Le magazine Elle, et moi
- Le 31 octobre 2007
- Par Philippe
- dans Revue de presse
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Errant sans conviction dans une Maison de la Presse hier soir, j’ai fini par acheter les magazines ELLE et ELLE Décoration qui étaient vendus ensemble.
Je vous livre mes impressions comme elles viennent, à mesure que je découvre le contenu du ELLE (tout court, pas déco !)
1/ Page 7 : le sommaire. Cela me rappelle une réplique entendue dans la dernière pièce de Woody Allen : « t’es bête comme un sommaire de
magazine féminin ! ». Réplique que j’enrageai aussitôt de n’avoir jamais prononcée, ou comment être jaloux de Woody Allen pendant 2 secondes et demie.
2 / Page 8 : publicité pour une montre Dior avec Sharon Stone qui paraît avoir 25 ans, non, 26 pardon ! Elle a quel âge en réalité, la
cinquantaine non ?
Merci qui ? Merci Photoshop !
3 / Page 9 : édito de Dorothée Werner. Qui est-ce ? Je ne sais pas, rien n’est précisé de sa fonction dans la revue. Elle doit donc être au moins mondialement connue. Mais j’ai juste tendance à ne pas trouver ça pro.
4 / Page 10 : une lectrice a écrit pour raconter qu’elle fait tout comme ELLE : « Je l’ai appris par coeur mon ELLE. Je mets le T-shirt emprunté à mon homme, le vieux cachemire de mon père, un pantalon à rayures tennis, des Converses…. »
C’est beau d’avoir de la personnalité !
5 / Page 14 : une grande photo et une colonne pour dresser un portrait de Benazir Bhutto qualifiée par la rédactrice de « fine stratège ».
Dommage, « fin » s’accorde à « stratège » dont il est l’adjectif et qui est masculin. Courage ELLE, essaye encore !
6 / Page 22 : Ladurée édite une « Eau d’Amande » en vente au Bon Marché à partir de début décembre.
Une pensée donc pour mes chères lectrices amoureuses de Ladurée. Car devinez quoi ? Le bouchon du flacon est bien sûr en forme de macaron !
7 / Page 28 : en 2008, Frédéric Beigbeder photographié par Jean-Paul Goude représentera Lafayette Homme.
En pub pour Halloween, ok je comprendrais, mais en égérie de la mode…quelque chose m’échappe !
8 / Pages 31et 32 : publicité pour la marque de sous vêtements Eres. La « petite » culotte ressemble à une gaine de grand-mère, ça remonte au dessus du nombril, c’est immonde. Encore heureux que ça s’arrête avant les aisselles ! Et la couleur : corail-vieux rose… Euh, ça se vend vraiment des trucs pareils ?
9 / Page 38 : critique d’un certain Hector Obalk de l’expo consacrée à Arcimboldo au Musée du Luxembourg. Elle commence comme ceci : « Une fois qu’on s’est amusé à repérer comment les allégories d’Arcimboldo prennent chair dans la forme des fruits, des légumes et des céréales, il faut passer outre… »
Quelles allégories ? On peut savoir ?
Bref, en cas de canicule, toujours avoir un Hector Obalk sur soi, ça vous produit du vent avec rien, c’est très rafraîchissant.
10 / Pages 52 : une rubrique titre « La playlist des ados ».
La quoi ?
11 / Page 87 : zoom sur une tendance, celle des hommes et des femmes qui s’habillent de la même façon. ELLE le dit bien haut : « Côté couleurs, le temps où les garçons n’osaient pas porter de rose ou des coloris connotés féminins est révolu. Plus rien n’empêche le mélange des genres. »
Même que c’est vrai d’abord, moi j’ai un polo rose ! Par contre je me suis arrêté là, la jupe et les ballerines, je ne me sens pas encore prêt !
12 / Page 99 : « J’ai testé le Krav-Maga ».
Grand vide dans ma caboche d’ignorant ! Eh bien c’est de la « self-défense branchée », grâce à quoi une charmante dame pourra sans sommation adresser un « coup de pied dans les couilles« à un homme s’il entre dans son périmètre de sécurité, soit environ un mètre.
C’est décidé, demain je m’achète une coquille !
13 / Page 122 : publicité pour les sous-vêtements Variance à « découvrir en hypermarchés ».
Je ne sais pas si ça va hyper marcher !
14 / À partir de la page 128 : très jolies photos de Chiara Mastroianni habillée en Roberto Cavalli, en Diane von Furstenberg ou en Emilio Pucci. J’aime.
15 / À partir de la page 136 : encore de jolies photos, cette fois-ci de Kim Basinger qui, à 53 ans, s’apprête à représenter une ligne de soins Lancaster. On dirait qu’elle a le même âge que Sharon Stone…
Sacré Photoshop, toujours là quand il faut !
