Chromothérapie parasolienne
- Le 5 septembre 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Il faut que je vous raconte un truc passionnant : j’ai acheté un parasol jaune ! C’était en mai, ça a son importance. C’est que je le voulais mon parasol jaune, et à Paris, impossible à trouver, que des parasols du genre à la mode fadasse même pas hydrofuges ! Parce que je le voulais aussi hydrofuge, et inclinable, tant qu’à faire ! J’ai fait fi de la consternation amusée de mon entourage devant ce projet d’achat pas tendance et, miracle, j’ai trouvé une petite entreprise qui en vendait sur internet. Et attention, de la fabrication 100% française au fin fond d’un parc naturel de Champagne. Je ne sais plus comment j’ai trouvé ce site, car il est très mal référencé, mais j’ai trouvé. Dans la vie, il y a des rencontres qui doivent se faire, un point c’est tout. En plus, le diamètre du pied correspondait au socle que je ne souhaitais pas changer. Un signe !
Vous devez vous demander pourquoi je vous parle de ça seulement maintenant. Ben oui, pourquoi ? Eh bien parce que je crois que j’ai eu une prémonition météorologique inconsciente : je me revoie en effet en train de me dire « du jaune, parce que comme ça, même s’il ne fait pas beau, sous le parasol ce sera ensoleillé ! » Effectivement donc, vu le temps qu’il a fait, j’en ai bien profité : le ciel est gris ? M’en fous, je vais faire un tour sous mon parasol, moi ! Bon d’accord, ça ne m’a pas fait bronzer, la méthode a ses limites, mais quand même, un parasol joyeux c’est un peu un parasol remonteur de moral. Et un propriétaire de parasol heureux, c’est un propriétaire qui s’occupe bien de son parasol. Le mien l’a bien compris, pas bête !
Déjeuner ou dîner dessous, c’est donc un peu comme faire une séance de chromothérapie, sauf qu’en plus on mange en même temps. C’est de la chromothérapie gastronomique ! Un concept super tendance que je viens d’inventer, que rien que si vous voulez en parler il faudra me reverser des droits. Ne vous inquiétez pas néanmoins, vous pouvez continuer à rire jaune. J’aurais préféré que vous riiez gris-bleu mais bon, je ne suis pas susceptible.
Adresse de la boutique en ligne testée et aprouvée : www.dess.fr
(Le site est hideux, vous avez le droit de hurler à la mort !)
Musée Nissim de Camondo / dernier épisode
- Le 5 août 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Un troisième et dernier épisode perdu dans les détails d’un paravent, d’une toile de Jean-Baptiste Huet et de garnitures de fauteuils…
Musée Nissim de Camondo / Episode 2
- Le 30 juillet 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Quelques détails de l’office du rez-de-chaussée : cuisine, arrière-cuisine et salle à manger du personnel avec, en prime, un beau rayon de soleil commandé exprès pour vous !
Musée Nissim de Camondo / Episode 1
- Le 26 juillet 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Je suis allé visiter le musée Nissim de Camondo situé près du parc Monceau. Il n’y avait presque personne, le bonheur ! Ma misanthropie en était toute guillerette : pas de bruit, pas d’interférences, pas d’humains gesticulateurs et vociférateurs, la paix.
J’ai pu à loisir me contorsionner pour vous rapporter quelques clichés. Hop, un coup sur la pointe des pieds, bras tendus en l’air, un coup à genoux ou accroupi, droit ou penché, mais toujours très concentré. Ce n’est pas ma faute si j’aime regarder les pieds de fauteuils de près. Je me suis d’ailleurs découvert un nouveau talent : je sais parfaitement jongler avec un audiophone et un appareil photo ! Les gardiens avaient l’air de prendre goût au spectacle. Mais je n’avais pas de chapeau, je n’ai pas pu faire la quête.
Le musée Nissim de Camondo est à l’origine l’hôtel particulier du comte Moïse de Camondo, grand collectionneur de mobilier et d’objets d’art du 18ème. Pour autant, la demeure n’est construite qu’au début du 20ème, en lieu et place de l’hôtel dont il avait hérité, souhaitant une maison plus moderne (sans pièces en enfilade par exemple) et évoquant par son
aspect général le Petit Trianon de Versailles.
En 1935, à sa mort, Moïse de Camondo lègue sa demeure et ses collections à l’Union centrale des arts décoratifs et à l’Etat. Le musée prend alors le nom de son fils, mort pendant la première guerre mondiale, et ouvre ses portes en 1936.
Marché aux fleurs
- Le 10 avril 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Comme souvent, je suis allé faire un tour ce week-end au marché aux fleurs sur l’île de la Cité. Mais habituellement je n’y vais pas le dimanche matin, j’ai donc eu la surprise d’y trouver également installé le marché aux oiseaux, et beaucoup de monde. Moi qui m’attendais à déambuler tranquillement. Pour tout dire, je croyais même que ce marché n’existait plus, je m’étais mis en tête que cette triste mode des oiseaux en cage était révolue…
A part ça, le marché aux fleurs proprement dit de l’île de la Cité, l’un des trois qui existent à Paris, est un endroit très agréable. Sous de grands pavillons métalliques, une importante quantité de plantes, fleurs, arbres et arbustes est proposée à la vente. Sans compter une foule impressionnante d’accessoires pour le jardin, des paniers aux nichoirs de toutes sortes, en passant par les pots ou les lanternes, il y a de tout et pour tous les goûts. Les professionnels y sont en outre accueillants.
De là, pour rester dans la verdure, il suffit de traverser la Seine pour se retrouver Quai de la Mégisserie, dans des enseignes comme Vilmorin ou Delbard qui y sont respectivement installées depuis 1743 et 1935. On y trouve aussi une jolie boutique, Casa Nova, qui distribue de très beaux pots en terre cuite en provenance de Toscane, dans la tradition classique italienne, mais aussi des pots en fonte ou en tôle de style contemporain.
C’est une jolie balade à faire en tout cas, et si le Quai de la Mégisserie est un lieu de passage souvent bien rempli, le marché aux fleurs qui est ouvert 7 jours sur 7 est au contraire plus calme, surtout en semaine. On peut alors prendre son temps et s’émerveiller tranquillement…


