Pluie, repli


Le thermomètre indique dix-sept petits degrés. Place au repli, chez soi, près de ses livres, devant un café bien chaud, à écouter la pluie tomber…







Le thermomètre indique dix-sept petits degrés. Place au repli, chez soi, près de ses livres, devant un café bien chaud, à écouter la pluie tomber…





L’océan est un infaillible pourvoyeur de bien-être. Qu’y a-t-il de plus apaisant que le battement des vagues sur le sable ? Qu’y a-t-il de plus sensuel que de s’habiller de vent, que de respirer à pleins poumons, que de sentir le soleil vous sécher délicatement après une longue baignade, en faisant danser des taches de lumière à travers vos paupières closes ? Si la volupté avait un goût, il serait iodé j’en suis sûr. Les ivresses océanes allègent, enveloppent, adoucissent. On se sent sourire de la tête aux pieds, et cela fait un bien fou.








L’esprit champêtre s’est matérialisé dans ma boîte aux lettres sous la forme d’une épaisse enveloppe. Fred m’a une nouvelle fois gâté en m’envoyant une adorable petite ardoise “aromates”, un oiseau à suspendre, des pochettes vichy assorties à mon cheich, et ses délicates créations : guirlandes, nichoir à monter, étoiles et papillons, tout un monde de papier prêt à s’ébattre joyeusement chez moi et à me rappeler, s’il en était besoin, que les relations “bloguesques” qui se tissent dans la durée ne sont plus tout à fait aussi virtuelles que l’on pourrait le croire…
Merci encore Fred !





Au menu du week-end passé, grandes tablées et plaisir de se retrouver en famille. Le temps frais et mitigé n’aura pas entamé la bonne humeur générale. Un beau coucher de soleil (j’avais passé commande !) aura tout de même accompagné une partie de mon retour en train dimanche soir. Ainsi s’est fermée cette très agréable parenthèse champêtre, glissant vers Paris dans la lumière orangée, rêvassant les yeux rivés à l’horizon…



Campanules et fleurs de lin prennent la pose en clair-obscur, il leur aura fallu beaucoup de patience…







Attention, l’abus de printemps est dangereux pour la santé !
Alors que j’avais déjà mal à la gorge depuis dimanche, j’ai passé mes lundi et mardi à jardiner jusqu’au soir, semant par-ci, rempotant par-là, nettoyant, binant, plantant, taillant… C’est ainsi que je me retrouve depuis hier avec de la fièvre, un solide mal de tête et une voix d’outre-tombe. Le printemps, avec son air gentillet, n’est en réalité qu’un ennemi fourbe et implacable !
N’étant pas en mesure de savoir si je survivrai à mes inquiétants symptômes, je pense prudent de publier sans tarder les quelques photos que j’ai prises mardi à la gloire des cerisiers en fleurs. Je parle des merveilleux prunus serrulata à fleurs doubles qui sèment au vent leur neige de pétales rose pâle. Ces arbres devraient être déclarés de beauté publique et envahir bien davantage les trottoirs de nos villes. Si je me lance un jour en politique, je sais du moins qu’elle sera la priorité de mes priorités en matière de politique urbaine !
Mais j’arrête mon bavardage : je commence à tousser, il est plus que temps je crois de rédiger mon testament.






Que fait un blogueur dans un moment où il n’a pas beaucoup de temps pour son blog ?
Il pioche dans ses archives photos et compose un pêle-mêle.
Le pêle-mêle impromptu, sans queue ni tête, sans autre justification que lui-même, et d’une vacuité confondante, est le meilleur ami du blogueur au dépourvu.





