Short ou tennis ?
- Le 4 août 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je n’aurai pas à repiquer mes nombreux jeunes plants de roses trémières dans les environs en pleine nuit derrière un masque de Michey, je vais pouvoir discrètement opérer en plein jour grâce aux nombreuses graines récoltées (deux pots de confiture).
Or, désormais, quelle tenue choisir ?
J’hésite beaucoup entre deux :
- Marcel jaune, short en nylon bleu et santiags.
- Costume léopard, cravate à pois et tennis en poils de bison.
Je me tâte.
Une fois que j’aurai placé un pot de confiture dans chaque poche, ne serai-je pas un peu boudiné dans mon short ? Mais si je mets mes tennis et qu’il pleut, ne vais-je pas sentir le bison mouillé à trois kilomètres à la ronde ? Et si je rencontre une « bisone », ne risqué-je pas d’être demandé en mariage ? Que répondre le cas échéant ?

Moi, Philippe, dompteur de courgettes
- Le 2 août 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je suis si fier de moi que je vais mettre au moins trois jours à m’en remettre : j’ai cuisiné un machin vraiment délicieux hier soir. Un truc qui aurait dû ressembler à un gratin mais qui au final n’a pas paru vouloir ressembler à un gratin. C’est sa vie. Je n’ai pas à juger.
Ingrédients, donc (bien dosés miraculeusement), et bio pour la plupart :
- Trois courgettes
- Une tomate allongée (ou assise à la rigueur)
- Jus d’un demi-citron
- Huile d’olive
- Parmesan
- Pain rassis (s’il ne veut vraiment pas tenir debout)
- Herbes de Provence
- Sel et poivre
Passage à l’acte culinaire :
Je n’ai pas blanchi les courgettes, je les ai coupées en rondelles très fines avec la peau, comme la tomate. J’ai garni un plat à gratin (de taille moyenne, le pauvre) en trois couches : courgettes, tomate, courgettes. J’ai préféré arrêter là avant de me lasser mais je n’ai pas oublié de bien saler et poivrer entre les couches afin de ne pas être l’objet d’une risée générale.
Ensuite, j’ai couvert l’ensemble de huit tranches fines de pain rassis, puis j’ai versé par dessus le jus du citron, réparti des herbes de Provence en bonne quantité, arrosé généreusement d’huile d’olive et saupoudré de parmesan.
J’ai enfourné dans un four préchauffé et laissé cuire à 180 °c pendant une heure.
Une heure c’est long, mais pendant ce temps vous pouvez lire Modes & Travaux ou Les aventures de Oui-Oui, tandis qu’un divin fumet embaume la maison et que votre estomac commence sérieusement à tendre les oreilles !
Ratatouille thérapeutique
- Le 13 juillet 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai tout essayé, rituels, danses, incantations, rien n’y fait hélas, le soleil ne revient pas. Pourtant je suis très fort en incantations. J’ai pansé mon dépit, à défaut de le guérir tout à fait, en concoctant hier une délicieuse ratatouille, la première depuis l’été dernier. J’ai soigné les détails : poivron jaune remplaçant le vert habituel et cocotte assortie. Lorsqu’on veut du soleil dans l’assiette, on s’en donne les moyens.
Franchissement de dizaine…
- Le 22 mai 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je me suis levé ce matin dans un lugubre craquement d’os (d’ossements devrais-je dire), j’ai mis mon dentier, puis nous nous sommes dirigés, mon déambulateur et moi, vers la cuisine. Une fois arrivé, très essoufflé mais encore en vie, je me suis octroyé ma dose de lait comme je le fais chaque jour. Mais ce matin n’est pas tout à fait comme les autres, je suis maintenant un grand garçon. Et je ne suis pas peu fier de vous dire ici que je tourne une page : fini le lait au biberon, je le bois au verre à partir d’aujourd’hui. Les grandes décisions allant rarement sans provoquer des conséquences inattendues, j’ai aussi jeté mon hochet à la poubelle tout à l’heure. J’avais besoin de marquer mes quarante ans par un geste symbolique fort. C’est dur, mais je ne pleure déjà presque plus. Par contre, le premier qui touche à mon doudou, je le mords !
Ceci étant fait, me voici donc aujourd’hui avec une nouvelle dizaine sur les bras. Mais que vais-je en faire ? C’est une toute jeune dizaine qui ne sait pas encore marcher ni aligner plus de deux mots. Heureusement qu’elle a trois sœurs aînées qui vont pouvoir l’aider ! Je compte bien moi-même aussi jouer mon rôle de père, être un guide à la fois ferme, tendre, encourageant, pédagogue, admirable en somme : pas question d’avoir une dizaine mal élevée, capricieuse, paresseuse, qui n’en fasse qu’à sa tête. Ainsi pourrai-je voguer sereinement vers les sages horizons de la maturité.
