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Archives pour la catégorie ‘/A/ Humour-humeur’

Saint Valentin

14/02/2007 Philippe

Le moment est venu de souhaiter une joyeuse fête commerciale à tous les amoureux !

Si vous vous moquez de la Saint Valentin, c’est que l’on vous fait sûrement des cadeaux spontanés tout au long de l’année, de vraies surprises sans prétexte particulier, guidées par la seule envie de vous faire plaisir, de vous surprendre, de vous signifier que la flamme de l’amour est toujours là, plus forte même, les années passant, qu’aux premiers jours (C’est beau, non?).

Si vous attendez un cadeau à la Saint Valentin en revanche, il viendra sûrement, votre conjoint ne souhaitant pas particulièrement s’exposer au rouleau à pâtisserie sur la tête ni au rôti de porc dans la figure. On le comprend. Mais si la Saint Valentin a de l’importance pour vous, oui, vous, derrière votre ordinateur, c’est aussi certainement parce qu’aucune surprise de l’être aimé n’arrive jamais spontanément, et que la Saint Valentin est pour vous le seul espoir de recevoir trois glaïeuls ou un ficus en pot !

Dans ce dernier cas évidemment, le moment est bien choisi d’examiner votre couple à la loupe, de “regarder de près” votre relation (ce n’est pas un nouveau jeu de mosaïques ! On lâche l’appareil photo !!). Si vous réalisez en plus que votre NSP* vous gâte plus que votre conjoint, c’est le moment de réagir et de VOUS faire vraiment plaisir :

Avant de divorcer en effet, soignez les préliminaires. Rien dans ce cas ne vous empêche d’opter pour une solution élégante et digne : “Mais mon amour, j’y pense, c’est bête, 15 ans qu’on vit ensemble et je ne t’ai jamais fait visiter la maison, viens, suis-moi, alors voilà, ça c’est un fer à repasser, parce que tu sais tes chemises ringardes, je vais t’apprendre quelque chose : elle ne tombent pas du ciel pliées dans ton placard. Et cet objet, là, que tu vois pour la première fois, ça s’appelle un aspirateur. Je te montrerai comment jouer avec, tu verras, c’est hy-per sympa !”

Bien sûr, il peut être difficile de résister à une version plus défoulante. Je verrais bien par exemple un “J’vais te les faire bouffer moi tes trois glaïeuls tu vas voir !!! Ou bien : “Allez, oust, par ici la sortie !! DU BALAI !!!! Prenant quand-même le risque de n’obtenir aucune réaction, le mot “balai” n’évoquant rien encore à l’oreille de votre moitié…

*NSP : Blogueur avec qui on pratique un échange de cadeaux.

Penne en sauce tomate et à l’orange

09/02/2007 Philippe

C’est une recette de pâtes que j’aime beaucoup et si l’alliance de la tomate et de l’orange peut paraître un peu insolite a priori, l’orange rehausse très bien le goût de la tomate.

Allez, on y va, pour 4 personnes :

1 kg de tomates bien mûres
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 gousses d’ail pelées et finement hachées
Le jus de deux grosses oranges
1 cuillerée à café de concentré de tomates
1 pincée de sucre
1 feuille de laurier fraîche
1 petit piment rouge séché
Sel de mer et poivre du moulin
1 bouquet de basilic à petites feuilles
400 g de pâtes sèches Penne
Parmesan râpé

Plongez les tomates dans une grande casserole d’eau bouillante, environ trente secondes. Égouttez-les et pelez-les. Coupez-les en deux et retirez toutes les graines. Concassez grossièrement la chair. Faites chauffer l’huile dans une grande casserole et ajoutez l’ail.

Quand il commence à grésiller, ajouter la concassée de tomates, le jus d’orange, le concentré de tomate, le sucre, la feuille de laurier et le piment, salez et poivrez.

Faites cuire 15 minutes en remuant régulièrement jusqu’à ce que les tomates se réduisent en purée, retirez la casserole du feu et incorporez les feuilles de basilic juste déchirées avec les doigts.

Pendant ce temps, faites bouillir une grande quantité d’eau bien salée. Versez les pâtes en pleine ébullition et attendez qu’elles soient cuites al dente. Égouttez-les et mélangez-les avec la sauce. Saupoudrez de parmesan et…

…A table !

Pommes de terre clermontoises

31/01/2007 Philippe

C’est une succulente et fondante recette de Joël Robuchon, extraite de son livre Le meilleur et le plus simple de la pomme de terre.

C’est parti :

1 kg de pommes de terre (BF 15)
50 gr de beurre
Muscade
30 cl de crème fraîche
150 gr de fromage de Cantal
Sel de mer, poivre

Choisissez des pommes de terre bien calibrées. Épluchez-les et faites-les cuire entières à l’eau salée pendant 30 minutes.

Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Dès que les pommes de terre sont cuites, égouttez-les et faites-les dessécher quelques minutes à l’entrée du four. Continuez le préchauffage du four.

Mettez les pommes de terre desséchées sur un torchon et, avec le dos d’une fourchette, aplatissez-les en forme de savonnettes.

Beurrez un plat à gratin et disposez-y les savonnettes de pommes de terre. Assaisonnez de sel, de poivre et de muscade râpée.

Détaillez le Cantal en miettes. Dans une casserole, faites chauffer la crème fraîche, versez-la bien chaude sur les pommes de terre et saupoudrez de miettes de fromage. Enfournez et mettez à gratiner pendant 5 minutes environ.

