Pêle-mêle


Que fait un blogueur dans un moment où il n’a pas beaucoup de temps pour son blog ?
Il pioche dans ses archives photos et compose un pêle-mêle.
Le pêle-mêle impromptu, sans queue ni tête, sans autre justification que lui-même, et d’une vacuité confondante, est le meilleur ami du blogueur au dépourvu.



Mon Schlumbergera


Événement sur Gris-bleu. Je vous offre de regarder, de contempler, d’admirer des fleurs sèches de Schlumbergera. Le Schlumbergera, autrement appelé Cactus de Noël, est une plante idéale. Il vit très longtemps, pousse lentement mais sûrement, se bouture facilement et s’entretient gentiment. Dès novembre de chaque année il se met à arborer de petits boutons roses clairs qui finissent par donner une superbe floraison juste avant Noël.
Le mien officie avec une précision métronomique parfaite dont je lui sais gré. Arriver en retard à sa floraison est l’une des plus grandes impolitesses qu’une plante puisse commettre. Notez que je ne vous parle pas ici de n’importe quel Schlumbergera, de ceux qui sortent dont on ne sait bien où, mais de celui de ma grand-mère dont je m’occupe depuis plusieurs années maintenant. Il sait ce qu’être à l’heure veut dire. Ensuite, lorsque le Schlumbergera en a par-dessus la feuille de voir tout le monde s’esbaudir devant tant de beauté, il décide tout bonnement que ça suffit comme ça. Il fait sécher ses fleurs et les laisse tomber comme de vieilles chaussettes.
Mon sens de l’observation concurrençant celui d’une taupe, je n’avais jusqu’à présent jamais accordé d’attention à ces jolies fleurs sèches qui partaient à la poubelle sans un regard. Heureusement qu’il m’arrive parfois d’ouvrir les yeux. Je remarque d’ailleurs qu’ainsi je me cogne beaucoup moins partout, ce qui est un avantage à prendre en compte, et je peux surtout enfin porter à votre attention cette révélation d’une profondeur rarement atteinte : une beauté peut en cacher une autre !

Les enfants d’Edouard



C’est une heureuse rencontre et une heureuse collaboration qui m’ont conduit tout récemment, par deux fois, loin, très loin, presque à l’étranger, en contrée vichyssoise ! (Je m’enorgueillis désormais de savoir sur une carte où placer Vichy que j’imaginais plutôt près de Saint-Tropez, en Bretagne, région que je juxtaposais elle-même vaguement à l’Alsace, dans le Sud-Ouest).
J’avais pour mission à Vichy, donc, de réaliser des prises de vue du magasin de vêtements Les Enfants d’Édouard, pour son site internet alors en construction. L’idée était de photographier les lieux bien sûr, mais aussi des vêtements et des accessoires de mode, en évoquant davantage qu’en montrant véritablement, dans l’esprit de ce que je fais ici-même pour mon blog.
Quelques recherches préliminaires sur internet nous ayant laissés convaincus, mon appareil photo et moi, que nous allions certainement nous trouver bien en ce lieu, nous avons été rapidement partants pour le projet. Nous avons en effet découvert sur place un magasin vaste et chaleureux, dévolu aux belles matières, habité, singulier, sis sous une impressionnante hauteur de plafond, qui avait d’ailleurs servi de décor au téléfilm Coco Chanel diffusé sur France 2 en 2008.
Sur le site internet qui vient tout juste d’ouvrir, vous pourrez voir les photos que j’ai faites sur la page d’accueil, dans “Produits” (Hommes, Femmes, Accessoires), dans “Vitrines” (celles du moment, de rouge vêtues), et quelques autres enfin dans “Ambiance”.
Bien que vous n’ayez nullement besoin de cure thermale, Gris-bleu valant la meilleure des hydrothérapies et fournissant un soin détente exclusif et haut de gamme toute l’année à domicile, si vous allez tout de même à Vichy, un petit détour par Les Enfants d’Édouard, forcément, s’impose. Plaisir des yeux assuré !



