Au parc de Bagatelle / 2
- Le 1 juin 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Lors de ma balade à Bagatelle, il n’y avait quasiment personne. Il s’y trouve en revanche de nombreux paons, pas du tout farouches. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion d’en croiser tout un groupe qui passait dans un chemin étroit. L’un des leurs, qui avait la particularité d’avoir un cou en partie blanc, s’est mis à faire la roue à 1 m de moi et à se pavaner fièrement, se tournant et se retournant sans se lasser devant l’objectif. Jusqu’au moment où il s’est rendu compte que tous ses copains étaient partis sans lui. Il a alors rabattu d’un coup ses plumes et s’est mis à courir dans leur direction d’un air outré ! Personnellement, j’aurais fait exactement la même chose. Surtout que je fais très bien l’air outré et idiot du paon. Mais non, ne rêvez pas, vous n’aurez pas droit à une imitation, on ne se connaît pas assez !

Au parc de Bagatelle / 1
- Le 30 mai 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Promenade lundi matin à Bagatelle où se déroule en ce moment une exposition sur les kimonos que je ne suis même pas allé voir. Je me suis contenté de flâner dans les allées de ce parc splendide, de profiter de ses bassins, de ses cascades et de ses innombrables fleurs. L’allée bordée de pivoines qui se trouve derrière le Trianon vaudrait presque à elle seule le détour.

Les rendez-vous aux jardins
- Le 29 mai 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Avec les Rendez-vous aux jardins des 30, 31 mai et 1er juin, vous n’aurez plus aucun prétexte ce week-end pour rester avachis dans le canapé à ingurgiter des Pépitos !
La cinquième édition de ces rendez-vous, initiée par le ministère de la Culture et de la Communication, prend pour thème cette année le voyage des plantes. Environ 2000 jardins, publics ou privés, ouvrent leurs portes pour faire découvrir l’héritage botanique que nous devons à plusieurs siècles d’expéditions et de découvertes.
De nombreuses manifestations sont prévues dans les jardins : visites guidées, expositions, démonstrations de savoir-faire, mises en lumières etc. Il y a toutes les chances que vous trouviez un jardin à découvrir près de chez vous. Il suffit pour cela de consulter le moteur de recherche du site.
A Paris, des visites guidées auront lieu notamment au Luxembourg (par les jardiniers du Sénat) et au Jardin des Plantes (par des conférenciers du Muséum d’Histoire Naturelle), tandis qu’aux Tuileries le salon Jardins, jardins présentera des professionnels du paysage et de la décoration extérieure parmi un ensemble de jardins éphémères.
Si je trouve un peu de temps, entre deux Pépitos, c’est ce salon que j’irai voir. Et seulement s’il fait beau. Mais s’il fait beau, il y aura du monde. Et comme je n’aime pas trop le monde…A suivre !
L’Âge d’or du romantisme allemand
- Le 27 mai 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Retour ce week-end au Musée de la Vie Romantique dont j’avais déjà parlé l’an passé, pour y voir cette fois-ci l’exposition L’Âge d’or du romantisme allemand, aquarelles et dessins à l’époque de Goethe.
L’hôtel Scheffer et les deux ateliers qui l’encadrent accueillent une sélection de quelque 120 dessins et aquarelles d’une soixantaine d’artistes de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Après avoir connu une période faste au début du XVIème, le dessin connaît en effet un renouveau foisonnant dans cette période parmi les artistes de langue germanique et domine alors les beaux-arts.
L’exposition permet d’admirer des œuvres souvent d’une très grande habileté, à la mine de plomb, à la craie ou à la plume, qui figurent des portraits, des paysages ou des scènes allégoriques.
On y retrouvera les grands thèmes composant le substrat commun aux différents mouvements romantiques européens avec notamment le goût des ruines, du Moyen-Âge (ses contes, ses légendes) et l’exaltation de la nature comme reflet du sentiment ou refuge d’un bonheur idéalisé.
Une belle exposition à voir, avec le plaisir de retrouver ce Musée de la Vie Romantique si agréable par ailleurs.

Wilhelm von Schadow (1788-1862)
Carl Wihelm Wach

Joseph Stieler (1781-1858)
Johann Wolfgang von Goethe, 1828-1830
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L’Âge d’or du romantisme allemand
Aquarelles et dessins à l’époque de Goethe
Musée de la Vie Romantique
(Jusqu’au 15 juin 2008)
16 rue Chaptal – 75009 Paris
Le Petit Bordeaux
- Le 14 mai 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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En bas à droite (feuillage rosé) : Acer palmatum shishio
J’ai fait la semaine dernière la visite en Sarthe d’un jardin magnifique, le Petit Bordeaux, à Saint Biez-en-Belin. Quand les propriétaires ont investi le lieu il y a vingt ans, il n’y avait là qu’une fermette en ruine sur un terrain marécageux désolé. C’est aujourd’hui devenu, à force de passion, de volonté et de travail, un jardin à l’anglaise primé et reconnu qui accueille des visiteurs conquis. Le site est véritablement enchanteur, car si le jardin n’est pas immense (1,5 hectares) un parcours en dédale permet de découvrir des mises en scène et des paysages variés, comme autant de tableaux, rythmés par la présence de l’eau.Au sortir de la promenade on peut ensuite retrouver à la vente, dans la pépinière, une grande partie des plantes observées dans le jardin. J’ai ainsi rapporté sur Paris une astilbe au feuillage léger, que je vais choyer et voir grandir, même si, pour l’heure, je ne lui ai pas encore trouvé de prénom. Jeanne-Edmonde ? Marie-Alberte ? J’hésite.