Certes, si je suis honnête, tout au fond de moi, j’aurais plutôt spontanément envie de me jeter sur mes quarante ans, de les étrangler, de sauter dessus à pieds joints, puis de les enterrer dans le jardin et de planter un rosier par dessus. Mais je suis raisonnable, je n’ai pas envie de faire de la prison, ça donne mauvaise mine.
Bon gré, mal gré, le mieux que j’aie à faire pour commencer est de faire asseoir mes quarante ans dehors, au soleil, pour que nous ayons pacifiquement une petite conversation d’âge à homme. Ensuite, je reprendrai un peu de lait frais. Parce qu’au verre, c’est rudement pratique quand même !
Ce qu’est, ce que sera Fukushima
- Le 18 mars 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je suis désolé d’écarter la légèreté qui sert de trame à ce blog. Vous qui venez habituellement trouver ici un peu d’évasion et de détente, j’ose espérer que vous voudrez bien faire cet écart avec moi aujourd’hui de nouveau. Je fais le pari de votre curiosité et de votre sensibilité à une actualité particulièrement grave dont les enjeux nous concernent tous.
Pour revenir tout d’abord à mon billet précédent, il est notable que si plus de six millions de personnes étaient rivées mardi soir sur Tf1 et son match de foot, environ un million deux cent cinquante mille s’intéressaient à l’investigation de Marie-Monique Robin sur Arte, ceci constituant une très bonne audience pour la chaîne, preuve plutôt encourageante que santé publique et environnement se fraient une place grandissante dans les esprits, et que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir mieux connaître ce que nous mangeons et actionner le levier d’une consommation plus avisée.
Quel poids avons-nous en revanche face à la menace nucléaire ? À la suite des terribles séisme et tsunami qui ont fait des milliers de morts et de disparus au Japon, le monde a les yeux anxieusement fixés sur les réacteurs de la centrale de Fukushima qui nous renvoie brutalement au visage notre frêle condition humaine et notre colossale vanité. Le Japon d’aujourd’hui est proche de l’Ukraine d’hier. La contamination radioactive qui restera présente pendant des centaines, des milliers d’années, va répandre la mort invisible dans un rayon et à une échelle que nous ne mesurons pas encore. Mais d’ores et déjà nous savons que le nuage va essaimer sa toxicité bien au delà du Japon, en nous en tenant au meilleur scénario. Aurons-nous d’ailleurs jamais un jour un diagnostic réel de la catastrophe, non minimisé par les instances nationales et internationales, quelle que soit son ampleur ?
Alors que ce second drame dans l’histoire très récente du nucléaire devrait plus que jamais nous inciter à avoir la volonté de développer de nouvelles solutions énergétiques, d’entrer dans une phase de transition, Nicolas Sarkozy réaffirme que le nucléaire est un choix pertinent pour la France. Ce qui ressort de Tchernobyl et de Fukushima, n’est-ce pas pourtant, à l’évidence, que nous utilisons une technologie dont le contrôle peut nous échapper en totalité et possiblement nous anéantir ? Comment alors ne pas trouver cette réaffirmation stupide, irresponsable, criminelle ? Le nucléaire civil a été imposé en France autoritairement et s’apprête à être maintenu de la même façon en dépit de tout bon sens. Tchernobyl hier, Fukushima aujourd’hui, à qui le tour demain ? La France est aujourd’hui le second pays le plus nucléarisé après les États-Unis, avec 58 réacteurs actifs et plus de 1000 sites de stockage de déchets nucléaires…
Serons-nous capables de tirer à temps des conclusions que la sagesse impose ?
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En 2010 a été diffusé sur la chaîne parlementaire un film intitulé La bataille de Tchernobyl qui retrace la lutte désespérée et dérisoire de plusieurs centaines de milliers d’hommes qui ont sacrifié leur vie, leur santé, pendant des mois, à endiguer les réactions en chaîne du réacteur en fusion de la centrale. En regardant ce film composé de témoignages de survivants et d’images d’archives on ne peut qu’être absolument terrifiés. On est glacés par les proportions gigantesques du désastre, par les mensonges officiels qui encore aujourd’hui perdurent, frappés par l’invisibilité de cet ennemi mortifère qu’est la radioactivité. On comprend surtout à la fin du film, et il faut appréhender cela, qu’une catastrophe nucléaire ne se termine pas, n’a pas de fin à l’échelle humaine.
Ce film est visible en 6 parties sur Dailymotion, je ne peux que vous inciter à le regarder. En voici les liens : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5, partie 6
Je signale aussi la rediffusion sur Arte, le vendredi 25 mars à 22 h 10 d’un documentaire réalisé par Alain de Halleux intitulé R.A.S Nucléaire rien à signaler : « des ouvriers du nucléaire sortent de l’ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. »
Les 25 ans de Tchernobyl feront par ailleurs l’objet d’une soirée spéciale, sur Arte toujours, le 26 avril.
