Effet douche froide
- Le 31 mars 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai regardé ce week-end le film Love Actually qu’une amie m’avait prêté en dvd. Et j’ai bien ri de ce qui arrive à Hugh Grant, Premier ministre dans le film, quand il se met à danser alors qu’il se croit seul un soir…La même chose m’est arrivée, sauf que je ne m’en suis pas sorti aussi dignement que Hugh Grant, loin de là : Il y a quelques années en effet, un soir chez moi (au premier étage), à une heure tardive, je me suis mis à danser sur une chanson rythmée qui passait à la radio. J’ai dansé à fond, sautant, chantant, tournoyant comme un forcené jusqu’à ce que quelques pas malencontreux me conduisent face à ma fenêtre, débraillé et les cheveux en pétard, au seuil du drame : sur le trottoir d’en face, quatre personnes étaient assises sur le banc de l’arrêt de bus (où aucun bus ne passait plus depuis longtemps) et venaient de se mettre à m’applaudir ! Au lieu de saluer, royal, et de m’éloigner la tête haute (ou à peu près) je me suis juste littéralement jeté sur le mur le plus proche avant de glisser au sol, de ramper jusqu’à l’autre bout de la pièce, d’éteindre la lumière et de reprendre mon souffle en croupissant dans la honte ! Tout cela en me posant bien sûr la seule question à se poser dans un moment pareil : Ai-je assez de vivres pour ne plus jamais avoir à sortir de chez moi jusqu’à la fin de mes jours ?
Heureusement depuis, je me suis de beaucoup familiarisé avec les situations pénibles. Si je persiste toujours notamment à faire des gaffes monumentales, je sais désormais m’en tirer très bien. Admirez la technique :
- Et ton frère, ça va ?
– Il est mort le mois dernier, tu sais bien…
– Ah oui, quel temps magnifique nous avons ! C’est une chance n’est-ce pas ?
Et voilà le travail, avec un air dégagé et on ne peut plus naturel ! Des années d’entraînement !
Mais dites-moi quand même que je ne suis pas le seul ! Vous est-il arrivé des choses de ce style, danser sans vous savoir observés, ou faire des gaffes à vous faire regretter d’être nés ? (liste non exhaustive…)
Papillons englobés
- Le 28 mars 2008
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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J’avais annoncé il a quelques temps que le thème des cabinets de curiosité serait l’occasion de créations personnelles. Voici donc ma première création numérique qui s’en inspire. Mais en en inversant le principe : dans cette composition, les papillons ne sont ni morts ni embrochés, et les globes qui en enferment certains sont comme des fenêtres ouvertes sur une liberté luxuriante…

Détails :

Galeries de paléontologie et d’anatomie / fin
- Le 23 mars 2008
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Retour au rayon anatomie comparée, au rez-de-chaussée, pour regarder encore de près. J’ai senti que voir un estomac et une rate de hérisson manquait cruellement à votre week-end pascal, je ne pouvais pas faire autrement qu’y remédier !
Pour poursuivre la visite de ces galeries, le site hominidés.com leur consacre une présentation concise et bien faite, meilleure que ce que l’on peut trouver sur le site même du Muséum d’histoire naturelle.
L’exposition Marie-Antoinette au Grand Palais
- Le 18 mars 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Après une exposition sur les goûts de Marie-Antoinette à Bordeaux en 2005, après le film de Sofia Coppola en 2006, après le docu-fiction de France 2 en 2007 puis celui d’Arte en janvier de cette année, c’est au tour du Grand Palais de consacrer une grande exposition à la vie de la souveraine, de Schönbrunn à la Conciergerie. Marie-Antoinette n’en finit pas d’occuper le devant de l’histoire et de susciter l’intérêt.
