Noir et blanc, en couleur

Un sac blanc et un haut noir en écho au panama, un décoiffé équilibré par des lunettes structurées et voilà habilement mêlés chic et décontraction.
Partant de cette silhouette croisée à l’entrée des Tuileries, j’ai dessiné un “look panama” plus poussé avec une tunique simple, de noir et de blanc cassé bien sûr, embrochée de fleurs, plus pratique que de porter un vase sous le bras.

Bain de pieds au Louvre

Prendre un bain de pieds, d’accord, mais la tête décemment couverte.
Dernière lueur

Les lunettes Dior sont bien sûr un peu trop Dior tandis que le poignet arbore un bracelet rouge parfaitement superfétatoire. Mais que ne passerait-on pas à une jolie silhouette quand le soleil dépose sur elle son hommage crépusculaire ?
Noir et blanc, en noir et blanc

Les robes en imprimé noir et blanc siéent très bien aux photos noir et blanc. C’est une vérité qu’il ne faut plus taire. Je trouve aujourd’hui, devant vous, solennellement, le courage de le dire.
Blondeur platine, pois et satin

Si l’on vous dit un jour que Barbie n’existe pas en chair et en os, il ne vous restera plus qu’à adresser l’ignorant ou l’ignorante à Gris-bleu, un blog formidable qui ne se contente pas de vaines assertions, mais qui les étaye photos à l’appui.
Ebouriffant

On peut bien sûr s’ébrouer au sortir d’une douche ou d’un bain de mer, classiquement. On peut aussi s’ébrouer avant de traverser une rue. C’est original, mais il y a plus efficace pour se débarasser du soleil, qu’on se le dise !
La vie en rose, et parme

Une longue robe parme, un grand chapeau rose et une superbe chevelure, tout pour accrocher la lumière et se montrer à la hauteur de l’été. Le soleil n’aime pas la fadeur et je suis bien d’accord avec lui.
Chevelure


Des pas pressés, déterminés, et une chevelure impressionnante tombant presque jusqu’aux genoux, il ne m’en a pas fallu davantage pour vouloir saisir l’instant, dans l’encadrement formé des Tuileries à gauche et du premier bataillon de réverbères de la Concorde.
A regarder ces photos, j’ose à peine imaginer le temps nécessaire à l’entretien d’une telle chevelure. Un temps de patience et de soin, forcément considérable, qui dit aussi l’investissement narcissique qui l’accompagne.
Je me rappelle ma grand-mère me racontant avoir connu, lorsqu’elle était enfant, des femmes dont les cheveux “traînaient au sol” et qui s’en faisaient une tresse qu’elles s’enroulaient ensuite sur la tête. Je trouvais ce récit fascinant, imaginant non plus des femmes, mais des créatures d’un autre ordre ayant quitté, par la magie de leur chevelure extraordinaire, leur condition humaine.

Rayée
















