Un peu de changement
- Le 18 février 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai apporté enfin ce soir les dernières touches à la nouvelle version du blog. J’ai changé entièrement le « template » et l’ai modifié allègrement. Plus de deux semaines de travail de 9 h à minuit chaque jour qui me laissent relativement abruti mais pas mécontent. Ma soif compulsive de changement et d’amélioration est étanchée, c’est déjà ça !
Petit aperçu des modifications et nouveautés donc :
- Les pages comportent des en-tête différents.
- L’en-tête de la page d’accueil comporte plusieurs images que vous pouvez changer à votre guise en utilisant des boutons (en dessous), ou des flèches (sur les côtés de l’image).
- Les rubriques du blog sont accessibles dans un menu déroulant fluide, non plus dans la colonne de gauche.
- Le texte de présentation du blog (dans l’à propos) a changé, plus général que le précédent.
- Des portfolios font leur apparition, il y en a deux pour l’instant : à l’intérieur il vous suffit de cliquer sur les vignettes pour les agrandir dans une « lightbox ». Pour passer ensuite facilement d’une image à une autre, des flèches de défilement apparaissent de chaque côté au passage de la souris.
- Les photos qui se trouvent dans la colonne de gauche du blog renvoient quasiment toutes désormais vers d’anciens articles. Celles-ci s’éclaircissent au passage de la souris pour indiquer qu’elles sont actives.
- Les liens vers d’autres blogs ou sites ne sont plus « étalés » dans la colonne de gauche, mais sur une page distincte.
- Un pied de page vient compléter l’ensemble pour réunir des éléments épars (archives, sélection de liens, citation, mots-clefs etc.) et pourra à l’avenir en accueillir d’autres.
- Le lien vers les commentaires se trouve maintenant en haut et à droite des articles. J’essaierai d’en ajouter un second à la fin pour plus de logique et de confort pour vous chers lecteurs, du moins chers commentateurs !
Vous savez tout.
Rapide bulletin de santé tout de même au passage : mon dos va mieux, à terre ma lombalgie gît. Enfin presque, il me faut encore du repos, j’ai encore deux semaines de kiné et un nouveau rendez-vous à prendre avec le rhumatologue. Mais j’ai bon espoir de ne plus souffrir dans quelques semaines, et encore moins dans cinquante ou soixante ans.
Ceci étant, je vous laisse reprendre les clefs du blog. Mais attention, vous mettez les patins !
À la recherche de ma santé perdue
- Le 1 février 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai un lumbago depuis une semaine, je sors tout juste de ma première séance de kiné. On se rend vite compte dans cet état qu’avoir des lombaires en forme est très pratique. Je me demande bien ce que j’ai pu leur faire pour qu’elles trahissent aussi douloureusement leur présence, alors que je n’avais jusque-là qu’à me louer de leur discrétion. En aurais-je plein le dos de quelque chose ? Ou bien me serais-je mis quelqu’un à dos ? A part moi-même, je ne vois pas.
Toujours est-il que cela ne m’empêche pas de préparer un habit tout neuf pour Gris-bleu. Nouveau design, nouvelles fonctionnalités, pour devenir un peu plus qu’un blog. C’est une vraie transformation qui va s’opérer. J’aime cet espace et j’aime, assez logiquement, le faire évoluer. Je suis en tout cas très enthousiaste, ce contre quoi mes lombaires ne peuvent rien, ah-ah !
Je suis aussi très enthousiaste à l’idée que je pourrai regarder ce soir, le dos bien calé, la première partie de l’adaptation qu’a réalisée Nina Companeez de À la recherche du temps perdu sur France 2. J’ai une très grande admiration pour son travail. Son amour de la vie éclate dans ses œuvres avec infiniment de finesse, d’esprit et de personnalité. J’ai une affection toute particulière pour Les dames de la côte que je regarde une fois par an, qui parle si bien au cœur et à l’intelligence qu’on ne peut il me semble jamais s’en lasser.
Ce soir et demain il sera sans doute aisé d’adresser quelques reproches à Nina Companeez tant l’œuvre de Proust paraît peu réductible à quelques heures d’adaptation télévisée sans être amputée ou survolée à bien des égards. Je gage pourtant qu’elle s’y sera bien moins cassé les dents que d’autres avant elle, et je ne doute pas un instant quant à moi d’être ravi ce soir.
