Beau pour les yeux et les oreilles
- Le 16 août 2011
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Diamond Mine de Jon Hopkins et King Creosote. Je ne peux que vous suggérer d’écouter cet album toutes affaires cessantes, c’est une grâce pure, immédiate, évidente, qui vous emporte en apesanteur. Je suis sous le charme.
Voici le cinquième titre de l’album, doté, à sa mesure, d’un écrin visuel extrêmement poétique :
Diamond Mine
De Jon Hopkins et King Creosote
Label : Domino
Sortie : mars 2011
Jamie Beck – From me to you
- Le 21 février 2011
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Elle est ravissante, davantage même. Et très talentueuse. Le blog de la photographe new-yorkaise Jamie Beck, From me to you, est une découverte qui m’a laissé sans voix, d’abord sur la forme car son site est remarquablement bien ficelé graphiquement, très professionnel, avec des finitions et des détails parfaits, sur le fond ensuite avec ses photographies extrêmement belles, tour à tour sombres ou lumineuses, denses, profondes, saturées ou légères qui balaient avec le même talent la mode, les paysages urbains ou champêtres, la cuisine et la décoration. Au cœur de tout cela Jamie Beck figure régulièrement dans des autoportraits (comme on la voit ici) où elle apparaît radieuse, dans un style inspiré des années 50 essentiellement. Nous voilà propulsés très loin de ces allures négligées, pas nettes, si prisées aujourd’hui. Il flotte autour de la photographe et de son travail une aura de perfection que je trouve très enthousiasmante. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été emballé à ce point par de la photographie, et par un blog. Nous nous abreuvons tellement d’images que nous finissons par y noyer nos émotions visuelles.


Blog : From me to you – Photographe : Jamie Beck
Il y a beaucoup à voir, les pages sont un peu longues (seul petit défaut ergonomique), il faut prendre son temps mais le plaisir n’en est que meilleur. Il ne faudrait pas manquer ceci par exemple, en mettant le son. Bon voyage donc !
Les harmonies d’Agnès Obel
- Le 26 octobre 2010
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Agnès Obel est jolie, jeune, danoise, mais ne s’en contente pas. Son premier album, Philharmonics, est un petit bonheur à s’approprier doucement, comme on s’approprie un paysage au fil de l’eau. Les mélodies sont d’une grande délicatesse. L’ombre de Satie plane. Il s’en dégage un charme énigmatique, nuancé et envoûtant. L’automne trouve ici l’accompagnement qui sied à sa mesure, et dont je m’imprègne en boucle.
Riverside, deuxième titre de l’album :
Site officiel : www.agnesobel.com
Bright Star, la leçon de beauté
- Le 28 février 2010
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Les muses ne titillent pas seulement les poètes. Lorsqu’elles décident de s’occuper ailleurs, elles s’attablent avec Jane Campion.
Bright Star, qui relate la rencontre amoureuse du jeune poète romantique John Keats avec la plus jeune encore Fanny Brawne, est un film parfait et magnifique. Il nous grise de délicatesse, nous enivre de beauté. On se laisse glisser dans Bright Star comme on entrerait dans une eau douce et obscure. Nous voici reliés aux amants avec volupté, pris au souffle de la passion, dans les regards, les attentes, la retenue, les frôlements et les silences qui donnent à l’amour sa grandeur.
La grâce a le mouvement doux, le contour délié. La frénésie et la vitesse sont ses ennemies déclarées. Jane Campion en fait ici un remarquable rappel.
Bright Star
de Jane Campion
dans les salles depuis le 6 janvier
avec Abbie Cornish et Ben Whishaw
Sade – The soldier of love
- Le 1 février 2010
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Elle est discrète, belle, sympathique et singulière. Sa voix est reconnaissable entre mille. Sade a traversé les années fidèle à son style, faisant fi des modes quand tant d’autres s’aplatissent devant elles, distillant ses chansons douces ou mélancoliques avec élégance. Comment se lasser de l’écouter ? Sade échappe au temps, les années passent, ses chansons restent, intactes. J’aurais pu pourtant les user à moi tout seul !
Le nouvel album de Sade, intitulé The soldier of love, sortira le 8 février. On peut d’ores et déjà voir le clip de la chanson (que j’aime déjà !) qui donne son titre à l’album sur son site officiel. Plus que quelques jours d’attente en tout cas avant de découvrir la totalité de cet opus concocté avec ses acolytes et amis de toujours : Andrew Hale, Stuart Matthewman et Paul Spencer Denam.
Mes oreilles s’en frottent déjà les lobes !
