Paris lumières
- Le 31 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Je m’entoure des lumières de Paris pour vous
souhaiter une très, très bonne
nouvelle année !
Néanmoins, Gris-bleu décline toute responsabilité au cas où 2010 se révèlerait pour vous calamiteux. Je crois même assez prudent de vous préparer au pire, si vite arrivé ! On croit que tout va bien, qu’on est beau, riche, heureux, en excellente santé et, tandis que s’écoule une journée anodine en apparence, une journée bien comme il faut à qui l’on accorderait toute sa confiance, le drame le plus abominable survient d’un coup. Un cheveu qui tombe, un ongle qui se casse, un rhume ou un caprice contrarié sont là les grands et sournois malheurs qui vous guetteront peut-être quand vous vous y attendrez le moins en 2010.
Sachez cela mais n’en ayez point peur. Les lecteurs de Gris-bleu sont des êtres valeureux, de forte trempe et de grande vaillance, qui sauront le cas échéant traverser ces épreuves avec leur combativité habituelle.
Vous ne me contredirez pas j’en suis sûr.




Cuvée 2009
- Le 28 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Noël 2009, une cuvée familiale qui a su tenir ses promesses, hic ! Charpenté, corsé, ample en bouche, tout en nuances de fruits rouges, hic ! avec des arômes dominants de framboise… Bref, un Noël charmeur, puissant et subtil à la fois, qui s’est très bien laissé boire !



Les enfants d’Edouard
- Le 22 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Ambiances
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C’est une heureuse rencontre et une heureuse collaboration qui m’ont conduit tout récemment, par deux fois, loin, très loin, presque à l’étranger, en contrée vichyssoise ! (Je m’enorgueillis désormais de savoir sur une carte où placer Vichy que j’imaginais plutôt près de Saint-Tropez, en Bretagne, région que je juxtaposais elle-même vaguement à l’Alsace, dans le Sud-Ouest).
J’avais pour mission à Vichy, donc, de réaliser des prises de vue du magasin de vêtements Les Enfants d’Édouard, pour son site internet alors en construction. L’idée était de photographier les lieux bien sûr, mais aussi des vêtements et des accessoires de mode, en évoquant davantage qu’en montrant véritablement, dans l’esprit de ce que je fais ici-même pour mon blog.
Quelques recherches préliminaires sur internet nous ayant laissés convaincus, mon appareil photo et moi, que nous allions certainement nous trouver bien en ce lieu, nous avons été rapidement partants pour le projet. Nous avons en effet découvert sur place un magasin vaste et chaleureux, dévolu aux belles matières, habité, singulier, sis sous une impressionnante hauteur de plafond, qui avait d’ailleurs servi de décor au téléfilm Coco Chanel diffusé sur France 2 en 2008.
Sur le site internet qui vient tout juste d’ouvrir, vous pourrez voir les photos que j’ai faites sur la page d’accueil, dans « Produits » (Hommes, Femmes, Accessoires), dans « Vitrines » (celles du moment, de rouge vêtues), et quelques autres enfin dans « Ambiance ».
Bien que vous n’ayez nullement besoin de cure thermale, Gris-bleu valant la meilleure des hydrothérapies et fournissant un soin détente exclusif et haut de gamme toute l’année à domicile, si vous allez tout de même à Vichy, un petit détour par Les Enfants d’Édouard, forcément, s’impose. Plaisir des yeux assuré !