Le Grand Palais a rassemblé pour cet événement quelque 350 pièces, dont de nombreux tableaux, (de Martin Van Meytens, Joseph Ducreux, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty ou Elisabeth Louise Vigée Le Brun) mais aussi des sculptures (Jean-Baptiste Lemoyne, Louis-Simon Boizot), des pièces de mobilier et de table (Manufacture royale de porcelaine de Sèvres), le tout venant pour moitié de Versailles, pour le reste de collections publiques ou privées de toute l’Europe. Sont également présentés plusieurs documents d’archives, dont la toute première lettre de Marie-Antoinette écrite à sa mère Marie-Thérèse.
Un rassemblement exceptionnel de pièces donc, avec le propos d’évoquer au plus près l’existence de la reine, sa vie à la cour, ses goûts et son intérêt pour les arts, de son apogée à sa chute.
Pour voir tout cela, je me suis donc glissé hier matin, à l’ouverture, dans la courte file d’attente de l’exposition. File d’attente figurant quant à elle une galerie de portraits contemporains peu ragoûtante : il y avait là de la casquette à visière, de la basket, de la voix forte, du cheveu douteux et du sac à dos ! En haillons, comme avant la Révolution !
Pour ce qui est de l’exposition elle-même, je dois dire que je ne l’ai pas trouvée particulièrement enthousiasmante. Ces éléments rassemblés ici, juxtaposés artificiellement, hors contexte, ne suffisent guère à recréer du sens et à redonner les contours d’une vie de chair et de sang. L’événement passe par définition un peu à côté de son ambition.
D’un point de vue pratique, je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai trouvé l’exposition plutôt déplaisante. Car s’il y a un minimum à faire quand on protège des pièces exposées de la lumière, jusqu’à les placer dans une forte pénombre, c’est bien tout simplement d’apposer, sous chacune, des légendes en caractères grossis, et non microscopiques ! Ce qui n’a pas été prévu. Vous avez donc le plaisir de ressortir du Grand Palais avec un lumbago et les yeux rouges, plaisir que vous devrez à l’intervention pleine d’intelligence d’un « scénographe directeur artistique » et d’un « scénographe maître d’oeuvre », sous l’égide d’un commissaire d’exposition pas plus au fait du bon sens.

Portrait de la souveraine par Jean-Étienne Liotard
* * * * *
Marie-Antoinette
Au Grand Palais – jusqu’au 30 juin 2008
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Ouverture tous les jours de 10 h à 22 h et de 10 h à 20 h le jeudi.
Fermé le mardi.
Ma vie avec mes cheveux
- Le 15 mars 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Depuis le 24 décembre rien n’allait plus, quelques coups de ciseaux mal inspirés de mon coiffeur m’avaient fait ce jour-là une tête d’ado ébouriffée à la mode, avec coup de vent latéral. Tout en ayant fait ce qu’il ne fallait surtout pas faire : m’enlever de l’épaisseur ! Un 24 décembre, sans préparation psychologique, je me suis donc retrouvé dans la rue avec une coupe qui risquait de faire très peur au père Noël. 15 ans de fidélité à mon coiffeur ruinés en quelques minutes.
Depuis ce moment, j’ai attendu à peu près patiemment (Comment faire autrement ?) que mes cheveux retrouvent de l’épaisseur. Ce qui n’est pas arrivé évidemment. Personne ne m’avait prévenu que des cheveux désépaissis poussaient désépaissis ! Je n’ai pas non plus pensé à demander directement à mes cheveux, suis-je bête !
Je viens donc de passer deux mois à raser les murs à chaque sortie, ne me déplaçant que sous une bâche et avec des lunettes noires. Il était largement temps que je fasse quelque chose. Je n’ai rien contre la coupe de Farrah Fawcett dans Les trois drôles de dames, mais sur moi en fait, bof.
Hier matin, je suis donc parti directement à la recherche d’un nouveau coiffeur. J’ai marché pendant une bonne demi-heure, en examinant une quinzaine de salons tous plus repoussants les uns que les autres. Une déco à vous filer la nausée pendant trois jours, des coiffeurs ringards, des coiffeuses maquillées comme des voitures volées et coiffées comme si elles n’avaient d’autre but dans la vie que de saborder leur propre corporation !
