On the town
- Le 29 janvier 2008
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Les raisons ne manquent pas de vouloir se distraire un peu quand un sombre quotidien enlise votre vie dans un affreux marasme. Un ongle cassé ou une envie soudaine de chocolat devant un placard désespérément vide et tout bascule.
Si vous êtes à Paris, un bon moyen de conserver le sourire est de vous rendre au théâtre du Châtelet qui présente en ce moment On the town, la comédie musicale créée par Jérome Robbins et Leonard Bernstein en 1944. On the town narre les pérégrinations de trois marins qui débarquent à New York en permission pour 24 heures et qui seront confrontés lors de cette journée à l’amour de trois femmes à la personnalité bien affirmée. Remonté par l’English National Opera en 2005, le spectacle réunit un casting de comédiens-chanteurs-danseurs au talent impressionnant. Les voix sont superbes et les numéros dansés irréprochables, qu’ils soient classiques, jazz ou modernes. On rit, on s’enchante, on se laisse gagner par l’énergie des personnages et de la musique, hymne à la vitalité new-yorkaise, et on repart en chantonnant, un sourire fossilisé aux lèvres. Puis on retrouve son placard toujours aussi vide de chocolat, mais cela n’a même plus d’importance. Enfin presque.
* * * * *
On the town, de Leonard Bernstein et Jerome Robbins
Mise en scène de Jude Kelly, chorégraphie de Stephen Mear
Avec l’orchestre Pasdeloup et le choeur du Châtelet
Au théâtre du Châtelet
Place du Châtelet
75001 PARIS
Jusqu’au 4 janvier 2009
L’Atelier des monogrammes, une nouvelle adresse déco
- Le 15 novembre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Vous connaissez bien sûr tous Céline, alias Lalélé. Non ? Ok, je vois, on réclame des précisions, pas de problème. Donc voilà : au commencement de Céline il y eut un pseudo aussi bizarre que le sont souvent les pseudos : Lalélé. Et un blog, Monogrammes et compagnie, rempli d’humour et de créations personnelles en déco. Puis l’été arriva et Céline disparut de la surface de son blog, mystérieusement occupée ailleurs. Elle resurgit enfin en septembre, rayonnante, pour annoncer :
1/ Qu’elle était toujours vivante
2/ Qu’elle allait lancer un site de vente en ligne.
Alors aujourd’hui voilà, Céline ouvre enfin les portes de sa boutique sur internet : www.latelier-des-monogrammes.com. Quant à moi, pour vous et rien que pour vous, j’ai décroché mon téléphone (fabuleux cette invention !) pour en savoir plus et vous rapporter une interview exclusive ! Si, parfaitement !
Gris-bleu : Céline, tu ouvres tout juste ta boutique en ligne après des mois de travail, peux-tu nous la présenter en quelques mots ?
Céline : Je propose à la vente des créations personnelles pour la maison, des cale-portes, des guirlandes, des sacs etc. Je vends aussi des réalisations d’autres créateurs pour lesquels j’ai eu un coup de coeur et avec qui j’ai senti des affinités. Mais on peut trouver aussi dans ma boutique des marques plus connues comme Un esprit en plus ou Le père Pelletier.
J’ai besoin de fonctionner avec des choses que j’aime, ce qui fait qu’on trouve dans la boutique un univers cohérent.
Gris-bleu : Justement, qu’est-ce que tu aimes ? Qu’est-ce qui t’inspire ?
Céline : Tout ce qui est autour de la décoration de charme, du style gustavien, un style à la fois chic et chaleureux. L’humour est aussi souvent assez présent dans mes créations, mais aussi un peu la nostalgie, du fait que j’utilise des matériaux anciens pour certaines réalisations.
Gris-bleu : En lisant ton blog il y a quelques temps, j’ai vu que tu prenais la défense du travail manuel, de l’artisanat, c’est quelque chose qui te tient à coeur apparemment ?
Céline : Oui bien sûr, j’y suis sensible parce que je réalise moi-même mes créations à la main. Le prix de la qualité est celui des matériaux nobles que j’utilise mais aussi celui du savoir-faire et du temps passé. De ce point de vue le travail au noir ou les délocalisations vers de la main-d’œuvre bon marché, en faisant baisser les prix, portent préjudice à l’artisanat. En m’associant à d’autres créateurs pour proposer leurs réalisations dans ma boutique, mon souhait est aussi de valoriser ce travail artisanal si précieux.
Gris-bleu : Selon toi, quelle sont les qualités qu’il faut avoir pour monter sa boutique en ligne ?
Céline : Je dirais qu’il y en a deux, savoir rester humble, avoir conscience que tu ne connais pas tout, que tu vas devoir apprendre en permanence pendant la construction du projet.