Peintres de la lumière
- Le 27 février 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Je suis allé voir jeudi dernier l’exposition « Peintres de la lumière, au Petit Palais, qui accueille jusqu’en mai le peintre espagnol Joaquim Sorolla (1863-1923) et l’américain John Singer Sargent (1856-1925) pour une mise en parallèle d’une centaine d’œuvres. Je connaissais un peu Sorolla mais pas du tout Sargent. J’ai tout aimé, tout dévoré, avec une joie émerveillée. Quel plaisir de se perdre dans un tableau, d’être saisi et entraîné ! J’ai tout de même eu une inclination plus particulière pour quelques tableaux impressionnistes de Sorolla, notamment les scènes balnéaires joyeuses, baignées de lumière, avec leurs transparences de bleus, de roses et de blancs.

Quelques tableaux de Sargent :

Ma misanthropie chronique s’est tout à fait accommodée d’une visite en semaine, il y avait raisonnablement du monde, même si pour moi c’était déjà bien suffisant. Ce qui m’agace d’habitude a même été une source d’amusement : ces bourgeois fats et creux qui courent les expositions en parlant bien fort : « GE-NIAL ! FABULEUUUX, Regarde chérie cette perspective ! Et ces contrastes ! IN-CRO-YABLE ! Il y a aussi ceux, les pires sans doute, qui se targuent de s’y connaître vraiment et se mettent à pérorer bien haut à propos d’un tableau : « Beaucoup trop de couleurs, tableau trop riche, non, vraiment, il est passé complètement à côté du sujet ! Moins on a, plus on affiche. Et comme le ridicule ne tue pas, les parvenus de la culture et du reste ont heureusement de beaux jours devant eux pour prêter à sourire dans les expos ou ailleurs… Mais ceci est un autre débat. La chose très positive que j’ai en tout cas personnellement retirée de cette expédition, outre le plaisir qu’elle m’a apporté, c’est qu’elle m’a donné envie de reprendre toiles et pinceaux pour me remettre à la peinture et au dessin… Alleluia !
Salon de thé
- Le 2 février 2007
- Par Philippe
- dans A voir, à faire
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Mon amie Barbara m’a fait virtuellement découvrir un salon de thé qui a l’air particulièrement charmant et qui ne devrait pas non plus vous laisser insensibles, tels que je vous connais !
Ceux qui n’habitent pas à Paris pourront au moins apprécier le site internet, très réussi dans un esprit à la fois désuet et raffiné. Nous n’y sommes pas encore allés, mais tout y a l’air tellement tentant que cela ne saurait tarder.






















