Archive

Archives pour la catégorie ‘/I/ Au gré des brocantes’

Fleur de lys

06/08/2010 Philippe

Fleur_de_Lys

J’ai trouvé cette lourde fleur de lys sculptée aux puces de Montreuil. Je l’ai d’abord laissée telle quelle. Puis je l’ai peinte en gris-bleu. Puis j’ai regretté de l’avoir peinte. Puis je m’y suis fait.

Mais plutôt qu’un gris-bleu, j’aurais dû opter pour un gris-gris qui m’aurait au moins porté bonheur !

Fleur_de_Lys_boisFleur_de_Lys_peinte

Bassine étoilée, plantes et gent ailée

24/05/2010 Philippe

Un_esprit_en_plusLanterne_blanche

Je me suis sérieusement activé dehors cette année pour préparer un havre de paix verdoyant. J’aime jardiner, cela tombe bien. J’ai rempoté à tour de bras, démonté de vieux bacs dont les planches encore saines composent désormais un banc, acheté de jolis treillages en acacia, une pergola, et semé ciboulette, cosmos, laitues, pourpier doré et haricots d’Espagne. J’ai accueilli de nouveaux hôtes : un framboisier, un pied d’estragon, des géraniums vivaces, une clématite, des mauves et un kiwi. Pas de kumquat donc, mais un kiwi en pleine forme qui pousse très vite le long de la pergola. Le kiwi est une liane, j’attends donc avec impatience le jour où je pourrai faire Tarzan dans de bonnes conditions. Je porte déjà la tenue.

Il est ainsi pour moi un plaisir précieux, celui de m’éveiller chaque matin en passant mes plantes en revue, félicitant celles qui ont  progressé pendant la nuit, encourageant les plus timides, soutenant les plus faibles, sermonnant gentiment les paresseuses.

Je veille aussi chaque jour à l’eau du bain. La grande soucoupe en terre de cinquante centimètres de diamètre, posée sur un pot renversé, fait office de bassin idéal. Son succès auprès de la gente ailée du quartier ne se dément pas. Depuis peu, en dehors des mésanges, moineaux, merles et pies, des serins cini viennent s’y désaltérer ainsi qu’un geai. Depuis que j’ai adopté la tenue de Tarzan mais renoncé à crier oh ih oh ih ooohhhh, ih oh ih ooooohhhhhhh, en me frappant le torse, les oiseaux viennent en plus grand nombre sans lueur terrorisée dans le regard.

Après les plantes et les oiseaux, la star de la terrasse est cette deuxième bassine en zinc chinée il y a quelques semaines. Je n’ai pas résisté à ses bords droits et n’ai pas tardé à lui décerner sa première étoile Un esprit en plus. Elle incarne son rôle de bassine avec une conviction exemplaire et cela méritait bien une récompense.

Etiquette_en_ardoiseBassine_en_zinc

La lanterne noire

07/01/2010 Philippe

Pampille_portraitLanterne_muraleLueurs

La pauvre n’était ni ancienne ni de belle qualité, ses vitres étaient brisées, elle n’avait pour elle que son air de tristesse, sa jolie forme et sa capacité à refléter mon image dans son miroir intact. C’est en l’examinant, dans l’instant précis où j’ai reconnu, mirée, la bovine profondeur de mon regard, que s’est éveillé mon instinct lanternel. Il me la fallait, et qu’on ne me fît point lanterner ! Chose faite, je l’ai nettoyée, débarrassée de ses bris de verre, et j’ai découpé une planchette que j’ai peinte en noir pour faire un fond. Je suis le Landru de la planchette ! Puis je l’ai parée d’un portrait “empampillé” : un simple découpage (encore…) de papier placé au dos d’une grande pampille.

LionMoules_photophoresLanterne_noire2Lanterne

Cage et pampilles

26/10/2009 Philippe

pampilles

Avec l’automne, je reprends goût aux puces et autres brocantes. J’ai ainsi adopté récemment une applique, un chapelet de pampilles et une petite cage rouillée que j’ai repeinte dans sa couleur d’origine.

Il est probable que ce nouveau collier de pampilles finisse comme le premier, en suspension.

Je n’ai rien arrêté encore, idée en suspens.

appliquechapelet2cage_verte

Quilles et croquet

28/07/2009 Philippe

quillescroquet

On chine parfois sans coup de cœur aucun, d’autres fois avec des attirances en chaîne et sur le même thème. C’est ce dernier cas de figure qui m’a fait quitter samedi les Puces de Vanves en compagnie d’un mini jeu de croquet d’intérieur et de deux petits jeux de quilles. Avoir été séduit une première fois par un jeu de croquet, l’an passé, m’aurait-il perfidement inoculé le virus des jeux en bois ?

quilles_en_boisquilles_rouges

Arrosoir et boîte à vifs

30/06/2009 Philippe

boite_a_vifs

Après avoir vu des boîtes à vifs en fer blanc exposées sur plusieurs blogs (Un autre été, Du bruit dans l’atelier et Les saisons douces notamment) , j’ai succombé à la tentation d’en acheter une samedi dans une brocante qui avait lieu avenue du Trône. Si vous vous demandez à quoi cette boîte-ci va me servir, je me pose aussi la question. Oui, comme s’il ne me suffisait pas de me flageller d’avoir eu l’achat grégaire ! Comme si ce n’était pas assez, donc, d’avoir perdu toute estime de soi !  Je pourrais toujours me mettre à la pêche dans la Seine et cuisiner du poisson pollué, mais je n’ai pas encore chiné de canne à pêche, quel dommage !