Les Enfants d’Edouard
11 Galerie de la Source de l’Hôpital
03 200 Vichy
Bouche bée
- Le 17 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Vous avez été très nombreux à ne rien me dire, à ne rien manifester. Mais comment vous en vouloir alors que je sais si bien ce qui arrive ? Car il n’y a qu’une seule hypothèse qui tienne la route pour expliquer ce silence : vous êtes restés tout simplement bouche bée, interdits, éblouis à sa vue !
A la contempler, je reste également saisi d’une vive émotion. Elle est si…et en même temps tellement…Ah, les mots me manquent, c’est terrible ! J’ai mobilisé pour la réaliser toutes mes capacités de concentration, qui excèdent rarement celles d’un poisson rouge. J’y ai mis de l’amour, du temps, de l’exigence, de la patience. Il fallait qu’elle se sente belle pour vous accueillir au mieux, avec douceur, avec chaleur, en ces temps d’obscur frimas.
Malheureusement, tout cela peut comporter des effets secondaires douloureux auxquels je n’avais pas pensé en amont. D’où mon présent billet qui vaut bulletin d’alerte : à rester en effet bouche bée devant ma nouvelle bannière, en station prolongée, vous risquez des crampes ! Il faut vous ressaisir absolument avant qu’il ne soit trop tard, soit en regardant ailleurs (la neige par la fenêtre par exemple), soit en vous éloignant de l’écran.
Pas à pas vers Noël
- Le 9 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Profitant du ciel bleu qui s’offrait hier matin au dessus de Paris, je suis parti en grande randonnée. A moi la rue du Bac, la rue de Grenelle, Saint Germain des Près, le carrefour de l’Odéon, le Pont neuf, la rue de Rivoli, à moi le Bon Marché, Conran Shop, Le Grand Comptoir, Blanc d’Ivoire, Flamant, le marché aux fleurs et le BHV, en pensée tout occupé d’idées pour Noël, des idées qui, pour peu consistantes qu’elles soient encore, se précisent tranquillement.
Pour l’heure, mes rennes profitent encore d’un insouciant repos et mon traineau subit bien sûr sa révision annuelle au garage du coin. Il serait inconcevable qu’une de ses lattes de bois se brise dans la nuit du 24. Je ne peux pas me le permettre.

Quand je vois rouge
- Le 5 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Dans le 3ème arrondissement, passage Molière, il s’est mis à pleuvoir. Un peu plus loin dans le très joli passage de l’Ancre, il a, de plus belle, plu. Ce brutal événement est survenu tandis que je me promenais nonchalamment, innocemment, sans parapluie, bavardant avec moi-même, m’entretenant de choses et d’autres et m’écoutant, fasciné, n’ayant alors nul besoin d’être détourné de mon enrichissante introspection (si j’ose le pléonasme).
Comment aurais-je pu ne pas voir rouge ?





Sous un autre jour
- Le 3 décembre 2009
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Irène a cinquante-six ans, deux grands enfants, dont un fils très attaché à elle, une belle maison et une carrière d’avocate reconnue. Une vie sans accroc majeur, une vie en pente douce, jusqu’à ce qu’elle découvre fortuitement que son mari aime une autre femme et que celui-ci lui annonce qu’il la quitte. Dans le même temps, la mère d’Irène, hospitalisée pour une intervention lourde à la hanche, va s’arranger par le biais d’une lettre pour révéler à sa fille l’identité de son père biologique, un violoncelliste juif avec qui elle n’aura passé qu’une seule nuit en 1943, avant que celui-ci ne fuie le Danemark et le nazisme, et ne disparaisse.
Ces bouleversements, Irène ne va pas aller contre eux. Sans bruit, sans éclat, elle va les accepter, les accompagner, commençant par vendre sa maison et entreprenant, suite au coup de pouce d’un ami, les recherches qui la mèneront sur les traces de son père en Autriche et, au fond, bien plus loin qu’elle n’avouait vouloir aller.
Le téléfilm est passé fin novembre sur Arte mais on peut encore le voir sur Arte+7. Le rôle d’Irène y est tenu par Marthe Keller qui a su donner à ce portrait de femme la subtile épaisseur de la détermination et de la sensibilité mêlée. Il y a de la dignité et de la hauteur dans les choix du personnage. Dans celui d’abord d’échapper aux basses trivialités de la discorde, de ne pas sombrer (c’est le mot) dans ces avilissantes rancœurs et jalousies si largement coutumières des couples qui se séparent. De son mari, bien que bouleversée, elle dit à son fils : « Il n’est pas devenu mon ennemi tout à coup« . Elle ne récrimine pas davantage contre sa mère pour son aveu tardif. Elle se l’approprie pour chercher à commencer sa propre histoire avec son père. Au lieu de vouloir fixer les choses, Irène lâche prise pour se laisser conduire avec elles. C’est ainsi qu’elle avance, comme c’est ainsi seulement qu’on peut avancer.
Autant vous dire que je vous conseille vivement de regarder ce téléfilm si ce n’est pas déjà fait. La quête commencée du père, dans le dernier tiers de l’histoire, est particulièrement émouvante, évoquée dans une retenue constante qui lui confère toute sa force.
Sous un autre jour
Réalisé par Alain Tasma d’après le roman éponyme de Jens Christian Grondahl
Avec Marthe Keller, Kurt Sobotka, Bruno Todeschini, Cécile Cassel, Didier Sandre.
Durée : 1 h 45
Sur Arte+7






















