
Enfin tout cela ne m’aide pas beaucoup. Après avoir déjoué les questionnaires de toutes sortes, j’avais fini par raconter ma vie de 5 ans en 5 ans à la demande d’Ilda, et je me demande bien aujourd’hui ce que je pourrais raconter de plus. Car Ervalena et Cris m’ont demandé de jouer le jeu des 7 choses à dévoiler, or j’ai déjà tout dit ! Une vie de Superman, quoi qu’on en pense, n’a rien d’extraordinaire. Des exploits, toujours des exploits, d’une routine à faire bâiller tout le monde.
D’un autre côté, c’est vrai, je n’ai pas toujours ma tenue rouge et bleue sur moi. Ben oui, je suis comme vous, je lave mes vêtements de temps en temps. Cela me fait d’ailleurs penser à ma toute première lessive, je devais avoir 24 ou 25 ans : personne à la maison, je m’approche de la machine avec l’air intelligent d’une poule, mon linge à la main, je lâche le linge et me précipite sur le téléphone pour supplier une amie de venir m’aider. Mon amie arrivée aussitôt, nous étudions le mode d’emploi, très concentrés, fermons le couvercle de la machine, tournons précautionneusement un bouton dans un sens, appuyons sur un autre, puis écoutons religieusement la machine se mettre en route sans exploser. On n’en revenait pas ! Et c’est à ce moment-là qu’après un coup d’oeil machinal par terre je me suis écrié : “Isabeeeeelle, on a oublié de mettre le linge !!!!”
Mon premier contact avec un fer à repasser, plus tardif, s’est mieux passé. Mais je garde, d’un souvenir apeuré de locomotive électrique vers les 3 ou 4 ans, une crainte mâtinée de fascination vis-à-vis des objets ménagers qui fonctionnent tout seuls. Quel spectacle pour moi qu’une cafetière qui coule ! Et que dire du hublot de la machine à laver le linge, ça tourne dans un sens, puis dans un autre, j’adore ! Même plus besoin d’aller au ciné !
Bon, je suis sûr que je vous ai déjà livré au moins 7 trucs. Récapitulons :
1/ J’aime la langue française et je n’aime pas qu’elle soit trop malmenée. Quand j’entends des universitaires à Jussieu, en suivant quelques cours en octobre dernier, faire d’énormes fautes de syntaxe, quand je vois notre actuel président de la République parler avec des “J’vous dis m’ame Chabot…”, quand je vois que Greenpeace édite un badge sur lequel est écrit “OGM, j’en veux pas”, et quand pour finir je lis sur internet qu’on “tague” quelqu’un, j’ai les bras qui tombent dans les chaussettes, les chaussettes qui descendent à la cave et les cheveux qui balaient le plafond ! Ceci dit, quand on voit que Tigane a perdu la finale de la Nouvelle Star ou que Paris Hilton retourne en prison, ça aide à relativiser tout ça !
2/ Les OGM, je n’en veux pas !! Je peux même dire VRAIMENT PAS !!!!!!
3/ Je sais faire fonctionner une machine à laver le linge !
Là les filles, vous devriez devenir rouges de colère ! Non ? Vous ne voyez pas ? Votre esprit critique dort encore dans son hamac on dirait. Parce qu’un type qui se vante de savoir faire fonctionner une machine à laver comme s’il venait de découvrir le vaccin contre la rage, ça sent un peu le présupposé macho !! Allez, on y retourne : toutoutouyoutou, toutoutouyoutou, toutouyoutouyoutouyoutouyou…Tout le monde en cadence !
4/ Je suis moqueur, voire très moqueur, hin-hin-hin !!!!!
5/ Tiens, le 5, ça passe vite vous ne trouvez pas ? Moi qui suis, au moment où je vous écris, en ma propre compagnie, eh bien je peux vous dire que je ne m’ennuie pas du tout !
6/ Ben voilà, déjà le six, pas eu le temps de le voir venir, sacré 6 va !