Quant au vieil arrosoir en zinc, il m’attendait dans cette même brocante à quelques pas de la boîte à vifs. Une acquisition que je suis content d’avoir faite, voilà un bon moment que j’en cherchais un qui me plaise et qui soit en bon état.

arrosoir_en_zincarrosoir_en_zinc2boite_a_vifs2

Le retour de la pampille

10/03/2009 Philippe
pampilles3pampilles4

Ce lustre-ci n’avait rien pour me taper dans l’oeil. Posé à même le sol, dans un état de très grand délabrement et de saleté, c’est pourtant lui que j’ai choisi d’adopter lors de ma promenade chineuse de samedi.

Je savais que le lustre finirait à la poubelle aussitôt débarrassé de ses pampilles en cristal, en l’occurrence cinq grandes, treize moyennes dont onze en excellent état, une grosse boule et dix petites fleurs. Chacune a été amoureusement dégagée de sa couche de crasse noirâtre avec du savon et une vieille brosse à dents, avant d’être vêtue de papier de soie et d’être rangée dans l’attente d’une utilisation.

pampilles5

Tasses de Digoin

04/03/2009 Philippe

digoin2digoin3

Il y a environ deux semaines, j’ai chiné un grand plumier et quatre tasses de Digoin que je n’ai pas pu me résoudre à laisser. J’ai lutté pourtant, si fort que j’ai même réussi à m’extirper du stand pendant trois secondes. Acheter des tasses, absurde ! J’en ai déjà 9543456431646346687522. Bien qu’en les recomptant ce matin je n’en ai trouvé que 9543456431646346687521. J’ai dû faire une erreur quelque part…

En tout état de cause, j’ai lutté en vain, séduit par leurs jolies couleurs, leur jolie forme et leur excellent état. Du coup, elles commencent une brillante carrière à mon service pour le premier café du matin. Je suis fier d’elles, elles y arrivent très bien !

André Pécoud ou les bonheurs de Philippe

30/01/2009 Philippe

Il y a peu, j’ai acheté en brocante un livre des années 50 illustré par André Pécoud, en l’occurrence Les quatre filles du docteur March. Car la vue de ces dessins a fait ressurgir en un éclair le lumineux souvenir de mes premiers émois de lecture, à 8 ans. A cet âge avancé, ma famille s’inquiétait légitimement de ne me voir pas prendre goût aux livres. Je ne lisais point Goethe dans le texte, je ne nourrissais aucune passion ardente pour la Recherche du temps perdu et j’ignorais superbement Pascal, Kant et Mallarmé, n’importe qui s’en serait rongé les ongles, normal.

Il m’aura fallu entendre la directrice de mon école lire des extraits des Malheurs de Sophie pour déclencher d’un coup mon intérêt. Aussitôt rentré à la maison j’avais pu me plonger dans ces Malheurs vite dénichés et par chance illustrés par André Pécoud. Je possédais d’autres livres de la Comtesse de Ségur, dans de vieilles éditions poussiéreuses, mais ils ne contenaient évidemment aucun dessin de cet illustrateur (1880-1951). Peu de temps après, je devais également recevoir l’intégralité des ouvrages de la Comtesse de Ségur dans une édition reliée, d’un bleu roi rehaussé de dorures sophistiquées, mais mes dessins favoris ni figuraient toujours pas. Déception.

Alors, au point de lire le livre plusieurs fois, je suis resté sous le charme de cette Sophie qui vivait des aventures aux antipodes de ce que j’étais : enfant sage, calme et posé. Un charme habilement renforcé par ces fameuses esquisses de Pécoud aux traits vivants, aussi délicats qu’expressifs, qu’encore aujourd’hui je trouve tout à fait séduisantes.

pecoud_andrepecoud_andre2

Avez-vous le souvenir précis de vos premiers émois de
lecture, si vous avez aimé lire dans votre enfance ?

Médicis illuminé

19/01/2009 Philippe
medicismedicis2
La pluie de samedi matin ne m’a pas dissuadé de faire un tour en brocante d’où j’ai rapporté, d’un pas juste un peu plus pressé que d’habitude, ce petit vase Médicis.

medicis3
Bonne semaine à tous !