Épanouissement
- Le 29 mars 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Le printemps est bien là, il arrive en fanfare, tout ensoleillé. Un printemps fier et fougueux qui épanouit tout sur son passage, moi y compris. Il est arrivé si vite qu’il en a perdu une heure en route, rendez-vous compte ! Si quelqu’un la retrouve, qu’il me l’apporte ou me l’envoie : je saurai quoi en faire.
Pendant ce temps, mes créations ont commencé à prendre leur envol. Tout de kraft et de ruban vêtues, Le fiancé les envoie tour à tour dans leurs lieux d’adoption après leur avoir promis que tout se passerait bien. Elles n’ont pas encore bien l’habitude de voyager, elles ne sont pas encore accoutumées au grand air ni aux convois postaux, il faut les comprendre.

Envie de bricoler
- Le 12 février 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Des vieux livres, des pampilles, des perles, des pieds de lit, des rubans, des papiers, des tissus, des boîtes, des peintures, des pinceaux, des fils de fer…j’ai tout ce qu’il faut sous la main pour que, hop, de mes mains naissent d’ébouriffantes créations. Le tout étant que j’arrive à regarder mon imagination dans les yeux pour lui dire : « Allez, c’est bon maintenant, tu es une grande fille, je te laisse vivre ta vie d’imagination, tu ne seras plus jamais bridée, je ne t’arrêterai plus jamais dans ton élan, c’est promis. »
Je me demande si elle y croira. C’est qu’elle me connaît bien, elle le sait que j’aime par dessus tout savoir que j’ai tout ce qu’il faut pour créer, inventer, élaborer, transformer, et n’en rien faire. Se trouver au centre d’un champ fécond de possibles, se dire que l’on pourrait faire ceci ou cela, de telle ou telle manière, avec ci ou ça, et procrastiner, voilà le plaisir ! Du moins le mien. Mon imagination, elle, sera sûrement ravie d’apprendre que j’entends davantage la laisser s’exprimer concrètement.
Je pars de ce pas lui annoncer la bonne nouvelle.




Framboises et chantilly
- Le 22 décembre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Des framboises congelées, même décongelées, n’auront jamais le goût parfait de celles que l’on aura cueillies par une chaude matinée d’été à même un framboisier. Alors on les agrémente de fromage blanc sucré, d’un peu de confiture de fraise et de chantilly pour se dire que, finalement, tout ça n’est quand même pas mauvais du tout. Un semblant d’été en hiver pour moi qui aime si peu cette période de l’année faite de visages gris, de cieux sombres et de surconsommation.
Mais demain, plus besoin de framboises, je voguerai vers Noël en rêvant de grasses matinées et de repos. Le père Noël me les accordera-t-il ? Si je me pose la question c’est que j’ai remarqué une chose : le bonhomme n’est pas toujours très fiable !


Passez de très bonnes fêtes ! Je vous dis à bientôt.
Se sentir entouré
- Le 21 novembre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Je suis sûr que les chats du coin se relaient pour s’occuper de moi. C’est au tour d’un beau mistigri roux-beige de venir ronronner gracieusement à mes côtés, le temps d’un court passage quasi quotidien.
Ma conviction est qu’un chef de clan du quartier s’est adressé il y a peu à ses copains dans les termes approximativement suivants : « Bon, les gars, il y a un humain en mal de félins à la terrasse aux fétuques, du genre gaga des chats, alors ce qu’on va faire c’est qu’on va se relayer pour lui rendre visite. Enfin je n’oblige personne, s’il y en a parmi vous que les humains rebutent, qu’ils s’abstiennent ! Mais si vous êtes volontaires, vous ferez une sacrée bonne action. Quand vous le verrez se précipiter sur son appareil photo avec son sourire niais, vous comprendrez. Des questions ? Non ? Alors rompez ! »
Couleurs d’automne
- Le 14 octobre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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L’automne s’installe, les teintes changent, la nature prépare son sommeil. Comme chaque année je profite des pommes et des noix qui viennent de chez mes parents. La cuisine va embaumer la tarte aux pommes et le brownie !
Quant au bel anonyme tigré, il est venu pour la seconde fois hier sur la terrasse. J’avais de prime abord cru reconnaître cet autre anonyme tigré, mais non. Je lui ai offert une coupelle de lait en guise de bienvenue, en gage de paix. Il m’a offert en retour des caresses et des ronronnements à la pelle. Nous avons bien sympathisé lui et moi. J’ai été heureux comme tout et un peu triste aussi. Mon chat est mort le 5 novembre il y a trois ans, à l’heure de ces couleurs d’automne, et il me manque toujours.



Rêve d’indolence
- Le 28 septembre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Je rêve d’insouciance, de repos, de lenteur. J’ai incarné ce songe en photos, le temps de quelques clics sur le déclencheur, fugacement. Mon activité est en réalité débordante en ce moment. Mes longues journées sont happées, englouties dans un souffle.
Avoir l’ambition, comme je l’ai depuis quelques mois, de vivre de mes passions induit fatalement beaucoup de travail. Également des doutes et des vacances inexistantes. Mais c’est une saine énergie qui prend le dessus, car cette ambition est avant tout une quête de plaisir, un désir de liberté et de sens.
Bien sûr, je vous en reparlerai bientôt, puisque tout cela est loin d’être sans lien avec mon blog. Mes désirs n’ont jamais cessé de s’affiner grâce à lui, grâce à ce lien avec vous qui me porte infiniment.






Comme un petit air d’île de Ré
- Le 24 juin 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Je connais mes roses trémières comme personne. En réalité, je les ai connues à l’état de graines, alors, forcément, ça crée des liens. Elles étaient belles l’an passé, elles sont magnifiques cette année. Avec les fortes pluies que nous avons eues récemment j’ai dû leur mettre des tuteurs pour les soutenir. Je leur ai bien expliqué que parfois, dans la vie, on avait besoin d’être soutenu et qu’il n’y avait pas de honte à cela. Je ne voulais pas qu’elles se sentent coupables de ne plus tenir bien debout. Parce que toujours tenir solidement debout, ce n’est pas si facile. Il y a les intempéries, les coups de vent du sort qu’on n’avait pas prévus…
Pour me remercier d’être là, elles m’ont fait un beau cadeau : plein de bébés roses trémières qui sont sortis de terre un peu partout autour d’elles. Il n’y a pas plus émouvant qu’un bébé rose trémière qui pose sur le monde le regard innocent, confiant et doux de ses petites feuilles.
Bientôt, un soir, muni d’une tenue noire, d’une grande cape et d’un masque de Mickey, j’irai discrètement replanter ces bébés dans les jardins de la résidence. Je voulais devenir un activiste de la rose trémière, un extrémiste du fleurissement, un combattant de l’embellissement, ce sera prochainement chose faite. Vive la guérilla végétale, mort au béton !






