Notre poison quotidien, de Marie-Monique Robin
- Le 15 mars 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Lorsque le documentaire Le monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin, est passé pour la première fois sur Arte il y a trois ans, j’ai failli ne pas le regarder, me sentant fortement tenté de m’épargner un moment que je pressentais à juste titre devoir être relativement éprouvant et révoltant. La tentation peu glorieuse en somme de « faire l’autruche », bien qu’on ne sache guère comment une autruche eut réagi dans ce cas précis.
La soirée qui s’annonce aujourd’hui sur Arte promet d’être pareillement difficile mais je ne suis pas tenté de mettre la tête dans le sable. Marie-Monique Robin revient avec Notre poison quotidien, une enquête fouillée qu’elle a menée sur l’impact de l’industrie chimique sur notre alimentation et interroge le développement exponentiel des cancers et des maladies neurodégénératives. Quand elle évoque les postulats de ses recherches, elle réaffirme une vérité très importante : savoir, c’est pouvoir. Pouvoir faire des choix à chacun sa mesure, en s’engageant, en résistant, en transmettant, en donnant une orientation raisonnée, consciente, à notre consommation quotidienne. Rappelons que s’il n’y a pas de choix sans connaissance, il n’y a pas davantage de liberté, donc de responsabilité, sans choix. Lorsque des journalistes comme Marie-Monique Robin ou des scientifiques se battent pour informer ils nous offrent de nous réapproprier notre responsabilité à l’échelle individuelle et collective, ils nous offrent de mesurer, par exemple, qu’en refusant d’acheter une pomme traitée quarante fois, qu’en refusant d’acheter des fraises ou des tomates en hiver, ou des fruits qui viennent de l’autre côté de la terre emballés sous plastique, nous contribuons à invalider des modes de production, de conservation, de stockage, de distribution etc. qui ont basculé depuis des décennies dans des errements sanitaires et environnementaux aberrants. Derrière ces égarements se profilent de puissantes firmes industrielles, qui, par âpreté financière, par velléité tentaculaire de pouvoir, par cynisme, ne reculent devant aucun mensonge, aucune manipulation, aucune violence pour imposer leurs produits au mépris de tout. Face à cela nous pouvons rééduquer nos comportements, agir. À nous de mettre la clef dans la porte.
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Notre poison quotidien
Documentaire de Marie-Monique Robin,
Sur Arte, mardi 15 mars 2011 à 20 h 35
(Rediffusion le vendredi 18 mars à 10H10 et le samedi 26 mars à 14H30)
Le livre Notre poison quotidien sortira le 24 mars.
À noter ce soir également que Marie-Monique Robin est invitée à 18 h 20 sur France culture (dans l’émission Du grain à moudre).
Toute son actualité est par ailleurs à suivre sur son blog.
Un peu de changement
- Le 18 février 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai apporté enfin ce soir les dernières touches à la nouvelle version du blog. J’ai changé entièrement le « template » et l’ai modifié allègrement. Plus de deux semaines de travail de 9 h à minuit chaque jour qui me laissent relativement abruti mais pas mécontent. Ma soif compulsive de changement et d’amélioration est étanchée, c’est déjà ça !
Petit aperçu des modifications et nouveautés donc :
- Les pages comportent des en-tête différents.
- L’en-tête de la page d’accueil comporte plusieurs images que vous pouvez changer à votre guise en utilisant des boutons (en dessous), ou des flèches (sur les côtés de l’image).
- Les rubriques du blog sont accessibles dans un menu déroulant fluide, non plus dans la colonne de gauche.
- Le texte de présentation du blog (dans l’à propos) a changé, plus général que le précédent.
- Des portfolios font leur apparition, il y en a deux pour l’instant : à l’intérieur il vous suffit de cliquer sur les vignettes pour les agrandir dans une « lightbox ». Pour passer ensuite facilement d’une image à une autre, des flèches de défilement apparaissent de chaque côté au passage de la souris.
- Les photos qui se trouvent dans la colonne de gauche du blog renvoient quasiment toutes désormais vers d’anciens articles. Celles-ci s’éclaircissent au passage de la souris pour indiquer qu’elles sont actives.
- Les liens vers d’autres blogs ou sites ne sont plus « étalés » dans la colonne de gauche, mais sur une page distincte.
- Un pied de page vient compléter l’ensemble pour réunir des éléments épars (archives, sélection de liens, citation, mots-clefs etc.) et pourra à l’avenir en accueillir d’autres.
- Le lien vers les commentaires se trouve maintenant en haut et à droite des articles. J’essaierai d’en ajouter un second à la fin pour plus de logique et de confort pour vous chers lecteurs, du moins chers commentateurs !
Vous savez tout.
Rapide bulletin de santé tout de même au passage : mon dos va mieux, à terre ma lombalgie gît. Enfin presque, il me faut encore du repos, j’ai encore deux semaines de kiné et un nouveau rendez-vous à prendre avec le rhumatologue. Mais j’ai bon espoir de ne plus souffrir dans quelques semaines, et encore moins dans cinquante ou soixante ans.
Ceci étant, je vous laisse reprendre les clefs du blog. Mais attention, vous mettez les patins !





