7/ J’adore les épilogues.
Epilogue : Hin-hin-hin, c’est à mon tour de passer le flambeau à d’autres blogueurs !!! Voyons, voyons, qui pourrais-je enquiquiner ?
Allons-y : Inès, Tourterelle, Viccha, Homesweethome, Damouredo, Delphine et Nathalie ! Et comme je suis lancé, je passe également la main à Nadine, à Groseille et à Ladiscrète qui viennent d’ouvrir leur blog, histoire de vous inviter, chers lecteurs, à leur rendre une petite visite.
Personne ne doit se sentir obligé de répondre bien sûr, je ne mets pas la pression. En cas de refus, je ne ferai pas la tête plus de 10 ou 15 ans ! Promis !
Avec des cuillères le jour, des bougies la nuit….


Et avec une pampille heureuse, qui a enfin trouvé sa voie !
J’ai été encore très gâté, un dodu colis a de nouveau échu dans la loge des gardiens ! A l’intérieur, une très jolie lanterne à poser ou à suspendre et une magnifique bougie en forme de pomme de pin…

Nathalie, merci beaucoup pour cette belle surprise, c’est peu dire que j’y ai été très sensible…
Avis à la population, enfin à celle qui aime le style scandinave, Le Journal de la Maison de Juin qui vient de sortir comporte un reportage sur la maison suédoise de Nina Hartmann, créatrice de la boutique en ligne Shabby Larsson. C’est tout joli, tout blanc, scandinave quoi !
Toujours avis à la population, à celle qui aime se taper la cuisse en riant grassement, il faut que je vous parle du numéro de Maison Française d’avril-mai. Ok, je sais, j’ai plus qu’un métro de retard sur ce coup-là, mais ça vaut le détour quand même ! Comme à chaque fois que j’ai une revue de déco en main, je feuillette en commençant par la fin, je butine et je lis le plus souvent en diagonale. C’est dire que lorsque je trouve quelque chose qui cloche, il faut vraiment que ça ressemble à un dérapage. Je feuillette donc Maison Française et je tombe page 146 sur une rubrique intitulée “In&out”, du genre on garde/on jette. Je commence à me frotter les mains (mentalement, sinon la revue tombe par terre), imaginant très bien que je vais trouver un calque de ce qui se fait dans les revues de mode. Cela donne donc ceci : “Out le beige trop classique et ennuyeux”, “Out les patines de couleurs” ou encore “Out le style Marie-Antoinette à toutes les sauces”. Moi qui croyais être devant un magazine de déco, j’étais devant un gourou !
Donc, vous avez bien compris, si vos murs ont une patine de couleur, si vous êtes meublés XVIIIème, si vous êtes tendance BCBG classique, vous n’êtes plus que des ringards, et vous devriez être bien contents qu’on veuille encore bien vous adresser la parole. Pour échapper à l’opprobre, il ne vous reste plus qu’à repeindre vos murs, mettre à la poubelle tous vos trucs beiges et changer de mobilier. D’ailleurs, puisque dès demain vous allez modifier toute la déco, il suffit de tourner quelques pages pour apprendre que c’est le grand retour du style antique. Il était parti, ben le v’là revenu ! Même que le gourou dit : “Pour une maison du dernier chic, parions sur les dorures rehaussées de noir et d’orange, misons sur le plâtre et donnons rendez-vous à Praxitèle, l’un des plus fameux artistes de l’Antiquité….” Personnellement, si je donne rendez-vous à Praxitèle, vous pouvez être sûrs que je lui pose un lapin ! Parce que les colonnes grecques dans le salon, avec les statues alanguies le petit oiseau à l’air, ce sera sans moi ! Je laisserai ce “dernier chic” à ceux qui en veulent bien, tout là-haut, au firmament de la distinction. Mais je ne résisterai pas pour cette fois-ci : OUT Maison Française !