Saison culturelle 2010-2011
- Le 20 septembre 2010
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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J’étais mardi au musée des Arts Décoratifs, je faisais vendredi une incursion au vernissage d’une jeune artiste à la galerie Goutte de terre, et j’étais hier au théâtre Antoine pour y voir Désolé pour la moquette… Du Bertrand Blier sans grande surprise, le verbe cru, provocant, qui nous parle d’humanité, du désir qui, par delà notre masque social, nous soude à notre frêle condition humaine.
Une pièce qui donne le très grand plaisir de voir Anny Duperey sur scène dans un registre en outre plutôt inhabituel pour elle. Il me semblait presque ne voir qu’elle tant sa présence est forte.
Mais mon regard se tourne déjà vers le Grand Palais où va s’ouvrir mercredi une exposition monographique consacrée à Claude Monet. Je pense attendre la semaine prochaine pour y glisser mes pas, matinaux de préférence.
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Noémie Choupis (peinture)
Galerie Goutte de terre
Jusqu’au 22 septembre
46 rue Godefroy Cavaignac – 75011 Paris
Désolé pour la moquette…
De Bertrand Blier
Avec Myriam Boyer, Anny Duperey, Patrick Prejean, Abbès Zahmani et Jean Barney
Au Théâtre Antoine
14, boulevard de Strasbourg – 75010 Paris
Exposition Claude Monet
A partir du 22 septembre
Au Grand Palais
Avenue Winston Churchill – 75008 Paris
Sous un autre jour
- Le 3 décembre 2009
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Irène a cinquante-six ans, deux grands enfants, dont un fils très attaché à elle, une belle maison et une carrière d’avocate reconnue. Une vie sans accroc majeur, une vie en pente douce, jusqu’à ce qu’elle découvre fortuitement que son mari aime une autre femme et que celui-ci lui annonce qu’il la quitte. Dans le même temps, la mère d’Irène, hospitalisée pour une intervention lourde à la hanche, va s’arranger par le biais d’une lettre pour révéler à sa fille l’identité de son père biologique, un violoncelliste juif avec qui elle n’aura passé qu’une seule nuit en 1943, avant que celui-ci ne fuie le Danemark et le nazisme, et ne disparaisse.
Ces bouleversements, Irène ne va pas aller contre eux. Sans bruit, sans éclat, elle va les accepter, les accompagner, commençant par vendre sa maison et entreprenant, suite au coup de pouce d’un ami, les recherches qui la mèneront sur les traces de son père en Autriche et, au fond, bien plus loin qu’elle n’avouait vouloir aller.
Le téléfilm est passé fin novembre sur Arte mais on peut encore le voir sur Arte+7. Le rôle d’Irène y est tenu par Marthe Keller qui a su donner à ce portrait de femme la subtile épaisseur de la détermination et de la sensibilité mêlée. Il y a de la dignité et de la hauteur dans les choix du personnage. Dans celui d’abord d’échapper aux basses trivialités de la discorde, de ne pas sombrer (c’est le mot) dans ces avilissantes rancœurs et jalousies si largement coutumières des couples qui se séparent. De son mari, bien que bouleversée, elle dit à son fils : « Il n’est pas devenu mon ennemi tout à coup« . Elle ne récrimine pas davantage contre sa mère pour son aveu tardif. Elle se l’approprie pour chercher à commencer sa propre histoire avec son père. Au lieu de vouloir fixer les choses, Irène lâche prise pour se laisser conduire avec elles. C’est ainsi qu’elle avance, comme c’est ainsi seulement qu’on peut avancer.
Autant vous dire que je vous conseille vivement de regarder ce téléfilm si ce n’est pas déjà fait. La quête commencée du père, dans le dernier tiers de l’histoire, est particulièrement émouvante, évoquée dans une retenue constante qui lui confère toute sa force.
