Faune haussmannienne
- Le 30 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Des marionnettes endiablées ont envahi comme chaque année les vitrines des grands magasins du boulevard Haussmann. Au Printemps, la Russie a inspiré des décors enneigés peuplés d’une faune à poils ou à plumes semblant contempler d’un œil curieux les humains badauds agglutinés derrière les vitres. Badauds dont j’ai fait partie le temps de quelques photos, apportant ma contribution éclatante au laid tableau vivant à ciel ouvert que nous composions. Les braves animaux n’en ont pas paru effrayés le moins du monde. La chaise elle-même est restée stoïque.




À la ronde
- Le 24 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Entre mes mains
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Quand on l’observe avec attention, on s’aperçoit que la pampille, lorsqu’elle vit en bande avec des copines, ne tient pas en place. C’est seulement alors en les plaquant toutes au sol par surprise, après s’être approché d’elles l’air de rien, qu’on peut espérer les arrimer solidement à du fil de fer.
Le plus souvent la stratégie est payante : se sentant agressée, la pampille fait la morte et se laisse manipuler sans difficulté.
Le muehlenbeckia se montrera quant à lui récalcitrant jusqu’au bout à l’entortillement. Peu habitué à la fréquentation des pampilles, il n’a de cesse de prendre la poudre d’escampette. C’est incroyable, voici une plante que vous avez adoptée, à qui vous avez prodigué soin et amour, et voilà comme vous en êtes remercié ! Elle fera moins la fière cet été en plein soleil, quand je ferai mine de ne pas la voir avec l’arrosoir dans les mains !



Éloge de l’oiseau, de Henri Brunel
- Le 17 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Lectures
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C’est un tel plaisir d’avoir des oiseaux près de moi, de mon bureau où je passe beaucoup de temps, qu’il me semble que je ne pourrais pas m’en passer. La mésange, le moineau, le rouge-gorge, le merle, la pie ou le rouge-queue donnent un ballet vif, une ronde gracieuse, dont l’occurrence familière n’amoindrit en rien le plaisant spectacle. Sa contemplation est une invite à la pause, à l’arrêt, à l’attention, au recul. J’allège mon esprit alourdi, mon corps sédentaire, en prenant ma volubile leçon de virevoltes et de légèreté.
Comme j’ai aimé prolonger cette leçon avec Henri Brunel ! Son Éloge de l’oiseau lui consacre le plus bel hommage qui soit. Des grives aux hulottes, des gypaètes aux chardonnerets, nous aurions bien des enseignements à tirer de leur observation avertie, à l’encontre de nos activités destructrices, de nos esprits étroits, de l’irréfléchie frénésie dans laquelle nous nous noyons. Henri Brunel raconte ainsi les oiseaux avec gaieté, sérieux, humour, élégance toujours, et une once de nostalgie. Évoquant sa plume, celle de l’écrivain, il dit :
« Je sens parfois des coins d’amertume qui percent comme des étocs, de-ci de-là, ma gaieté. Je n’ai plus en gorge le cri flûté de la sittelle, la vivacité de l’alouette, l’insolence du cincle. J’appuie, j’écrase ma phrase, je perds, avec les derniers restes de jeunesse, je perds la chanson d’été. »
La chanson d’automne a pourtant peu à envier à la chanson d’été. Elle se patine de sagesse, gagne en profondeur, et fait entendre le clair son d’un art de vivre où la douceur, la simplicité, la fidélité à soi et le souvenir, font encore sens.
Henri Brunel
Éloge de l’oiseau
Arléa Poche
112 pages
Homme de l’être
- Le 10 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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Création numérique
Détails :


Trois hommes dans un bateau, de Jerome Klapka Jerome
- Le 5 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Lectures
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Les trois amis, George, Harris, et le narrateur du récit, sont parfaitement d’accord. Ils ont bien compris que leur état de faiblesse était la triste conséquence d’un surmenage et que l’élimination complète de tout souci était le seul remède possible. Le narrateur particulièrement, avec une courageuse lucidité, a fait le diagnostic précis de la maladie dont il se sait atteint depuis longtemps, soit « une complète aversion pour tout genre de travail« . Il est admis à l’unisson qu’un changement d’air est absolument nécessaire, autant qu’une saine activité physique. Quoi de mieux dans ce cas qu’une revigorante excursion sur la Tamise en canot, pendant deux semaines, à admirer des paysages champêtres et à visiter de charmants villages ?
Décision prise, les trois célibataires amorcent aussitôt les préparatifs de l’aventure à laquelle Montmorency, le compagnon fox-terrier indomptable et batailleur, ne manquera pas d’être associé.
La réalité se pliant rarement au rêve, l’élimination des soucis ne va pas exactement être au rendez-vous. Ramer à contre-courant, affronter la pluie ou rechercher désespérément une auberge quand l’estomac crie famine n’étaient pas à proprement parler les doux plaisirs escomptés. Aidée par la gaucherie de l’équipage, alternant avec sa désinvolture ou sa mauvaise volonté, l’excursion se mue comme on s’y attend en comique épopée. Le canot devient galère.
À sa parution, en 1889, Trois hommes dans un bateau eut un succès très important. Il lui vaut aujourd’hui de survivre davantage dans les mémoires que dans les librairies, hélas. Pourtant, quel bijou que ce livre ! On s’y amuse de bout en bout. Le récit est drôle et joyeux à la fois, avec ce qu’il faut pour cela d’exagération, d’auto-dérision et d’absurdité.
La recette de l’Irish Stew concoctée par les trois héros vers la fin de l’aventure, avec l’aide du chien, vaudrait à elle seule de dénicher l’ouvrage. Comme l’assure le narrateur : « C’est l’avantage de l’Irish Stew, qu’il vous débarrasse d’un tas de choses. » Comme c’est l’avantage de Trois hommes dans un bateau, qu’il vous débarrasse de tout nuage, le temps d’une lecture enjouée et d’une entraînante promenade au fil de l’eau.
Jerome Klapka Jerome
Jerome K. Jerome
Trois hommes dans un bateau
Garnier-Flammarion
(D’autres ouvrages de l’auteur sont édités chez Arléa)
Pour aller plus loin :
- Académie de Strasbourg (Biographie)
- The Jerome K. Jerome Society
Carnet d’inspiration / octobre
- Le 2 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Carnets d'inspiration
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Le principe : retenir du mois écoulé quelques images, les
principaux moments liés à mon blog…

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