J’ai dû par exemple me mettre au HTML, aux feuilles de style ou à Photoshop alors que je n’y connaissais rien du tout. La deuxième qualité à avoir, c’est la ténacité : y croire, avancer sans écouter les avis négatifs ou mitigés.
Gris-bleu : Je te pose la question inverse : quels seraient les défauts à ne pas avoir ?
Céline : La vanité, parce qu’elle empêche les remises en cause et la paresse parce que tout ça représente une grosse masse de travail ! Entre l’étude du projet, le choix d’un statut, la paperasserie administrative, le montage du site et le travail de création qui doit continuer, les nuits ont été courtes ces derniers mois ! Monter un projet sur internet c’est un peu débarquer
dans le désert, tu sais que tout est à faire et qu’il faut faire ta place.
Gris-bleu : Les lecteurs de ton blog savent que tu es une grande fan de Papy Brossard, alors au moment de l’ouverture de ta boutique, j’ai simplement une dernière question : comment Savane Céline ?
Céline : Savane bien, très bien même !
Merci céline !
Boutique en ligne : www.latelier-des-monogrammes.com
Musée de la Vie Romantique
- Le 4 novembre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Mieux connue sous le nom de Musée de la Vie Romantique, la maison du peintre d’origine hollandaise Ary Scheffer est nichée dans un écrin de verdure, en retrait de la rue Chaptal, au bout d’une allée pavée un peu sombre. Pour peu que vous y veniez un matin tandis que le soleil éclaire la très jolie façade aux volets verts, vous serez conquis, comme je l’ai été moi-même. À droite de la maison, un petit jardin abrite un parterre de tables et de chaises vertes en fer où vous pourrez, si vous passez pendant les beaux jours, déguster les thés et les pâtisseries des Cakes de Bertrand, cernés par des rosiers en fleurs et de grands arbres.
Le musée proprement dit contient un certain nombre de pièces de mobilier et d’objets ayant appartenu à George Sand (1804-1876), donnés en 1923 à la ville de Paris par sa fille Aurore Lauth-Sand. Ces souvenirs, portraits de l’écrivain et de sa famille, bijoux etc. sont présentés dans deux petites pièces dont un salon feutré reconstitué « à la manière de Nohant » par le décorateur Jacques Garcia. Il faut aller à l’étage pour découvrir des œuvres de Ary Scheffer, et celles de quelques contemporains comme Théophile Bra, Louis Hersent, François Bouchot ou Auguste Legras.
Informations pratiques :
Hôtel Scheffer
16 rue Chaptal – 75009 Paris
Tél. : 01 55 31 95 67
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h sauf les lundis et jours fériés
Débarquement à Laguna Beach
- Le 27 octobre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Et si on shoppignait de l’antiquité en Californie, à Laguna Beach ? Après on se ferait une virée à la plage, vous et moi courant au ralenti sur le sable chaud. Puis on ferait plouf dans l’eau comme des oufs avant d’offrir nos superbes corps au soleil. Parce que bon, shoppigner ça use, surtout quand faut réfléchir : qu’est-ce que je prends ? Trop dur de choisir !! J’trouve rien assorti à la couleur de mes cheveux !!!!



Puzzle de Woody Allen
- Le 11 octobre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Je suis allé voir une pièce il y a une dizaine de jours au théâtre du Palais Royal, et ce n’est pas parce que je ne vous en parle que maintenant que je vous laisserai dire que je suis en retard. Je pratique disons…l’art du décalage !
Plantons le décor : Brooklyn dans les années 50, une mère au foyer, un père bijoutier au désespoir, essayant de redresser en vain son affaire après s’être fait arnaquer par le comptable. Et puis deux enfants : une fille instable qui erre en Europe, rêve de devenir écrivain et vole de bras en bras; un fils enfin, Eddie, qui cherche sa voie et lutte pour trouver un bonheur auquel il estime avoir droit.
Eddie est le personnage central de la pièce, il est ce puzzle incomplet ou dispersé qui cherche sa complétude sans y parvenir, pris dans le piège des désirs parentaux. Son père a rêvé pour lui d’un destin tout tracé : prendre sa suite à la tête de la bijouterie. Mais Eddie ne veut pas de cette place. Sa mère semble davantage le comprendre, elle qui aurait rêvé d’une vie plus éclatante est pétrie d’admiration pour son frère. Lui au moins a réussi, c’est un riche producteur installé à Los Angeles, et c’est lui qu’elle suppliera de prendre Eddie sous son aile pour lui trouver du travail. Elle imagine déjà son fils suivre les traces de son oncle sur la voie du succès. Eddie partira donc le rejoindre à Hollywood, il tombera amoureux, sera trahi par celle qu’il aime, avant de céder finalement à ce père qui n’aura pas démordu de le voir reprendre la bijouterie. Revenu à Brooklyn, Eddie s’enlisera bien vite dans le piège d’une vie qu’il avait tant voulu fuir…
Au fil de l’histoire sont progressivement dévoilés les secrets de famille enfouis, les frustrations et les jalousies qui enserrent les personnages et les écrasent, les ramènent à leur point de départ ou les empêchent de faire parler leurs désirs profonds, donc d’être heureux, les laissant se débattre dans des problèmes qui semblent les dépasser.