Sous un autre jour
Réalisé par Alain Tasma d’après le roman éponyme de Jens Christian Grondahl
Avec Marthe Keller, Kurt Sobotka, Bruno Todeschini, Cécile Cassel, Didier Sandre.
Durée : 1 h 45
Sur Arte+7
Voyage en terre lointaine
- Le 29 septembre 2009
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Quelques jours après avoir passé un très agréable après-midi en compagnie de Kristel, je suis parti à la découverte de la Foire à la brocante de Chatou où j’ai pu faire cette fois-ci la sympathique rencontre de Florence sur son petit îlot de Bruyère.
Chatou, je ne connaissais pas. Chatou, je peux désormais dire que je l’ai fait. J’en ai testé l’effet avant-hier auprès d’un échantillon d’amis : leurs regards goguenards dissimulaient difficilement leur admiration. Surtout lorsque j’ai dû leur expliquer que les Catoviens formaient une tribu sauvage établie très au delà du périphérique.
Si vous aussi l’aventure vous tente, la brocante de Chatou dure jusqu’au dimanche 4 octobre. Boussole conseillée, coupe-coupe et trousse de survie non indispensables.
Sur le stand de Florence :





Gérard Miller, Manipulation mode d’emploi
- Le 26 octobre 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Quels ressorts sont-ils utilisés pour nous séduire, nous envoûter ? Comment nous laissons-nous manipuler ? Comment notre esprit critique est-il parfois, voire souvent, insidieusement endormi ? Les ficelles utilisées pour nous charmer sont plurielles, et c’est précisément à les débusquer que s’emploie le psychanalyste Gérard Miller dans l’amusante conférence qu’il donne en ce moment au Théâtre de Paris.
En plusieurs points émaillés d’exemples et d’échanges interactifs avec le public, Gérard Miller nous entraîne sur les traces des pratiques d’influence, les replaçant dans une perspective historique pour en démonter les mécanismes. Afin de mieux nous subordonner, nombreux sont les discours qui viennent caresser nos peurs, s’engouffrer dans nos ignorances, flatter notre ego, faire vibrer nos émotions et jouer de nos empathies. La parole politique, les paroles prosélytes au sens large, fournissent d’excellents exemples de ces techniques. Mais la manipulation implique en premier lieu que celui dont elle émane s’impose en tant que « sujet supposé savoir » et surtout soit placé en tant que tel par autrui. À la position du « sujet supposé savoir » répond ainsi celle du « sujet croyant » qui signerait au premier en quelque sorte un chèque en blanc.
Loin de stigmatiser uniquement telle ou telle pratique, médiatique ou politique, Gérard Miller pointe avec malice les manipulations auxquelles nous-mêmes nous nous adonnons au quotidien. De la séduction amoureuse à l’éducation des enfants, nous n’échappons pas en effet à l’usage de procédés enjôleurs, plus ou moins inconscients, pour arriver à nos fins. C’est là également l’habileté du propos que de faire de nous, en somme, des arroseurs arrosés.
Manipulation mode d’emploi est une occasion plaisante de s’amuser un peu de soi mais surtout une invitation à appréhender avec une plus grande attention les messages que nous recevons, à n’abdiquer ni la raison, ni l’esprit critique, ni notre capacité à dire non.
Vue vendredi soir, moultement appréciée, diantrement conseillée.
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Manipulation mode d’emploi
Une pièce de et avec Gérard Miller
Au Théâtre de Paris
15 rue Blanche – 75009 Paris
Du mardi au samedi à 19 h
Dimanche à 17 h
Grace Kelly
- Le 15 juin 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Une amie qui était allée voir l’exposition consacrée à Grace Kelly à Monaco, l’an passé, m’en avait dit beaucoup de bien. L’exposition étant accueillie depuis le 10 juin à la Mairie de Paris, il ne m’en a pas fallu plus, vendredi midi, pour que je me lave un peu (les mains) que je mette mes vêtements les moins troués, que j’ajuste mon dentier, fixe ma moumoute, coiffe mes poils de verrues et saute dans le métro.
