Pieds de piano
- Le 5 février 2012
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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J‘en avais déjà deux, les miens, au bout de mes jambes. Il m’en a fallu deux autres, des pieds de piano sans piano : le plaisir était garanti sans fausse note. Je pourrais en faire des lampes, des supports d’étagère, des candélabres ou je ne sais quoi d’autre, mais cela risquerait de me fatiguer. Je les ai nettoyés et je les ai posés sur un meuble, c’est déjà beaucoup. Ils tiennent debout, ne bougent pas, ne demandent rien, je ne regrette pas mon acquisition.


Le tour du globe
- Le 9 novembre 2011
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Mes dernières acquisitions aux puces ont été très modestes : un petit globe en verre et un machin en cuivre qui se dévisse sur l’avant. L’intérieur était recouvert d’un feutre vert foncé que j’ai ôté. Je dis que c’est un machin mais je n’en sais fichtre rien. Si l’on y réfléchit bien c’est peut-être un bidule.

Trouvailles
- Le 28 août 2011
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Un grand cadre noir et or trouvé mercredi sur le trottoir. Il était adossé à une poubelle d’immeuble et n’attendait que moi ! Il est en bon état et le sera encore plus après un bon nettoyage. La jeune femme qui se trouve à l’intérieur retournera bientôt quant à elle à son funeste destin poubellesque. Je n’aurai aucune pitié.
Deux petits cadres dorés achetés hier dans une brocante boulevard Voltaire. Leur laid contenu ira tenir compagnie à la jeune fille sus-mentionnée…
Une petite cloche en métal argenté également trouvée boulevard Voltaire qui me sera très pratique pour me sonner : j’accourrai alors à mon service illico. Je compte souvent l’utiliser.
Un bougeoir en bronze déniché le week-end dernier aux puces de Montreuil. Il est plutôt affreux, avec un je-ne-sais-quoi de déprimant. Je devais sûrement avoir de bonnes raisons de l’acheter, mais lesquelles ? mystère !
Chiner au chaud, chiner au froid
- Le 14 décembre 2010
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Cela faisait longtemps que je n’étais pas parti chiner. Tout en restant au chaud auprès de mon bien aimé radiateur, je me suis d’abord égaré au Danemark, à la rencontre de Caroline chez qui j’ai déniché de jolies pinces à bougies orientables.
Puis soudainement, hier matin, je me suis entendu dire au revoir à mon radiateur, non sans lui promettre de revenir bien vite pour ne pas l’inquiéter, et je suis parti aux puces de Saint-Ouen. J’y ai adopté quelques pampilles, mais surtout un « Chat triste » à la librairie AMK. Il s’agit d’une petite gravure à la pointe sèche de l’artiste animalière Bernadette Planchenault.
Ce chat, que voulez-vous, je me suis dit qu’il serait beaucoup mieux près de mon radiateur que sous les froides verrières du marché Dauphine. Je ne crois pas m’être trompé.


Fleur de lys
- Le 6 août 2010
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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J’ai trouvé cette lourde fleur de lys sculptée aux puces de Montreuil. Je l’ai d’abord laissée telle quelle. Puis je l’ai peinte en gris-bleu. Puis j’ai regretté de l’avoir peinte. Puis je m’y suis fait.
Mais plutôt qu’un gris-bleu, j’aurais dû opter pour un gris-gris qui m’aurait au moins porté bonheur !


Bassine étoilée, plantes et gent ailée
- Le 24 mai 2010
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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Je me suis sérieusement activé dehors cette année pour préparer un havre de paix verdoyant. J’aime jardiner, cela tombe bien. J’ai rempoté à tour de bras, démonté de vieux bacs dont les planches encore saines composent désormais un banc, acheté de jolis treillages en acacia, une pergola, et semé ciboulette, cosmos, laitues, pourpier doré et haricots d’Espagne. J’ai accueilli de nouveaux hôtes : un framboisier, un pied d’estragon, des géraniums vivaces, une clématite, des mauves et un kiwi. Pas de kumquat donc, mais un kiwi en pleine forme qui pousse très vite le long de la pergola. Le kiwi est une liane, j’attends donc avec impatience le jour où je pourrai faire Tarzan dans de bonnes conditions. Je porte déjà la tenue.
Il est ainsi pour moi un plaisir précieux, celui de m’éveiller chaque matin en passant mes plantes en revue, félicitant celles qui ont progressé pendant la nuit, encourageant les plus timides, soutenant les plus faibles, sermonnant gentiment les paresseuses.
Je veille aussi chaque jour à l’eau du bain. La grande soucoupe en terre de cinquante centimètres de diamètre, posée sur un pot renversé, fait office de bassin idéal. Son succès auprès de la gente ailée du quartier ne se dément pas. Depuis peu, en dehors des mésanges, moineaux, merles et pies, des serins cini viennent s’y désaltérer ainsi qu’un geai. Depuis que j’ai adopté la tenue de Tarzan mais renoncé à crier oh ih oh ih ooohhhh, ih oh ih ooooohhhhhhh, en me frappant le torse, les oiseaux viennent en plus grand nombre sans lueur terrorisée dans le regard.
Après les plantes et les oiseaux, la star de la terrasse est cette deuxième bassine en zinc chinée il y a quelques semaines. Je n’ai pas résisté à ses bords droits et n’ai pas tardé à lui décerner sa première étoile Un esprit en plus. Elle incarne son rôle de bassine avec une conviction exemplaire et cela méritait bien une récompense.


La lanterne noire
- Le 7 janvier 2010
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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La pauvre n’était ni ancienne ni de belle qualité, ses vitres étaient brisées, elle n’avait pour elle que son air de tristesse, sa jolie forme et sa capacité à refléter mon image dans son miroir intact. C’est en l’examinant, dans l’instant précis où j’ai reconnu, mirée, la bovine profondeur de mon regard, que s’est éveillé mon instinct lanternel. Il me la fallait, et qu’on ne me fît point lanterner ! Chose faite, je l’ai nettoyée, débarrassée de ses bris de verre, et j’ai découpé une planchette que j’ai peinte en noir pour faire un fond. Je suis le Landru de la planchette ! Puis je l’ai parée d’un portrait « empampillé » : un simple découpage (encore…) de papier placé au dos d’une grande pampille.

























