Cure de kumquats

Ce week-end, j’ai testé les kumquats.
Ce petit agrume exotique qui se mange avec la peau a l’air inoffensif, mais seulement l’air. Avec son goût acidulé, vos papilles réveillées manu militari se mettent aussitôt à danser la samba. C’est carnaval à tous les étages et vous voilà plein de peps.
Du coup, je me suis mis en tête d’acheter un kumquat en pot, m’imaginant en kumquaticulteur heureux, récoltant des paniers entiers de ces petits fruits orangés. Le fleuriste du coin en proposait mais j’ai douté d’un seul coup de jamais obtenir à Paris, sans serre à disposition, la production de mes rêves. Je me suis donc abstenu.
Le kumquat ne manque pourtant pas d’atouts. Il est moins fragile que les autres agrumes et on peut le voir déjà fructifier sur de jeunes pieds ce qui est plutôt bon signe : pas besoin d’attendre cinquante ans avant que le kumquat génère !
Au Palais Royal


Il faut de nouveau fermer les yeux en entrant au Palais Royal : les travaux de restauration des colonnes de Buren sont terminés. Remplissant l’espace autour des colonnes, un goudron noir et grossier achève la disgrâce de la cour d’honneur. Une hideur parfaite, totalitaire, certes pas nouvelle, mais requinquée.
Souvenons-nous : Daniel Buren, tel un enfant à qui l’on retire la tétine un peu brutalement, avait fait une grosse colère en 2007. Il était scandaleux que les pouvoirs publics laissent péricliter son œuvre ! Que cette dernière subisse les outrages du temps, ça non, Buren n’en pouvait plus décolérer du haut de son “droit moral” sur son œuvre, moulinant rageusement l’air de ses petits poings serrés. Il ne vitupérait pourtant pas d’un berceau. Mais la vieillesse infantile, pas plus que l’enfance, ne tolère d’affront à sa toute puissance. Ainsi glapissait Buren, s’imaginant gagner l’immortalité à travers une œuvre pérenne et dûment restaurée. Foire aux vanités, quand tu nous tiens ! Car nest-ce pas de cela dont il s’agit ?
Les glapissements courroucés et autres menaces de procès avaient en tout cas fini par être entendus de Christine Albanel, alors ministre de la culture, qui avait assuré dès la fin de 2007 qu’un plan de restauration serait lancé.
Il l’a bien été.
Pas assez loin hélas.
Pendant ce temps, autour des colonnes et du jardin , les galeries encrassées et en mauvais état nécessiteraient un entretien qui leur fait visiblement défaut. De Lermercier à Contant d’Ivry, les bâtisseurs du Palais Royal ne sont plus là pour s’indigner, s’agiter, dénoncer, menacer. C’est ballot.
Mais à notre tour ne soyons pas mesquins et réjouissons-nous après tout pour Buren : il a retrouvé sa tétine !


Cuvée 2009



Noël 2009, une cuvée familiale qui a su tenir ses promesses, hic ! Charpenté, corsé, ample en bouche, tout en nuances de fruits rouges, hic ! avec des arômes dominants de framboise… Bref, un Noël charmeur, puissant et subtil à la fois, qui s’est très bien laissé boire !