Les Enfants d’Edouard
11 Galerie de la Source de l’Hôpital
03 200 Vichy
La meilleure des adresses


Le mois de septembre a réclamé son indispensable lot de travail pour préparer la terrasse à l’hiver. Il a fallu rempoter, tailler, nettoyer, remiser et présenter à tout le monde la fétuque et le romarin fraîchement adoptés au marché aux fleurs. Tout s’est bien passé. Trop peut-être d’ailleurs, car après avoir amputé l’une des branches du romarin, j’ai senti glisser sur moi le regard réprobateur des plantes avoisinantes.
La réalisation de tartines provençales est une grande cause, l’autel de la gourmandise appelle inexorablement quelques sacrifices, c’est ce que j’ai essayé de leur expliquer diplomatiquement, une fourchette et un couteau à la main. Elles claquaient des branches, je n’ai toujours pas compris pourquoi.

Et puis, parce qu’une terrasse sans oiseaux serait aussi triste qu’un arbre mort, et parce que la vieille mangeoire avait rendu l’âme, j’en ai acheté une plus solide, montée sur piquet, avec toit en zinc (commandée chez Jardins Animés).
Adopté aussi, en vue du printemps, un nichoir en cèdre rouge non traité trouvé chez Delbard. Tatoué et agrémenté d’une ardoise, le voilà paré pour de bon. C’est qu’on ne nichera pas ici n’importe où : on prendra ses aises Villa du Nid douillet, 12 rue de la bonne graine.



Instants de jardin



L’harassante vie d’un dimanche ensoleillé


Me prélasser au soleil, lire un peu, feuilleter des revues de déco, et subir la dégustation de délicieux muffins avec leur cœur de chocolat fondant, je me demande comment je peux m’infliger ça !




Ma vie d’aventurier


Je ne recule devant rien pour mon blog. La preuve avec ces clichés pris ces derniers jours, lors d’un safari à la campagne dont je reviens vivant. Je ne déplore miraculeusement qu’une griffure au cou et quelques piqûres d’insectes aux jambes.
C’est qu’avec mon appareil photo, nous avons gambadé joyeusement dans les herbes folles, folâtré rêveusement dans les petits chemins, faisant fi de tous les dangers, au milieu de bestioles rampantes, sautantes ou volantes, au regard patibulaire, et méconnaissant tout des usages mondains élémentaires.


Couleur cerise



Retour à Paris chargé de cerises et de confitures de cerises, après un week-end prolongé à la campagne passé sous le cerisier, dans le cerisier, autour du cerisier, et à manger des clafoutis.
Moi, gourmand ? Je ne vois pas ce qui vous fait dire ça.

Sous le soleil, à Versailles


J’ai mis à profit la travée de ciel bleu de mercredi pour sauter, que dis-je, bondir dans le train pour passer la journée à Versailles. Hummm, que j’aime mon cerveau quand il me fait prendre de bonnes décisions ! D’autant que cette fois-ci, contrairement à la dernière fois, je n’ai pas mis de chaussures neuves. J’ai à l’inverse choisi les plus vieilles, les plus moches, les plus sales et les plus molles. Des lambeaux de chaussures. Des chaussures à mon image : je me voyais en les regardant. J’ai donc pu caracoler à mon aise au grand et au petit Trianon, prendre des photos, écouter les oiseaux (ça drague dur dans les arbres), et faire le plein de soleil.
Que mes chaussures vieilles et molles soient donc ici publiquement, solennellement, respectueusement remerciées.


Et pour info, très bientôt au Château de Versailles :
Exposition Fastes de Cour et cérémonies royales
Les cours européennes ont développé une forme de langage politique à travers le costume. Une typologie commune de costumes s’est progressivement installée depuis le Moyen-Age. Elle trouve son aboutissement, en France, sous le règne de Louis XIV. L’influence de la cour de France, attestée par les nombreuses commandes à Paris, assure son rayonnement à la fin du XVIIe siècle, et jusqu’à la chute de la Monarchie. Ces costumes de cour s’apparentent à des uniformes fastueux dont le luxe ostentatoire sert la Monarchie en suscitant la soumission éblouie des contemporains.Constitutifs de l’essence de la royauté, ils échappent aux prises du temps. Environ 200 oeuvres présentées.
fin d’hiver
















