Le jardin des Batignolles
- Le 17 mai 2012
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Il n’y a pas que des canards ou des poules d’eau au jardin des Batignolles, voici quelques photos pour le prouver. Il y a aussi les plus beaux platanes de Paris, des arbres aussi majestueux qu’impressionnants, de sorte qu’entre eux et les canards on ne cesse de regarder alternativement sur terre et en l’air dans un dodelinement bas/haut parfaitement hystérique. Entre les beaux plumages et les superbes branches, comment se décider ? Parfois, on peut aussi regarder les pigeons, ces volatiles à l’intelligence fascinante. Ah, si je possédais l’intelligence d’un pigeon, ou d’une poule (je ne suis pas sectaire), comme la vie serait plus simple ! Un peu moins gastronomique aussi, mais c’est un détail.
Quoique, il est vrai que ça peut se discuter.


Sous les cocardes, de Marcel Jeanjean
- Le 16 avril 2012
- Par Philippe
- dans Brocantes, Lectures
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Je suis tombé nez à nez, samedi aux puces, avec une réédition de 1964 de Sous les cocardes, un album illustré de Marcel Jeanjean. Je l’ai pris en main, l’ai feuilleté, le coup de foudre a été immédiat.
Tout d’abord intégré à la cavalerie Marcel Jeanjean entre dans l’aviation en 1917. Il en naîtra Sous les cocardes, publié en 1919 chez Hachette. L’album retrace avec gaîté la vie de son escadrille. La guerre est là certes, mais en arrière-plan, sa tragédie largement effacée comme pour mieux, sans doute, s’en évader. Un parti pris tout de légèreté donc, de bonhomie et d’humour, qui ne pouvait que trouver sa place sur Gris-bleu, en sus de mes étagères.
Hélas, mes photos rendent piètrement justice à l’objet : des pages épaisses, des teintes incroyablement douces et harmonieuses, des textes remarquablement bien écrits, et bien sûr ces dessins bourrés de charme tels qu’on les prisait dans les années 20 et 30, à la fois « simples » et très expressifs. On pense aux premiers dessins d’Hergé, mais aussi à ceux d’André Pécoud ou de Jean de Brunhoff. L’un de mes arrière-grands-pères qui dessinait à la même période faisait preuve de cette dextérité typique et cela n’est vraisemblablement pas étranger au bonheur que j’ai eu à emporter l’album dans mon escarcelle. Les rencontres ne sont jamais hasardeuses. Je n’ai donc pas été très étonné de voir à quel point ce que je déplore bien souvent, je veux parler du dévoiement de notre humanité et de l’uniformisation des masses, Marcel JeanJean le déplorait déjà en 19. À propos des insignes des avions, il écrit :
« Tels les emblèmes parlants aux écus des chevaliers, les insignes rutilent aux flancs des fuselages. D’or, d’argent, d’azur, de gueules, de sinople ou de sable, toute une héraldique ingénue est née de l’aviation héroïque et fantasque, creuset miraculeux où se fondent la ténacité du fantassin, la hardiesse du cavalier, la fermeté de l’artilleur. Une chevalerie nouvelle se lève, résurrection juvénile et ardente des fantômes corsetés de fer gisant au tréfonds de l’Histoire, refuge ultime de l’Humain dans un monde qui va se déshumanisant, refus allégorique du grégaire anonyme et du nivellement universel. »



Un oiseau de proie sur la terrasse
- Le 8 avril 2012
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Parfaitement, un oiseau de proie est venu se poser vendredi soir sur la terrasse, il s’est perché sur un rebord du bac de glycine pour commencer à déguster son repas, un petit oiseau ou une souris que je ne distinguais pas bien. Je me suis aussitôt dit : « Alors ça, un condor ici, c’est à peine croyable ! » Puis le rapace s’est interrompu pour tourner la tête à 180 degrés à droite et à gauche pendant peut-être une minute avant qu’un chat ne fasse son apparition et qu’il ne prenne son envol en un éclair avec son dîner.
Bon, ce n’était pas un condor, tout le monde peut se tromper ! Ce n’était pas non plus un aigle royal. Ce serait plus vraisemblablement un épervier, mais je n’ai pas eu le temps de lui poser la question, c’est énervant.
Depuis je m’entraîne à tourner la tête 180 degrés, sans résultat probant pour le moment. En revanche, je ne cherche plus depuis longtemps à attraper une souris ou un oiseau. Mes tentatives passées en la matière pour éduquer mon chat m’ont laissé par trop humilié pour que je récidive.
Et puis j’ai de bien meilleures dispositions pour chasser les œufs en chocolat, ça console un peu !
Épanouissement
- Le 29 mars 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Le printemps est bien là, il arrive en fanfare, tout ensoleillé. Un printemps fier et fougueux qui épanouit tout sur son passage, moi y compris. Il est arrivé si vite qu’il en a perdu une heure en route, rendez-vous compte ! Si quelqu’un la retrouve, qu’il me l’apporte ou me l’envoie : je saurai quoi en faire.
Pendant ce temps, mes créations ont commencé à prendre leur envol. Tout de kraft et de ruban vêtues, Le fiancé les envoie tour à tour dans leurs lieux d’adoption après leur avoir promis que tout se passerait bien. Elles n’ont pas encore bien l’habitude de voyager, elles ne sont pas encore accoutumées au grand air ni aux convois postaux, il faut les comprendre.

Miroir de barbier
- Le 20 mars 2012
- Par Philippe
- dans Brocantes
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Cela faisait longtemps que j’avais envie d’un miroir articulé en triptyque. Lorsque j’ai aperçu celui-ci aux puces samedi matin, mon sang n’a fait qu’un tour, mes cheveux se sont dressés sur ma tête, ma langue s’est mise à pendre au dessus de la chaussée, tandis que mes yeux affolés roulaient et louchaient à qui mieux mieux en faisant des bruits étranges dont le lointain écho me parvenait du fin fond de ma tête.
Quoi qu’il en soit, j’ai saisi le miroir et pu en demander le prix de l’air absolument blasé, morne et sans vie du type qui tient un truc dans sa main dont il n’a en réalité aucune envie. Cela a fonctionné à merveille, et j’ai pu enfin sauter de joie en poussant des cris de yéti. Mais avec discrétion : seuls les habitants du quartier les ont entendus !
Ouverture de ma galerie en ligne
- Le 13 mars 2012
- Par Philippe
- dans Entre mes mains
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On pousse les grilles pour s’engager dans les hautes herbes, les arbres laissent à peine filtrer le soleil et l’on ne sait pas très bien ce que l’on trouvera au bout du chemin, on avance encore puis l’allée s’élargit, les arbres s’écartent comme en guise de bienvenue. Le fiancé du domaine est prêt à vous accueillir…
Des envies en forme
- Le 2 mars 2012
- Par Philippe
- dans Entre mes mains
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- Photographie et art numérique -

Des mois à m’activer, à préparer, à peaufiner la future boutique en ligne et me voilà soudain devant les derniers mètres ! Il ne reste plus tant de choses à faire pour qu’elle soit prête à vous accueillir et, à moins que je ne passe malencontreusement sous une voiture en traversant la rue, je devrais pouvoir l’ouvrir sain et sauf la semaine prochaine. Je n’aurais jamais soupçonné au départ que mon blog finirait par m’engager dans un tel projet. Et pourtant bien d’autres sont passés par là avant moi ! Outil de partage, de communication et d’échanges, le blog est aussi un incroyable instrument de maturation. Des envies se précisent, s’imposent, qu’on finit par regarder en face. Alors on prend son élan, on inspire un grand coup, et on plonge…






