Bouche bée
Vous avez été très nombreux à ne rien me dire, à ne rien manifester. Mais comment vous en vouloir alors que je sais si bien ce qui arrive ? Car il n’y a qu’une seule hypothèse qui tienne la route pour expliquer ce silence : vous êtes restés tout simplement bouche bée, interdits, éblouis à sa vue !
A la contempler, je reste également saisi d’une vive émotion. Elle est si…et en même temps tellement…Ah, les mots me manquent, c’est terrible ! J’ai mobilisé pour la réaliser toutes mes capacités de concentration, qui excèdent rarement celles d’un poisson rouge. J’y ai mis de l’amour, du temps, de l’exigence, de la patience. Il fallait qu’elle se sente belle pour vous accueillir au mieux, avec douceur, avec chaleur, en ces temps d’obscur frimas.
Malheureusement, tout cela peut comporter des effets secondaires douloureux auxquels je n’avais pas pensé en amont. D’où mon présent billet qui vaut bulletin d’alerte : à rester en effet bouche bée devant ma nouvelle bannière, en station prolongée, vous risquez des crampes ! Il faut vous ressaisir absolument avant qu’il ne soit trop tard, soit en regardant ailleurs (la neige par la fenêtre par exemple), soit en vous éloignant de l’écran.
La grippe A, j’aime ça
J’aime déjà la grippe A : bientôt, dans le métro, les musées, partout où l’on trouve des gens à tendance gluante, je simulerai d’atroces quintes de toux avec des airs de phase terminale. Je fais ça très bien, j’ai été simulateur de toux dans une vie antérieure. C’est une compétence très utile quand on veut faire de la place autour de soi. Et puis j’aime voir les gens courir en poussant des cris de panique quand ils me fuient. Il y en a toujours qui tombent et d’autres qui les piétinent, rien n’est plus distrayant.
La peur est un sentiment formidable : elle s’insinue, glisse et s’enroule, croît, grossit, grandit, forcit, se développe et s’installe, campe et s’étend. La peur paralyse, la peur entrave et anesthésie. Subie par le plus grand nombre, elle est très opportune pour quelques uns. Moi qui ne suis, modestement, que le plus grand simulateur de toux que la terre n’ait jamais porté, comme je regrette aujourd’hui de ne pas être un industriel pharmaceutique (humm, les ventes de Tamiflu, de vaccins…), un homme d’Etat (humm, ces paupières fermées sur les politiques menées) ou un patron de presse (humm, ce bon grain à moudre pendant la crise).
Si j’étais médecin ou infirmier dans le public, même peureux, je m’interrogerais probablement quand même sur la pertinence d’une dépense de plus d’un milliard d’Euros en vaccins et en masques. Je m’interrogerais sur la possibilité d’une mutation du virus au moment des premières vaccinations, je me demanderais si le masque est une barrière avérée contre le virus, je me poserais aussi la question de savoir si l’on a assez de recul avec des tests de vaccination réalisés dans l’urgence.
Enfin, heureusement, je n’ai pas ce mauvais esprit caractérisé des médecins et infirmiers du public qui, non contents de constater l’accentuation d’une médecine à deux vitesses, les urgences surchargées ou le manque de personnels (entre autres), pourraient avoir le front de poser des questions dissidentes et acrimonieuses autour d’une bagatelle d’un milliard et des poussières.
Pour ma part je n’ai aucun mauvais esprit, c’est évident. Il n’empêche que certaines questions m’étaient venues à l’esprit cet été bien malgré moi. Justement à propos du recul suffisant ou non des tests de vaccination et, donc, de mon choix de me faire vacciner ou non. En mobilisant trois neurones valides, pas des cracks ni des spécialistes, des neurones juste un peu intuitifs, pétris d’un peu de bon sens, j’avais heureusement réussi à répondre et à évacuer ces questionnements. Car entre eux la discussion avait été rondement menée et le résultat des délibérations promptement rendu : non, je ne me ferais pas vacciner.
A lire plus tard début septembre ce que disait le Syndicat National des Professionnels Infirmiers des adjuvants présents dans les vaccins achetés, mes trois neurones ont bombé le torse. A lire les propos de son secrétaire général (ici tout récemment par exemple), ils ont réclamé du caviar à tous les repas.
Mais je ne suis pas homme à me laisser faire par trois neurones. Sans eux, j’en suis certain, je n’aurais cédé en fin de compte ni à la peur ni à la vaccination. Je n’aime pas la peur, je n’aime pas les paupières fermées et j’ai horreur des piqûres, ça fait bobo.
Et puis finalement, que craindre ? A bien y réfléchir, ce virus n’est-il pas tout petit, tout minuscule ? C’est même d’une vérité criante à qui veut bien l’entendre : le H1 est nain !
N1, pardon.
Grand nettoyage

Non, ce n’est pas une photo prise après une averse. Sur cette terrasse des Tuileries, un garçon de café venait simplement de procéder à un nettoyage efficace, au jet. Une idée ingénieuse à reprendre chez soi, de la cuisine au salon.
Au Salon de l’Agriculture