72 220 Saint Biez-en-Belin
(Ouvert du 1er avril au 15 novembre)
Musée de la Chasse et de la Nature
- Le 17 avril 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Les hôtels de Guénégaud (17ème siècle) et de Mongelas (début 18ème) abritent, au coeur de Paris, une partie des collections de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature créée par François et Jacqueline Sommer en 1964. L’autre partie étant installée au château de Chambord.
Rénové et réagencé il y a un peu plus d’un an, j’ai découvert le Musée de la Chasse et de la Nature en décembre. Il présente l’histoire de la chasse depuis ses origines, à travers ses instruments et modes de représentation, mais aussi, de façon plus large, ce qui a trait à l’imagerie animale.
C’est un lieu superbe et calme dont je conseille vivement la visite.

Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755) : La Lice et ses petits

C’est l’occasion de signaler que jusqu’au 11 mai le musée accueille le travail photographique de Karen Knorr, qui continue la série « Fables » débutée en 2004 :
A la demande du Musée de la Chasse et de la Nature, Karen Knorr a poursuivi son travail sur le rapport de l’homme à l’animal. Ce thème l’avait déjà conduite à s’intéresser à la représentation des animaux dans le contexte de zoos ou de musées de beaux arts. De photographie en photographie Karen Knorr a réuni les éléments d’un bestiaire fabuleux.Le ressort habituel des fables consiste à prêter aux animaux les conventions des hommes. La figure métaphorique de l’animal permet ainsi une approche critique de l’humanité. Mais il semble bien que les class= »bodyital »>Fables de Karen Knorr aient un autre objet. Les animaux y évoluent avec naturel dans le territoire des hommes. Pas n’importe quel territoire, mais précisément celui qui devrait résolument leur rester interdit, qu’il s’agisse de salles de musée ou d’autres » sanctuaires culturels » que l’on veut habituellement protéger de la profanation des bêtes. Bien que pacifique, l’intrusion des bêtes subvertit l’institution et met en évidence son caractère » contre nature « .

L’exposition Marie-Antoinette au Grand Palais
- Le 18 mars 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Après une exposition sur les goûts de Marie-Antoinette à Bordeaux en 2005, après le film de Sofia Coppola en 2006, après le docu-fiction de France 2 en 2007 puis celui d’Arte en janvier de cette année, c’est au tour du Grand Palais de consacrer une grande exposition à la vie de la souveraine, de Schönbrunn à la Conciergerie. Marie-Antoinette n’en finit pas d’occuper le devant de l’histoire et de susciter l’intérêt.
Le Grand Palais a rassemblé pour cet événement quelque 350 pièces, dont de nombreux tableaux, (de Martin Van Meytens, Joseph Ducreux, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty ou Elisabeth Louise Vigée Le Brun) mais aussi des sculptures (Jean-Baptiste Lemoyne, Louis-Simon Boizot), des pièces de mobilier et de table (Manufacture royale de porcelaine de Sèvres), le tout venant pour moitié de Versailles, pour le reste de collections publiques ou privées de toute l’Europe. Sont également présentés plusieurs documents d’archives, dont la toute première lettre de Marie-Antoinette écrite à sa mère Marie-Thérèse.
Un rassemblement exceptionnel de pièces donc, avec le propos d’évoquer au plus près l’existence de la reine, sa vie à la cour, ses goûts et son intérêt pour les arts, de son apogée à sa chute.
Pour voir tout cela, je me suis donc glissé hier matin, à l’ouverture, dans la courte file d’attente de l’exposition. File d’attente figurant quant à elle une galerie de portraits contemporains peu ragoûtante : il y avait là de la casquette à visière, de la basket, de la voix forte, du cheveu douteux et du sac à dos ! En haillons, comme avant la Révolution !
Pour ce qui est de l’exposition elle-même, je dois dire que je ne l’ai pas trouvée particulièrement enthousiasmante. Ces éléments rassemblés ici, juxtaposés artificiellement, hors contexte, ne suffisent guère à recréer du sens et à redonner les contours d’une vie de chair et de sang. L’événement passe par définition un peu à côté de son ambition.
D’un point de vue pratique, je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai trouvé l’exposition plutôt déplaisante. Car s’il y a un minimum à faire quand on protège des pièces exposées de la lumière, jusqu’à les placer dans une forte pénombre, c’est bien tout simplement d’apposer, sous chacune, des légendes en caractères grossis, et non microscopiques ! Ce qui n’a pas été prévu. Vous avez donc le plaisir de ressortir du Grand Palais avec un lumbago et les yeux rouges, plaisir que vous devrez à l’intervention pleine d’intelligence d’un « scénographe directeur artistique » et d’un « scénographe maître d’oeuvre », sous l’égide d’un commissaire d’exposition pas plus au fait du bon sens.

Portrait de la souveraine par Jean-Étienne Liotard
* * * * *
Marie-Antoinette
Au Grand Palais – jusqu’au 30 juin 2008
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Ouverture tous les jours de 10 h à 22 h et de 10 h à 20 h le jeudi.
Fermé le mardi.





