Événement sur Gris-bleu. Je vous offre de regarder, de contempler, d’admirer des fleurs sèches de Schlumbergera. Le Schlumbergera, autrement appelé Cactus de Noël, est une plante idéale. Il vit très longtemps, pousse lentement mais sûrement, se bouture facilement et s’entretient gentiment. Dès novembre de chaque année il se met à arborer de petits boutons roses clairs qui finissent par donner une superbe floraison juste avant Noël.
Le mien officie avec une précision métronomique parfaite dont je lui sais gré. Arriver en retard à sa floraison est l’une des plus grandes impolitesses qu’une plante puisse commettre. Notez que je ne vous parle pas ici de n’importe quel Schlumbergera, de ceux qui sortent dont on ne sait bien où, mais de celui de ma grand-mère dont je m’occupe depuis plusieurs années maintenant. Il sait ce qu’être à l’heure veut dire. Ensuite, lorsque le Schlumbergera en a par-dessus la feuille de voir tout le monde s’esbaudir devant tant de beauté, il décide tout bonnement que ça suffit comme ça. Il fait sécher ses fleurs et les laisse tomber comme de vieilles chaussettes.
Mon sens de l’observation concurrençant celui d’une taupe, je n’avais jusqu’à présent jamais accordé d’attention à ces jolies fleurs sèches qui partaient à la poubelle sans un regard. Heureusement qu’il m’arrive parfois d’ouvrir les yeux. Je remarque d’ailleurs qu’ainsi je me cogne beaucoup moins partout, ce qui est un avantage à prendre en compte, et je peux surtout enfin porter à votre attention cette révélation d’une profondeur rarement atteinte : une beauté peut en cacher une autre !




C’est une heureuse rencontre et une heureuse collaboration qui m’ont conduit tout récemment, par deux fois, loin, très loin, presque à l’étranger, en contrée vichyssoise ! (Je m’enorgueillis désormais de savoir sur une carte où placer Vichy que j’imaginais plutôt près de Saint-Tropez, en Bretagne, région que je juxtaposais elle-même vaguement à l’Alsace, dans le Sud-Ouest).
J’avais pour mission à Vichy, donc, de réaliser des prises de vue du magasin de vêtements Les Enfants d’Édouard, pour son site internet alors en construction. L’idée était de photographier les lieux bien sûr, mais aussi des vêtements et des accessoires de mode, en évoquant davantage qu’en montrant véritablement, dans l’esprit de ce que je fais ici-même pour mon blog.
Quelques recherches préliminaires sur internet nous ayant laissés convaincus, mon appareil photo et moi, que nous allions certainement nous trouver bien en ce lieu, nous avons été rapidement partants pour le projet. Nous avons en effet découvert sur place un magasin vaste et chaleureux, dévolu aux belles matières, habité, singulier, sis sous une impressionnante hauteur de plafond, qui avait d’ailleurs servi de décor au téléfilm Coco Chanel diffusé sur France 2 en 2008.
Sur le site internet qui vient tout juste d’ouvrir, vous pourrez voir les photos que j’ai faites sur la page d’accueil, dans “Produits” (Hommes, Femmes, Accessoires), dans “Vitrines” (celles du moment, de rouge vêtues), et quelques autres enfin dans “Ambiance”.
Bien que vous n’ayez nullement besoin de cure thermale, Gris-bleu valant la meilleure des hydrothérapies et fournissant un soin détente exclusif et haut de gamme toute l’année à domicile, si vous allez tout de même à Vichy, un petit détour par Les Enfants d’Édouard, forcément, s’impose. Plaisir des yeux assuré !



Les Enfants d’Edouard
11 Galerie de la Source de l’Hôpital
03 200 Vichy


Le mois de septembre a réclamé son indispensable lot de travail pour préparer la terrasse à l’hiver. Il a fallu rempoter, tailler, nettoyer, remiser et présenter à tout le monde la fétuque et le romarin fraîchement adoptés au marché aux fleurs. Tout s’est bien passé. Trop peut-être d’ailleurs, car après avoir amputé l’une des branches du romarin, j’ai senti glisser sur moi le regard réprobateur des plantes avoisinantes.
La réalisation de tartines provençales est une grande cause, l’autel de la gourmandise appelle inexorablement quelques sacrifices, c’est ce que j’ai essayé de leur expliquer diplomatiquement, une fourchette et un couteau à la main. Elles claquaient des branches, je n’ai toujours pas compris pourquoi.

Et puis, parce qu’une terrasse sans oiseaux serait aussi triste qu’un arbre mort, et parce que la vieille mangeoire avait rendu l’âme, j’en ai acheté une plus solide, montée sur piquet, avec toit en zinc (commandée chez Jardins Animés).
Adopté aussi, en vue du printemps, un nichoir en cèdre rouge non traité trouvé chez Delbard. Tatoué et agrémenté d’une ardoise, le voilà paré pour de bon. C’est qu’on ne nichera pas ici n’importe où : on prendra ses aises Villa du Nid douillet, 12 rue de la bonne graine.