Au bout du compte, je suis arrivé près du parc Monceau où j’ai enfin repéré un grand salon très épuré. Je suis donc entré pour demander si on pouvait me prendre tout de suite sans rendez-vous. Oui, on pouvait : avec un « creative designer’s », pour 51 Euros ! D’un seul coup, j’ai eu les cheveux dressés sur la tête. Ce changement brutal a paru faire son effet : on pouvait aussi me proposer un « master designer’s » pour 42 Euros. Là, j’ai gentiment expliqué que je voulais juste un coiffeur du genre qui coupe les cheveux, et que je ne voulais pas du tout une coupe à la mode. Mon interlocuteur a réfléchi longuement devant son agenda avant de me proposer de me faire alors couper les cheveux par Bidule, « first designer’s », pour 32 Euros. Il m’avait compris, nous parlions finalement presque la même langue !
Je suis donc passé avec Bidule qui m’a tutoyé d’emblée (ça commençait bien !) mais dont l’instinct de survie a saisi tout de suite que je n’étais pas là pour rigoler. Raté une fois, ok, mais pas deux ! J’ai réclamé une coupe années 30, il m’a fait répéter cinq fois ce que je voulais précisément puis s’est lancé très prudemment, sans que je lâche des yeux ses ciseaux, aussi détendu que chez le dentiste.
A un moment donné, alors qu’il venait de reprendre une mèche déjà coupée et que j’avais dit stop, il a eu cette réponse étrange : « Je n’enlève pas d’épaisseur, j’enlève l’effet nuage ». Bug dans mon cerveau. Chute vertigineuse et incontrôlée des mes capacités neuronales jusqu’à frôler celles d’une courgette. Ce piqué cérébral n’a heureusement pas duré. Je suis revenu à moi rapidement, mais encore sous le choc. Je venais quand même d’apprendre que je me baladais avec un effet nuage sur la tête, sans avoir jamais été au courant !
Après une heure de coupe, je suis ressorti satisfait, avec une tête radicalement différente. Par contre, en arrivant chez moi, j’ai eu la très désagréable surprise de trouver un étranger confortablement installé. Le type avait même mis mes vêtements !! Quand je lui ai demandé ce qu’il faisait chez moi, il s’est mis à répéter ce que je disais. Plutôt énervant ! C’est quand je l’ai menacé d’appeler la police que tout s’est éclairé : mais bien sûr, j’étais devant un miroir !
Et vous alors, dites-moi tout, quelle relation entretenez-vous avec vos cheveux et votre coiffeur ?
Walton Ford
- Le 12 mars 2008
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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L’illusion est presque parfaite de prime abord, la peinture de Walton Ford semble tout droit sortie des pinceaux de quelque ancien naturaliste voyageur. Cet artiste américain reconnu, né en 1960, peint en effet à s’y méprendre à la manière d’un Jean-Jacques Audubon. Mais son propos va plus loin que la simple représentation descriptive. Dans les scènes animalières que représente Walton Ford plane une envoûtante étrangeté faite de cruauté, d’élans mortifères et d’imminence de dangers. Les éditions Taschen consacrent à Walton Ford un très beau livre en tirage limité intitulé Pancha Tantra (voir chez Deyrolle), à l’occasion duquel l’artiste a réalisé une présentation filmée de son travail dans son studio du Massachusets :
Galeries de paléontologie et d’anatomie / 3
- Le 10 mars 2008
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Il y a quelques jours, A l’ombre d’un olivier en fleurs me demandait des photos de détails, dans cette visite des galeries de paléontologie et d’anatomie comparée qui se poursuit ici. Or les détails, j’adore ça ! Scruter de près un bout de pancréas ou de vertèbre, un bonheur comme on en connaît peu dans sa vie !
Voici donc aujourd’hui quelques vues rapprochées prises dans la galerie d’anatomie comparée, au rez-de-chaussée.





