La grandiose, la sublime…
- Le 13 janvier 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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« A ce degré de perfection, ce n’est plus une oreille, c’est la déesse auditive de la Beauté ! » vous exclamez-vous entre deux fervents sanglots.
C’est exactement cela. Voyez comme la lumière se pose sur elle délicatement, attirée irrésistiblement, semblant n’exister que pour la servir. Contemplez ces courbes admirables qui toutes semblent nées de la main des plus grands designers. Dans leurs replis gracieux les ombres elles-mêmes semblent se prosterner. L’ensemble paraît jailli de l’éclatant génie de quelque ancien peintre flamand.
Quand je songe en plus que cette exquise nymphe est vierge de tout sonotone, de toute boule Quiès, de toute branche de lunettes, l’émotion me submerge. Rendez-vous compte ! sa beauté n’a d’égale que sa chaste pureté, que sa plus haute exigence morale !
Me croiriez-vous si je vous disais que le divin conduit auditif, dont vous pouvez apercevoir la naissance à la droite du Tragus, n’achemine à mon tympan que les sons les plus raffinés ? Je n’entends en effet que le battement d’ailes de la libellule en période de reproduction, que l’ondoiement du ruisseau les soirs de pleine lune, que le frémissement de la rose épanouie que taquine un zéphyr facétieux entre le 12 juin et le 16 août.
Mais laissons place maintenant au recueillement. Car vous n’avez qu’un désir je le vois bien, celui de rester quelques heures, quelques jours peut-être, en silence, à vous nourrir, à vous imprégner de l’image de mon oreille, tant pour l’instant encore ce privilège vous semble irréel.
Je m’efface donc, humblement.
Avertissement à mes lecteurs
- Le 11 janvier 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai bien réfléchi. Suite à la demande pressante de quelques uns, je publierai ici-même, après-demain, une photographie de l’une de mes deux oreilles. Mais je décline toute responsabilité quant aux conséquences que pourra entraîner cette exposition : pâmoison, sanglots, délire, addiction, mysticisme, tremblements, etc.
Pour vous y préparer au mieux il faut savoir que cette photo émettra de très fortes radiations de beauté. Âmes particulièrement sensibles ou fragiles, préférez renoncer à regarder, ou ne regardez que d’un œil, derrière des lunettes de soleil, à une distance de votre écran de deux mètres au moins.
Les personnes d’une sensibilité normale commenceront vraisemblablement, sous l’impact du choc visuel, par pleurer de joie : prévoyez d’avoir sous la main plusieurs paquets de mouchoirs. Et approchez de vous si possible un divan, une duchesse brisée ou une méridienne afin de défaillir confortablement.
Je conjure les sagittaires enrhumés (et cardiaques) de s’abstenir radicalement de toute connexion à Gris-bleu jeudi. Si vous en connaissez qui n’auraient pas encore lu leur gris-bleuscope 2011, de grâce, avertissez-les.
Bien que me préparant à éclairer votre existence par le dévoilement d’un objet de dévotion et de transcendance esthétique inédit, je vous demande de croire que je ne suis nullement guidé par l’ambition de supplanter les grandes religions monothéistes. Je reste convaincu que le lobisme saura laisser une place aux cultes existants.
Votre gris-bleuscope 2011
- Le 1 janvier 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Que va-t-il se passer pour vous en 2011 ? Quelles seront les grandes tendances dans votre vie ? Dans le gris-bleu du ciel, j’ai déchiffré le langage des astres et vous dis tout :
Bélier – du 21 mars au 20 avril
Après une année 2010 faite de hauts et de bas, 2011 s’apprête à vous apporter, enfin, la quiétude. Vous allez trouver votre équilibre. Ce changement va s’avérer crucial pour certains d’entre vous, je pense notamment aux apprentis funambules qui doivent me lire avec une grande émotion.
Taureau – du 21 avril au 21 mai
Plus que jamais vous foncez, rien ne vous arrête. Quand vous voulez quelque chose, vous savez vous prendre vous-même par les cornes, une prouesse qui pourrait d’ailleurs vous ouvrir une carrière dans un grand cirque où vous auriez le plaisir de rencontrer nos amis funambules.