En attendant, ne nous refusons pas un petit retour en arrière, d’abord en 88, puis en 92 :
Simon’s cat
- Le 15 septembre 2009
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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Les chats ne se contentent pas d’être beaux, gracieux et doux, ils ont à leur disposition un arsenal impressionnant de petits trucs pour vous rendre la vie impossible quand il veulent quelque chose, surtout lorsqu’ils ont faim, c’est-à-dire à peu près tout le temps, comme moi. Avec ses trois chats, l’illustrateur anglais Simon Tofield n’est pas passé à côté de cette évidente constatation. Il la restitue avec tendresse et beaucoup d’humour dans de petits dessins animés qu’il réalise lui-même et qui ont pour héros un chat d’une opiniâtreté à toute épreuve.
Si vous ne connaissez pas encore Simon’s cat, vous pourrez le découvrir sur le site de son auteur. Les plus ailurophiles d’entre vous (je pense forcément ici à Rafaèle) vont sûrement bien rire de ses mésaventures. Quand on a un chat ou qu’on en a eu un, il est impossible d’avoir échappé à certaines choses…
Rencontre avec Eymeric François
- Le 10 juillet 2009
- Par Philippe
- dans Artistes, créateurs
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L’occasion s’est présentée de rencontrer le couturier Eymeric François dans son show-room du 2ème arrondissement. Un moment sympathique et prolixe autour d’un thé avec une petite interview, exclusive bien sûr, pour Gris-bleu.
Pouvez-vous présenter votre parcours, votre maison de couture ?
Eymeric François : J’ai eu la chance d’être récompensé en 2000 par le prix spécial du jury LVMH au Festival International des Jeunes Créateurs de Mode de Dinard, un prix qui a été créé pour moi par Jean-Jacques Picard avec, à la clé, l’opportunité de présenter ma première collection à Paris. Cela a été un vrai tremplin. J’avais seulement vingt-deux ans, je venais de terminer mes études. Depuis, les défilés se sont enchaînés, ma maison de couture est née. Nous sommes une petite équipe soudée, aidée par un bureau de presse extérieur pour la communication.
Je vois des robes de cocktail, de soirée, partout sur les portants, et des robes de mariée en cours d’exécution apparemment ?
E. F. : Je conserve toutes les archives de mes collections autour de moi, ce qui explique la présence de toutes ces créations. La volonté de faire des robes de mariée correspond à une orientation plus récente que nous avons prise fin 2008.
Comment travaillez-vous pour une robe de mariée ?
E. F. : C’est d’abord un travail d’écoute. Nous ne présentons rien sur catalogue, nous réalisons des robes absolument uniques. La conception est rythmée par des essayages espacés d’au moins deux semaines si possible. A la fin, nous réalisons également une housse sur mesure et offrons le dessin original de la robe à notre cliente.
Une future mariée doit-être particulièrement exigeante ou difficile, non ?
E. F. : Au contraire, la jeune femme qui arrive pour une robe de mariée a des étoiles dans les yeux. Elle n’est pas toujours habituée ou n’a pas toujours une longue expérience des maisons de couture. C’est à nous d’être exigeants pour elle.
D’une manière générale, quelles sont vos sources d’inspiration ?
E. F. : Tout ce qui tourne autour des codes de l’ultra-féminité, celle de la femme qui a des hanches, des seins, une taille dessinée. Cette féminité renvoie également aux codes des années 50 ou à ceux de la femme fatale. Mais je peux aussi être inspiré par le gothique ou le vêtement antique, et bien sûr par le style de la rue. Chaque thème de collection est une part de moi. Mais je n’oublie jamais qu’un vêtement doit mettre la femme qui le porte en valeur, sans la cacher ou l’éclipser, voilà pourquoi je ne donne pas trop dans la démesure.
Comment trouve-t-on sa place au milieu de créateurs parfois très médiatisés ?
E. F. : Ce n’est pas facile. La presse s’intéresse de moins en moins aux jeunes créateurs, le sujet n’est pas assez vendeur. En outre, quand la Chambre Syndicale de la Haute Couture intègre de jeunes créateurs au calendrier officiel des défilés, elle les laisse tomber ensuite, il y a un vrai problème de suivi et de reconnaissance à ce niveau-là. Les défilés off n’ont pas du tout la même couverture médiatique.
On parle beaucoup de la crise, comment vivez-vous cette période ?
E. F. : C’est assez effrayant, on voit les autres s’écrouler, on se sent fragilisé, avec une visibilité devant soi réduite à très court terme. D’un autre côté, c’est aussi une source de stimulation. Et puis en tant que petit, on a l’habitude de se battre, de trouver des solutions, on a une souplesse que des maisons plus grandes ont parfois du mal à trouver. Nous continuons d’ailleurs à nous investir dans différents projets. Nous participons à des opérations caritatives au profit des Blouses roses ou de l’Unicef par exemple. Nous réalisons aussi des costumes de scène pour des chanteurs ou pour le théâtre. Ce travail n’est généralement pas rémunéré mais représente un vrai plaisir de créateur et aussi un pari sur l’avenir.


Le site officiel du créateur : www.eymericfrancois.com
Présentation de la collection été 2009 au Studio Harcourt :





















