La mécanique du vol
- Le 28 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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Création numérique
Détails :

Cage et pampilles
- Le 26 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Avec l’automne, je reprends goût aux puces et autres brocantes. J’ai ainsi adopté récemment une applique, un chapelet de pampilles et une petite cage rouillée que j’ai repeinte dans sa couleur d’origine.
Il est probable que ce nouveau collier de pampilles finisse comme le premier, en suspension.
Je n’ai rien arrêté encore, idée en suspens.



L’île aux trente cercueils de Maurice Leblanc
- Le 21 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Lectures
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C’est en lisant la mention que Rafaèle en faisait il y a peu de temps encore dans la colonne de son blog, que je me suis posé la question : comment donc avais-je pu négliger, ignorer, oublier de lire L’île aux trente cercueils de Maurice Leblanc ? Voilà ce que c’est, on naît, on grandit, on vit, on aime, on travaille, on s’active et, trop occupé de ces vaines futilités, on en oublie L’île aux trente cercueils !
Sans plus tarder je me suis donc glissé, le cœur battant, aux côtés de l’héroïne du roman, la vaillante Véronique d’Hergemont, pour la suivre au plus près dans ses terribles aventures. Certains d’entre vous aurons peut-être le souvenir, comme je l’ai moi-même, du visage de Véronique d’Hergemont sous les traits de Claude Jade qui en interprétait le rôle dans l’adaptation télévisée réalisée par Marcel Cravenne, diffusée en 1979. Aussi savais-je peu ou prou à quoi je m’exposais en suivant notre héroïne. Car Véronique, qui a passé quatorze ans à oublier son mariage avec le cruel comte Alexis Vorski et à affronter le deuil affreux de son père et de son fils François qui ont péri en mer, est soudain remise sur les traces de son passé par de mystérieux indices. Intriguée, elle est guidée progressivement jusqu’en Bretagne, près de l’île de Sarek, autrement baptisée île aux trente cercueils en raison des trente dangereux écueils qui la ceignent.
Au creux d’une étroite baie, sur la côte, Véronique tombe sur la femme qui ravitaille périodiquement les habitants de l’île en canot. Quel miraculeux hasard ! c’est de la bouche même de cette bretonne avec qui elle lie conversation, qu’elle apprend, défaillante d’émotions, que son enfant, ainsi que son père, sont en réalité vivants et établis à Sarek. C’est ainsi qu’elle embarque vers l’île austère et sauvage, bientôt théâtre de faits sanglants qui sembleront répondre à l’accomplissement d’une ancienne prophétie. Celle-ci annonce des deuils et des crimes, trente victimes pour les trente cercueils et quatre femmes en croix. Véronique aura-t-elle le temps de revoir son père ? Le fils qu’elle retrouvera, en proie apparemment à un accès de folie, est-il vraiment son fils ? Quels sont ces terribles dessins qui semblent désigner Véronique parmi les quatre futures crucifiées ? Et quelle est donc cette Pierre-Dieu qui donne vie ou mort, et qui paraît être au cœur de tout le mystère ?
Si vous aimez les légendes, les dolmens, les prédictions, les menhirs, les druides, les souterrains et les crucifixions, c’est avec Véronique d’Hergemont qu’il faut embarquer, et c’est vers Sarek qu’il faut voguer. Aucun risque de vous ennuyer.
Moi-même qui suis grand prophète à l’occasion, je prédis que vous en frémirez d’horreur et de plaisir. Je prédis aussi que vous serez heureusement soulagés à la fin par l’arrivée pleine de panache et d’humour d’Arsène Lupin qui, en expliquant tout, y compris le plus surnaturel en apparence, fourbira contre les ténèbres des superstitions et les dangereuses croyances, l’écho tout voltairien des bienfaits de la raison.
Maurice Leblanc
L’île aux trente cercueils
Le livre de poche
284 pages
Parure d’automne
- Le 17 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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La beauté s’accommode de tout, quelle injustice ! des atours flamboyants qui font briller son éclat à la simplicité qui souligne sa pureté. Il en va des êtres comme des choses. Il en va du jardin du Luxembourg. Fardé de hautes herbes brunes et de fleurs jaunes, jonché de feuilles rousses, le voici alluré de seyante sobriété.