Gémeaux – du 22 mai au 21 juin
Votre vie est un conte ininterrompu. Pas plus tard qu’hier vos amies les fées vous le disaient encore. Pas de changements notables en perspective donc, si ce n’est que le cercle de vos amis va encore s’élargir. Des rencontres sont à prévoir en effet avec quelques elfes à partir du mois de juin, puis un peu plus tard, vers la fin de l’été, avec trois ou quatre lutins.
Cancer – du 22 juin au 22 juillet
Les astres vous sont très favorables : vous connaîtrez avec votre partenaire un regain de passion, et si vous êtes seul(e) vous allez rencontrer l’âme sœur. Votre vie professionnelle connaîtra une promotion avantageuse, vous allez devenir propriétaire d’une nouvelle voiture et d’une jolie petite maison que votre passion pour la décoration vous permettra de bichonner.
Je plaisante bien sûr ! Les astres vous sont favorables, certes, mais pour quitter les affres délétères d’une vie étriquée, pas pour vous y engluer. En 2011, vous allez donc enfin apprendre l’irrévérence et la fantaisie, vous allez insuffler l’âme de la poésie dans chaque moment de votre vie, vous allez vous moquer de tout et de vous-même en premier lieu. Vous allez atteindre ce détachement éclairé, ce panache désinvolte qui éloignera de vous le remugle fétide du conformisme. Graal suprême, vous compterez alors parmi les plus dignes de lire Gris-bleu !
Lion – du 23 juillet au 23 août
2011 promet de belles rencontres, si vous voyez ce que je veux dire. Soyez donc très attentif en mars et en avril. Ouvrez grand les yeux, mais sans exagération car un air bêtement ahuri n’a jamais attiré grand monde. Si vous êtes déjà en couple, bonne nouvelle : il vous reste encore deux mois pour vous débarrasser de votre moitié actuelle.
Vierge – du 24 août au 23 septembre
Vierge, bonne nouvelle également si vous êtes avec un Lion : vous avez deux mois pour faire votre valise et trouver un nouveau toit. C’est amplement suffisant, croyez-en mon expérience. Moi qui ai toujours des difficultés à faire une valise, eh bien il me semble qu’en deux mois je serais presque capable d’en boucler trois.
Balance – du 24 septembre au 23 octobre
Vous l’avez constaté en 2010, vos efforts ne sont jamais payés à la hauteur de vos attentes : désormais, poursuivez vos efforts mais n’en attendez plus rien. Il devrait s’ensuivre un soulagement assez rapide. L’effort pour l’effort, le geste pour le geste, voilà qui recèle en outre une grandeur du meilleur effet.
Scorpion – du 24 octobre au 22 novembre
Votre vie jusqu’à présent riante est en sursis. Il arrive que les catastrophes arrivent en chaîne et en 2011 c’est sur vous que ça tombe. Bientôt, par une soirée pluvieuse, quitté(e) définitivement par votre moitié, abandonné(e) de vos enfants même si vous n’en avez pas, en butte à une soudaine coupure d’électricité qui vous empêchera d’accéder à votre blog préféré portant le nom d’une couleur en demi-teinte, vous sentirez d’un seul coup vos épaules ployer sous le lourd fardeau du désespoir. Au lieu de vous morfondre, prenez le parti inverse : sortez courir nu(e) sous la pluie, parlez aux arbres et apprenez à voler avec les oiseaux. Mais si des hommes en blanc viennent vous chercher ne vous débattez surtout pas : rien n’est moins seyant qu’une camisole de force !
Sagittaire – du 23 novembre au 21 décembre
Vous croyez commencer l’année avec un rhume. Vous pensez que ce n’est rien. Peut-être. Peut-être pas. Avez-vous pensé à contracter une assurance obsèques ? Non ? Vous devriez.
J’espère bien sûr vivement me tromper dans mes prévisions : perdre des lecteurs en cours de route est pour moi fort désagréable, à la limite de la contrariété.
Capricorne – du 22 décembre au 20 janvier
De nature extravertie, vous avez le contact facile, vous vous liez aux autres avec aisance. Vous savez même vous imposer lorsqu’il y va de votre intérêt. Vos gentils voisins peuvent en témoigner chaque soir lorsque vous passez dîner chez eux en rentrant du travail. Si jamais vous avez des scrupules à poursuivre cette habile manœuvre en 2011, vous qui avez horreur de faire la cuisine, repoussez-les vigoureusement. Au contraire, sachez entretenir la générosité de vos voisins en un feu ardent. Prévoyez de passer aussi déjeuner et de vous montrer de plus en plus exigeant(e) quant à la qualité des mets qui vous seront servis. Il ne faut jamais renoncer à soumettre à autrui de stimulants défis.