Sur place, j’ai tout de suite été séduit. Beaucoup à voir, à lire et à écouter : lettres privées ou professionnelles, affiches de films, couvertures de revues, robes, chapeaux, bijoux, photos, portraits officiels, extraits de films ou de séquences privées composent en effet cet agréable retour en arrière sur celle qui, issue d’une riche famille de Philadelphie, allait devenir une actrice à succès (oscarisée en 1954), avant d’épouser le Prince Rainier en 1956.
Mais ce qui attire chez Grace Kelly, au delà de son parcours, c’est bien sûr sa beauté. Parce que la beauté, rappelons-le, c’est beau. Surtout quand c’est bien porté ! Et Grace Kelly la portait fort bien, avec une sorte de sérénité radieuse dont elle ne semblait jamais pouvoir se départir.
Tout cela n’est malheureusement pas sans effet cependant. Vous ne sortez pas indemne d’une telle exposition : après avoir passé deux heures avec Grace Kelly, vous avez le déplaisir de trouver les gens, dans la rue, partout, d’une grande laideur. Un déplaisir parce que la laideur, rappelons-le, c’est laid. Surtout quand c’est mal porté !
Face à cette soudaine concurrence, j’ai failli m’étouffer avec mon dentier, c’est vous dire. Même ma moumoute en a frémi, c’est vous dire encore ! Bon, Il y avait eu un coup de vent, mais quand même !
Les années Grace Kelly
Hôtel de Ville – Salle Saint-Jean
Jusqu’au 16 août 2008
Entrée libre tous les jours, sauf dimanches et fêtes, de 10h à 19h.
Au parc de Bagatelle / 3 (et fin)
- Le 4 juin 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Avec plus de 9000 rosiers et plus de 1000 variétés, la roseraie de Bagatelle a de quoi faire rêver les amateurs de roses et stimuler l’odorat. Parmi ses fabuleux massifs se trouvent de fringants vieillards, fleurissant chaque année depuis la création de la roseraie, il y a 101 ans.
C’est ici que je termine la promenade, en vous signalant que l’orangerie de Bagatelle accueillera, du 15 juin au 14 juillet, le 25ème festival Chopin à Paris avec un programme de récitals, de conférences et de concerts aux chandelles dont vous trouverez tout le détail sur www.frederic-chopin.com. A noter que les 15 et 21 juin seront en entrée libre.
Cours d’été
- Le 2 juin 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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C’est bien connu, les neurones profitent de l’été pour s’amollir, s’avachir et ne rien faire du tout. Le soleil et la plage ne leur valent rien. Certains ont même la vie tranquille toute l’année, seulement entraînés à lire des revues féminines ou de déco, ils ont l’habitude de se la couler douce, de lézarder à longueur de temps. L’été venu, ceux-là ne pensent qu’à roupiller, voire à se faire hara-kiri en lisant du Coelho ou du Gavalda. Halte-là donc, arrêtons le massacre ! Des écoles proposent heureusement des cours d’été salvateurs, quelques heures, quelques semaines, pour redresser la barre. C’est le cas à Paris de l’Ecole du Louvre qui dispense, de la fin juin à la fin juillet, des cours sur Paris au Grand Siècle, Saint-Pétersbourg, la religion égyptienne ou encore le symbolisme européen.
Vous pourrez trouver la liste des thèmes abordés et le programme détaillé de ces cours sur le site de l’Ecole du Louvre.
Mais si vous préférez exercer votre aptitude à tenir un pinceau ou à rendre compte des harmonieuses proportions du corps humain, c’est l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris qui se chargera de vous aider, en juillet également, grâce à des stages intensifs de peinture, de morphologie ou de modelage.
Toutes les informations, hop, sur le site de l’ENSBA.






