Brooklyn follies de Paul Auster
- Le 12 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Lectures
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Je n’aurais pas dû me moquer du H1N1. Il faut savoir que dans la famille des virus personne n’a de l’humour. C’est un clan bourru où chacun est solidaire de l’autre à la vie, à la mort. Un vague cousin du H1N1 m’a donc sauté dessus sans sommation pour ourdir sa lente, patiente et déterminée vengeance : fièvre, toux, fatigue, mal de gorge, courbatures, rien ne m’aura été épargné.
Si vous m’aviez vu me traînasser avec mon bonnet de nuit et mes vieilles pantoufles, vous ne m’auriez pas reconnu. Vous auriez reconnu le bonnet, les pantoufles, mais moi non. C’est qu’à force de boire du rhum avec de l’eau, du miel et du citron, j’avais une vraie tête de grogué !
Alors j’ai profité d’être cloué au lit pour suivre Nathan Glass à Brooklyn. Cette incitation de lecture lue sur le blog de Léna, avec son aura parfumée de cake aux carottes, me semblait prometteuse et plutôt bien adaptée à mon repli prolongé sous la couette. Nathan glass, donc, narrateur des Brooklyn follies de Paul Auster, la soixantaine fatiguée par un cancer en rémission, un divorce et une vie de labeur bien remplie, s’installe à Brooklyn pour y finir sa vie paisiblement et y écrire un livre d’anecdotes. Mais ce chemin sera quelque peu bousculé par sa rencontre inattendue avec son neveu Tom, perdu de vue depuis plusieurs années. L’oncle et le neveu vont réapprendre à se connaître et se lieront d’amitié avec le patron de la librairie où travaille Tom. Ces liens construits ou reconstruits au fil des jours, entre bons petits plats et verres de vins, vont faire renaître en chacun l’envie d’une vie meilleure. Et si cet « hôtel Existence », ce lieu imaginaire d’une vie éloignée le plus possible des soucis et du tumulte du monde, prenait corps réellement ?
Sans en dévoiler davantage, l’histoire se terminera très bien. Chacun trouvera l’amour, les soucis d’argent auront disparu, les griefs familiaux seront dissipés, l’harmonie règnera et les naissances s’apprêteront à fleurir. Une issue fleur bleue pour un livre-fable. Une histoire hautement morale, au fond, constituant son plus patent défaut : le seul personnage escroc et néanmoins sympathique du livre sera bien sûr frappé de mort foudroyante, payant dette de ses égarements malhonnêtes, tandis que les bonnes intentions de Nathan Glass semblent l’éloigner définitivement de son cancer. Quant à la parabole finale, elle est on ne peut plus limpide, et simpliste : la voie du bonheur ne se trouve pas dans l’éloignement du chaos du monde mais bien dans l’amour qui panse les plaies du passé et qui pardonne. Le bonheur ferait son meilleur nid dans la famille unie, réunie, aimante et tolérante.
Après des débuts plutôt poussifs et tièdes, au point que je me demande un peu avant la centième page si j’allais ou non en poursuivre la lecture, je me suis néanmoins progressivement attaché à ces personnages tentant de surmonter leurs fêlures, retrouvant peu à peu le goût des autres et l’espoir de jours meilleurs. Être soi-même sous la couette, à l’agonie, luttant pour sa propre survie, rêvant à des cieux sans nuages, sans toux, sans sirops ni thermomètres, cela prédispose sans aucun doute sérieusement à faire ami-ami avec un roman optimiste. Car même si Paul Auster n’est pas le boute-en-train de la littérature américaine, il n’en est pas non plus le pôle austère. Conserver le sourire auprès de personnages chaleureux, c’est juste très agréable. Et pardonnable, morale de ma fable à moi.
La forêt fleurie
- Le 6 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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Faite à la manière des jumelles, une jeune fille aux traits enfantins et à la coiffe étrange est venue prendre place dans un enchevêtrement de fleurs. Trois jours de méticuleux travail entre le premier dessin sur papier, les prises de vue et la poursuite du travail graphique sur ordinateur. Plusieurs mois de jachère ensuite pour prendre du recul, avant d’apporter les derniers réglages. C’est ainsi une vérité qui éclate au grand jour : ne pas travailler, c’est travailler quand même. C’est vous dire à quel point je suis un bourreau de travail ! De toute façon, pourquoi se presser ?



Carnet d’inspiration / septembre
- Le 3 octobre 2009
- Par Philippe
- dans Carnets d'inspiration
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Le principe : retenir du mois écoulé quelques images, les
principaux moments liés à mon blog…

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