Verseau – du 21 janvier au 18 février
Cernez vos priorités à venir, ciblez les urgences. Ce n’est qu’ensuite que vous pourrez envisager le meilleur moyen de les contourner. Si vous avez prévu de vous marier, mandatez quelqu’un pour vous représenter et passez votre journée au lit. Un fastidieux rendez-vous professionnel ? simulez une maladie contagieuse et passez une nouvelle journée au lit. 2011 est une année très propice au développement de votre force d’inertie. Rester étendu à regarder le plafond est cependant un art subtil, supérieur à bien d’autres, qu’il n’est pas aisé de réussir avec style. Vous devrez faire preuve d’une grande assiduité à l’entraînement.
Poisson – du 19 février au 20 mars
Santé, argent, travail, chance, rencontres, n’y a-t-il vraiment que cela qui vous intéresse dans la vie ? Vous devriez plutôt recentrer vos questionnements sur des points touchant à l’élévation morale et esthétique de votre être et ne pas craindre de sonder votre conscience sur l’essentiel : arrosez-vous suffisamment vos plantes vertes ? Prenez-vous assez soin de vos cheveux ? Ne gâtez-vous pas vos capacités dans un emploi stérile au lieu de fertiliser votre esprit, un bon verre de cognac à la main, dans les extatiques pâtures de la contemplation et de la lecture ?
Noël 2010
- Le 30 décembre 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Il y a eu les huîtres, les cousins, le sapin, le foie gras, les oncles et tantes, le sanglier, la bonne humeur et le ciel bleu. Ma tête en a profité pour aller changer d’air chez le coiffeur. Je n’ai rien pu dire : elle n’en fait qu’à elle-même ! Mes oreilles revivent désormais au grand jour, nues, dévoilées, offrant leur délicieuses courbes et leur sublime lobe à l’admiration de tous. N’est-ce pas charitable ? Il me semble qu’en cette période de fêtes je ne pouvais faire moins. Dans la rue, le simple passant pourra d’un seul coup d’œil apercevoir ces beautés avant de rentrer chez lui pour pleurer de joie. Et de tout raconter à sa famille, ses amis, ses connaissances et ses voisins qui soit ne voudront pas le croire (les bougres de mécréants !), soit tomberont à genoux les yeux illuminés comme par une sainte vision.
Je peux moi-même contempler mes oreilles tout à loisir. Du moins une à la fois, pour un examen plus précis et donc une expérience de bonheur plus incandescente. Rien n’est plus simple, car il suffit pour cela de se munir d’un miroir. On aurait tort en effet de croire qu’il soit difficile de faire le tour du lobe en solitaire.

4 ans…
- Le 28 novembre 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Gris-bleu fête joyeusement aujourd’hui son anniversaire. Comme il est incapable de souffler ses quatre bougies, je m’en charge volontiers à sa place, je vais aussi boire sa coupe de champagne et avaler sa grosse part de gâteau, il peut compter sur moi.
Quatre ans. Quatre années en somme, si je compte bien. Voilà qui ne le rajeunit pas le pauvre ! Parce qu’à mon avis, il doit à peu près en être des blogs comme des chiens et des chats : une année doit compter pour plusieurs. Dès que mon blog aboiera ou miaulera cette théorie audacieuse sera confirmée et vous en serez bien entendu les premiers informés. Pour l’heure, patience, je passe mes soirées à l’entraîner.
Ce qui est certain, c’est que ces quatre années ont filé vite. On ne voit pas le temps passer en bonne compagnie. Je veux dire, pour être clair, qu’une année à vos côtés n’est qu’un instant chers lecteurs ! Ce qui partait pour n’être peut-être qu’une idylle passagère s’est mué entre nous, progressivement, en une relation fougueuse et passionnée qu’il serait ballot d’interrompre.
Donc, c’est parti pour une cinquième année.
En voiture Simone !






