J’ai passé la matinée au Salon de l’Agriculture, une première que je ne regrette pas. A moi l’air de la campagne au Parc des Expositions ! Enfin avec de l’imagination. Parce que la densité de la population en milieu rural est très, très légèrement inférieure à celle du Salon de l’Agriculture où il est difficile de ne pas marcher sur les pieds des autres et de ne pas recevoir un sac à dos dans la figure.
Néanmoins, Parisien en mal chronique de vertes prairies, rêvant d’une vie saine et roborative au milieu des poules, je ne pouvais pas ne pas aller au moins une fois dans ma vie à ce salon. Même si ce n’est pas à moi qu’on va enseigner ce que c’est que la vie à la campagne. Je sais quand même bien que le bon lait provient des grosses mamelles du poussin, que l’agneau est la femelle du canard et qu’on s’y réveille au chant de la vache !
En tout cas, hop, mention spéciale à la chaîne des jardineries Botanic, présente au salon dans le secteur dévolu au jardin, pour son engagement sans cesse accru en faveur des pratiques respectueuses de l’environnement. Depuis 2008 notamment, les magasins Botanic ont supprimé tous les engrais et autres pesticides chimiques de leur offre. Un exemple que les autres enseignes de jardineries devraient bien suivre.
Quand c’est moins beau, c’est plus moche
J’ai fait le Vietnam. Enfin tout comme : je sors d’une vilaine grippe. Je n’ai aucun problème dès lors qu’il s’agit de partir loin pour guerroyer un peu, ou pour terrasser quelque dragon, ou bien encore pour sauver des princesses. Mais dès que j’ai de la fièvre, je claque des dents en jetant des regards de mourant par dessus la couette, d’où je ne sortirais pour rien au monde, et surtout pas pour terrasser un dragon. Ni même pour sauver des princesses pleurnichardes qui ne supportent pas de rester enfermées en haut d’un donjon sous prétexte qu’elles ont le vertige. Se plaindre du vertige, on rêve ! On voit qu’elles ne savent pas ce que c’est que d’avoir la grippe !
Enfin, à force d’agoniser au chaud, j’ai fini par m’en sortir. Je me suis même autorisé ce week-end une balade masochiste au milieu des soldes. Dans un Monoprix, tandis que je quittais la caisse où je venais d’acheter deux polos, une femme coiffée comme un épouvantail s’est approchée de moi pour me murmurer : “Si je peux me permettre, c’est moins cher chez C&A”. Au lieu de lui tendre une brosse à cheveux, je lui ai juste répondu que oui, mais que c’était aussi moins joli, façon diplomate de dire beaucoup plus moche. Puis elle s’est avancée vers la caisse avec un léger haussement d’épaules.
Non mais, est-ce que j’ai une tête à m’habiller chez C&A ? Pourquoi pas chez H&M pendant qu’on y est !?
J’ai fait ensuite une petite razzia chez Benetton où il est encore possible d’acheter des vêtements qui ne vous fassent pas ressembler à un croque-mort en fin de vie ou à une chauve-souris lépreuse. Comme j’étais boulevard Haussmann, j’en ai aussi profité pour essayer de dégoter une housse de couette dans les grands magasins. J’en ai trouvé une seule à mon goût. Qui hélas n’avait pas de rabat. Déception. Et vous savez quoi : j’ai eu beau rester près de la housse dans le magasin, à lui faire de l’oeil, aucun rabat n’a poussé. Désespoir.
Je suis reparti bredouille.
Et triste.
Et sombre.
Et déprimé.
Des symptômes très classiques à nous autres chercheurs de housses à rabat lorsque nous trouvons des housses sans rabat. Que voulez-vous, nous sommes des êtres sensibles qui avons besoin de toute la stabilité d’un lit bien bordé pour affronter la vie.
2 ans

Gris-bleu saison 3, c’est parti !
Le salon Marie-Claire Idées, loin de mon radiateur
Samedi après-midi, je me suis arraché à mon thé chaud et à mon radiateur pour mettre le pied dehors. Pas sans mal. Un radiateur et un thé chaud, ça ne se quitte pas comme ça. Il faut poser le pour et le contre avec la plus grande rigueur, surtout quand dehors il fait frais, gris et un peu humide. J’étais tenté par l’idée de me rendre au salon Marie-Claire Idées qui se tenait à la Grande Halle de la Villette. Pour m’aider dans mon choix cornélien (rester ou partir ?) je suis allé sur le blog de MCI pour lire ce qu’on en disait. Dans les commentaires, une horde de femmes courroucée sévissait déjà pour dire que le salon était mal organisé, que c’était trop petit, qu’il y avait trop d’attente à l’entrée, trop de monde à l’intérieur, pas assez d’exposants, des allées trop étroites et, comble du comble, trop de ceci et pas assez de cela. Ce n’était pas engageant, mais mon thé étant bu, je n’avais d’autre choix que d’aller me faire ma propre opinion avec, cela était au moins certain, la sympathique perspective d’y rencontrer Kahlan aux côtés de ses créations.
Arrivé après cinq heures, je n’ai pas eu à affronter la moindre file d’attente, j’ai trouvé des allées dégagées et plutôt peu de monde. Et j’avais deux heures devant moi malgré tout pour en faire le tour. Cela tombait bien, j’ai tendance à préférer faire en deux heures dans de bonnes conditions ce que l’on peut faire en cinq dans des conditions désagréables. Je n’ai fait pourtant qu’un tour assez rapide des exposants avant de me diriger vers le stand de So Tendances et de faire la connaissance de Kahlan, aussi tranquillement qu’agréablement.
Pour le reste, ma visite assez sommaire du salon m’a juste permis de voir qu’il y avait de jolies choses, comme de très laides. J’ai trouvé un peu dommage que les exposants de Noël ne soient pas mieux différenciés des autres dans un espace consacré, ce qui aurait été logique en cette période de l’année. Quant à la “féerie de Noël sur la maison Marie-Claire Idées” qui se trouvait au centre du salon, je la cherche encore et ne la trouverai pas, je le crains. Vous me direz que c’est normal vu que le salon est fini. Et vous aurez raison. J’arrête d’ailleurs tout de suite mes recherches.