16 / Page 140 et suite : on passe aux choses sérieuses avec des photos de mode pour que vous ayez THE allure d’hiver top fashion. Je résume : de la frange, du gilet de laine et du soulier verni.
17 / Page 186 : une rubrique « maison » s’ouvre sur une photo digne d’un décor d’épouvante pour vous annoncer que le lino fait son come-back.
Le lino c’est naturel, ok, mais que c’est moche ! Comme une petite culotte Eres, mais en déco !
Débarquement à Laguna Beach
- Le 27 octobre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Et si on shoppignait de l’antiquité en Californie, à Laguna Beach ? Après on se ferait une virée à la plage, vous et moi courant au ralenti sur le sable chaud. Puis on ferait plouf dans l’eau comme des oufs avant d’offrir nos superbes corps au soleil. Parce que bon, shoppigner ça use, surtout quand faut réfléchir : qu’est-ce que je prends ? Trop dur de choisir !! J’trouve rien assorti à la couleur de mes cheveux !!!!



Ma fierté de père
- Le 24 octobre 2007
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Comme vous le savez, je suis papa, et même si je tiens à rester très discret sur ma vie de famille, qui ne regarde guère les internautes, je cède cependant aux aimables pressions de quelques-uns qui me demandent régulièrement des nouvelles de mon fils et qui souhaitent le revoir en photo.
Cela me pousse bien sûr à m’interroger, je me demande souvent par exemple, avec un fond de culpabilité, si j’ai bien fait il y a 7 mois d’annoncer ici-même sa naissance. Et quand je vois que je m’apprête encore à céder à mon orgueil de père, à publier une nouvelle photo de mon fils sur mon blog, je ne peux m’empêcher d’être un peu effrayé : considérant qu’exposer publiquement ses enfants sur internet relève d’un certain exhibitionnisme, voilà que j’en arrive à contrevenir aux principes mêmes de discrétion qui fondent mon éducation et guident habituellement ma conduite ! Je ne me reconnais pas !
Vous voyez, il n’y a pas de Superman qui tienne dans ces moments-là, j’ai moi aussi mes faiblesses.
La seule chose que j’espère est qu’il ne me le reprochera pas un jour.
Donc, voilà, mon fils Jean-Edmond va bien, très bien même, je lui offre je crois une enfance heureuse et équilibrée. Je suis très proche de lui, je lui parle beaucoup notamment, et même s’il est sans doute un peu tôt, je ne désespère pas un jour prochain de l’entendre sortir ses premiers mots.
Je ne pouvais par ailleurs rêver d’un fiston plus propre, c’est bien simple, il ne quitte pas son pot !!
Enfin, comme rien n’est plus parlant qu’une photo, je ne vous ferai pas languir davantage :
On ne se rend peut-être pas bien compte, au milieu de ses camarades plus grands que lui, mais il fait une bonne trentaine de cm de hauteur, c’est dire qu’il a bien grandi et bien forci !
Je suis vraiment un papa comblé !!!

Alors, ne le trouvez-vous pas adorable mon petit manguier, avec sa frimousse espiègle ?
Peindre des flamants roses, chapeau !
- Le 22 octobre 2007
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Fin août, à la ménagerie du Jardin des Plantes, grand moment pour les flamants roses en voie d’immortalisation.
Et grand moment pour moi qui avais décidé d’aller à la ménagerie alors que les vacances n’étaient pas encore finies. Masochisme de ma part ? inconscience ? Je n’ai pas encore tranché la question. Car il y avait là une quantité astronomique de mouflets munis de ce qui leur tenait vaguement lieu de parents. Du coup, j’ai vu moins d’animaux en captivité que de singes en liberté. J’ai d’ailleurs eu du mal à photographier cette femme de loin : le singe étant très curieux, il s’agglutinait autour d’elle pour coller son nez sur son travail, tandis qu’elle semblait rester d’un stoïcisme à toute épreuve. J’ai dû attendre patiemment de mon côté que l’horizon se dégage un peu pour prendre la photo. Votre humble serviteur ici présent se faisait un devoir de vous rapporter ce beau chapeau de paille !
Une remarque salutaire en passant : n’essayez pas de dormir debout sur une patte comme le flamant rose. J’ai testé pour vous, c’est casse-gueule !
Merci qui ?