Il faudra à Eddie toute l’énergie du désespoir pour parvenir à se libérer, au détriment de ses deux parents, à qui il portera en quelque sorte un coup fatal. La fin esquisse ainsi une mise à mort symbolique de la famille, condition sine qua non d’une libération véritable et pérenne. En ce sens Puzzle peut être véritablement perçue comme une fable psychanalytique.
Pour le reste, tous les acteurs sont épatants, Geneviève Fontanel et Michel Aumont en tête, dans le rôle des parents. La mise en scène est à la fois délicate et remarquablement ingénieuse, tous les atouts sont réunis pour passer un très bon moment de théâtre. Si, comme le répète volontiers l’oncle d’Eddie dans la pièce, la vie est faite de chemins qu’on n’a pas pris, je conseille vivement pour ma part celui qui mène au théâtre du Palais Royal.
Compagnie Sébastien Azzopardi : www.compagniesebastienazzopardi.com
Théâtre du Palais Royal : www.theatrepalaisroyal.com
Cabaret
- Le 26 septembre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Je suis allé voir la comédie musicalespan>Cabaret hier soir au Folies Bergères.
J’ai passé une très bonne soirée, à remuer sur mon siège, avec une énorme envie sauter sur scène pour chanter et danser ! Bon ok, je bougeottais aussi parce que j’avais mal au dos : les sièges des Folies Bergères, bof. Prière de venir avec une canne et un corset pour pouvoir rentrer chez vous. Le casting étant français, pas de grande surprise : la combinaison chant-comédie-danse ne fonctionne pas de façon irréprochable, la danse souffrant en l’occurrence de la faiblesse. On reste ceci dit largement emballés par les voix, la mise en scène fluide, l’enthousiasme et le talent des comédiens, et on se laisse emporter par cette histoire se passant à Berlin dans les années 30, dans laquelle l’amour, la vie et ses plaisirs, seront balayés par la montée du nazisme (J’ai découvert l’histoire hier, je n’ai jamais vu le film avec Liza Minnelli…je sais, honte sur moi !).
http://www.cabaret-lemusical.fr
http://www.foliesbergere.com
Pendant que je vous tiens, je signale aussi la reprise depuis le 14 septembre de M’aime pas mal, un très bon spectacle écrit et interprété par Fabrice Herbaut (vu en juin mais dont je ne vous avais pas parlé, re-honte sur moi, vilain, pas beau !). L’histoire d’un homme, Vincent, qui découvre un jour en rentrant chez lui un message de sa copine sur son répondeur lui annonçant qu’elle le quitte, qu’elle a pris ses affaires et résilié son numéro de portable.
Vincent reste seul, anéanti par son chagrin. A partir de là, à travers une large palette d’émotions, on suit le parcours de Vincent, entre la perte de cet amour et, peut-être, la reconquête d’un autre…
C’est très bien joué, drôle et émouvant à la fois, et c’est en plus pour la bonne cause : oui, nous les hommes, on n’a pas qu’un gros camion qui fait vroum-vroum à la place du coeur ! Qu’on se le dise !
au théâtre La Comedia (Paris 11)
Botanique
- Le 9 septembre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Si vous vous sentez nuls, que vous ne connaissez rien de l’appareil reproducteur des angiospermes, que vous êtes incapables de tenir une conversation sur les dicotylédones dans une soirée, un verre de Champomy à la main, sachez que ce n’est pas une fatalité. Le Jardin des Plantes de Paris organise en effet des cycles de formation, de 54 h chacun, visant à enseigner les rudiments de la botanique : conférences, visites guidées, excursions, rien ne sera épargné pour vous sortir de votre insigne ignorance. Inscription jusqu’au 15 septembre.
Le Jardin des Plantes organise également pendant tout le mois de septembre, chaque mardi et samedi à 15 h, une promenade écologique d’une durée d’1h 30 pour découvrir les milieux naturels d’île-de France. La promenade du 22 septembre sera exceptionnellement gratuite dans le cadre de la fête des jardins.
Toutes ces activités, et d’autres encore, sont détaillées sur le site du Jardin des Plantes.






