Francine Van Hove – Exposition
- Le 17 octobre 2007
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Une amie me demandait la semaine dernière si je connaissais Francine Van Hove, il se trouvait que oui : je passais souvent à la galerie Blondel où j’avais pu voir des tableaux de Francine Van Hove, avant que la galerie ne quitte Beaubourg pour s’installer rue Vieille du Temple en 2005. Or en ce moment justement, la galerie Blondel consacre au peintre, jusqu’au 8 novembre, une exposition intitulée Autour d’elles. Fil conducteur de cette présentation, le miroir vient morceler, multiplier le corps et les angles de vue. Mais comme toujours dans les tableaux de Francine Van Hove, on entre dans une douce intimité féminine, une intimité teintée d’abandon, que l’on semble surprendre sans tout à fait y avoir été convié. D’où sans doute cette impression ambivalente, en tant que spectateur, d’être entraîné dans une grande proximité avec les jeunes femmes peintes, tout en étant maintenu à distance et pour ainsi dire exclu.
GALERIE ALAIN BLONDEL
128 rue Vieille du Temple
75003 Paris
Téléphone : 01 42 78 66 67
www.galerie-blondel.com
Blog consacré à F.Van Hove : www.francinevanhove.blogspot.com
Entre vous et noix
- Le 15 octobre 2007
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Voilà aussi ce que j’apprécie en automne : les noix. Elles me rappellent ce Périgord que j’aime, où elles sont beaucoup cultivées. Elles me rappellent aussi ce petit plaisir qui consiste à frotter une feuille de noyer dans l’arbre avec la paume de la main et à sentir le parfum qui s’en dégage.
Côté cuisine, si la noix sonne pour moi l’indispensable retour du brownie, je suis quand même parti à la pêche aux recettes ce matin, pour varier les plaisirs et vous rapporter quelques pistes alléchantes :
Muffins à la betterave et aux noix sur Le blog de tantine
Cookies salés aux parmesan, aux noix et aux olives
noires sur Cuisine-campagne
Figues roties au sirop de thym et aux noix sur C’est moi qui l’ai fait
Puzzle de Woody Allen
- Le 11 octobre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Je suis allé voir une pièce il y a une dizaine de jours au théâtre du Palais Royal, et ce n’est pas parce que je ne vous en parle que maintenant que je vous laisserai dire que je suis en retard. Je pratique disons…l’art du décalage !
Plantons le décor : Brooklyn dans les années 50, une mère au foyer, un père bijoutier au désespoir, essayant de redresser en vain son affaire après s’être fait arnaquer par le comptable. Et puis deux enfants : une fille instable qui erre en Europe, rêve de devenir écrivain et vole de bras en bras; un fils enfin, Eddie, qui cherche sa voie et lutte pour trouver un bonheur auquel il estime avoir droit.
Eddie est le personnage central de la pièce, il est ce puzzle incomplet ou dispersé qui cherche sa complétude sans y parvenir, pris dans le piège des désirs parentaux. Son père a rêvé pour lui d’un destin tout tracé : prendre sa suite à la tête de la bijouterie. Mais Eddie ne veut pas de cette place. Sa mère semble davantage le comprendre, elle qui aurait rêvé d’une vie plus éclatante est pétrie d’admiration pour son frère. Lui au moins a réussi, c’est un riche producteur installé à Los Angeles, et c’est lui qu’elle suppliera de prendre Eddie sous son aile pour lui trouver du travail. Elle imagine déjà son fils suivre les traces de son oncle sur la voie du succès. Eddie partira donc le rejoindre à Hollywood, il tombera amoureux, sera trahi par celle qu’il aime, avant de céder finalement à ce père qui n’aura pas démordu de le voir reprendre la bijouterie. Revenu à Brooklyn, Eddie s’enlisera bien vite dans le piège d’une vie qu’il avait tant voulu fuir…
Au fil de l’histoire sont progressivement dévoilés les secrets de famille enfouis, les frustrations et les jalousies qui enserrent les personnages et les écrasent, les ramènent à leur point de départ ou les empêchent de faire parler leurs désirs profonds, donc d’être heureux, les laissant se débattre dans des problèmes qui semblent les dépasser.
Il faudra à Eddie toute l’énergie du désespoir pour parvenir à se libérer, au détriment de ses deux parents, à qui il portera en quelque sorte un coup fatal. La fin esquisse ainsi une mise à mort symbolique de la famille, condition sine qua non d’une libération véritable et pérenne. En ce sens Puzzle peut être véritablement perçue comme une fable psychanalytique.
Pour le reste, tous les acteurs sont épatants, Geneviève Fontanel et Michel Aumont en tête, dans le rôle des parents. La mise en scène est à la fois délicate et remarquablement ingénieuse, tous les atouts sont réunis pour passer un très bon moment de théâtre. Si, comme le répète volontiers l’oncle d’Eddie dans la pièce, la vie est faite de chemins qu’on n’a pas pris, je conseille vivement pour ma part celui qui mène au théâtre du Palais Royal.
Compagnie Sébastien Azzopardi : www.compagniesebastienazzopardi.com
Théâtre du Palais Royal : www.theatrepalaisroyal.com






