Servez dès la sortie du four en accompagnement d’une pièce de viande.

Pas de questions?…..Non? Et la pomme de terre BF 15, vous savez ce que c’est peut-être ?! Eh bien c’est un croisement obtenu par l’I.N.R.A. entre la Belle de Fontenay et la Flava, appréciée pour sa chair ferme et sa forte productivité.

Ben oui, je sais ça depuis toujours, la pomme de terre c’est ma passion, tenez, depuis que je suis grand comme ça ! Je n’avais pas trois ans que déjà j’interrogeais mes parents sur la BF 15 pour savoir s’ils savaient ce que c’était. J’ôtais alors ma tétine et je leur disais : “Papa, maman, asseyez-vous, voilà, la BF 15 est une jolie pomme de terre claviforme arborant une peau jaune qui lui sied très bien au teint. Sa chair est jaune foncé parce qu’elle a le sens de l’harmonie des couleurs, ce qui n’est pas donné à toutes les pommes de terre. Son petit germe est délicat, violet, cylindrique et moyennement poilu. Ce qui est heureux, car curieusement, les pommes de terre ne s’épilent pas.”

Une bonne soirée

25/01/2007 Philippe

J’ai passé hier une excellente soirée, ou comment préparer un caviar d’aubergines sur pain Poilâne toasté, une salade de mâche aux noix, des tournedos, des pommes de terre gratinées à la clermontoise et une tarte aux pommes et coulis de fraises, tout en suivant brillamment une conversation freudienne avec l’aisance consommée du type qui a fait ça toute sa vie :

Moi, sortant de la cuisine : Euh, vous en êtes où?

C. :On parlait des organisations pré-génitales.

Moi : Ah, cool !

J. :Ouais, je disais donc qu’évidemment, ce qui est en jeu dans l’idée même d’oralité et de cannibalisme, c’est le fantasme d’incorporation.

C. : Ben…c’est clair que le cannibalisme c’est avant tout un concept organisationnel qui repose sur un non passage à l’acte !

Moi : Ouaaais, c’est clair ! Quelqu’un veut de l’eau?

Un peu plus tard, revenant des fourneaux avec mes pommes de terre clermontoises toutes gratinantes : j’ai raté quelque-chose?

J. : On parlait des toxicos.

Moi : Ah, intéressant !

C. : Si tu vas par là, c’est un peu comme avec l’alcoolisme…le cœur même du processus d’ingestion engage un rapport à l’oralité, Freud l’a très bien vu. C’est pas dans les Trois essais qu’il en parle?

Moi : Euhhh, je crois…. un peu de vin?

Quelle soirée charmante ! C’est d’ailleurs là que j’ai réalisé que j’avais une double personnalité. Une dans la cuisine, transpirant, paniquant : pourquoi mes pommes de terre ne veulent pas gratiner??? OUhhlala, mes tournedos vont être trop cuits maintenant ! La seconde à table, calme, souriant, méditatif et résolument insensible aux fumées bizarres en provenance de la cuisine !

Ce qui m’a d’ailleurs valu de recevoir humblement quelques compliments :

- Au fait Philippe, c’est délicieux ce que tu as préparé, vraiment, tu es tellement doué en tout. Et ton humour, quel humour ! Fin, élégant, spirituel, un humour qui te ressemble quoi ! Et puis ta déco, tes peintures…tous ces talents que tu incarnes avec cette grâce inimitable qui te rend si fabuleusement exceptionnel ! C’est comme ces fumigènes que tu as installés dans la cuisine, tu as toujours des idées tellement originales…

Moi : Oh, ce n’est rien vous savez ! (tandis que dans mon cerveau, un neurone lucide hurlait “AAAAAAAAAAARRRRGGGHHHHH, LE FOUR !!!”)

Que du bonheur !

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24

24/01/2007 Philippe
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Joyeux Noël à tous ! Attention quand même à l’abus de Champomy…et de pâté de foie !

La révolte gronde

22/01/2007 Philippe

Y en a marre, ça ne peut plus durer : je tousse sans arrêt, j’ai un énorbe rhube et je suis fatigué. Je me retrouve à biberonner du sirop avec des yeux vitreux et un teint d’asperge. Ridicule. Quand je pense que la semaine dernière encore je partais tous les jours chasser en peau de bête, que je rapportais 2 ou 3 tigres à la caverne avant de gratter du silex pour faire un grand feu ! Quoi ? vous ne ne croyez pas ?? Pourtant je vous jure que c’est vrai : je suis vraiment balade !!!

Un rhume dans la vie d’un homme, c’est terrible ! Presque aussi terrible qu’un ongle cassé dans la vie d’une femme ! Euhhh, je plaisante bien sûr ! Je n’ai pas très envie d’être lynché ! Pas fou je suis, seulement malade moi être. Et puis je reste pragmatique : si mes lectrices me jettent des pierres, ça va boucher l’entrée de ma caverne. Et après, comment je repars chasser moi ? En plus vous risqueriez de vous casser un ongle alors…

A moi les soldes !

16/01/2007 Philippe

J’ai davantage usé mes semelles de chaussures en quelques jours qu’en un an ! J’avoue, oui, presque tous les jours depuis le 10 je suis allé faire un tour, un coup côté Rivoli, un coup côté Haussemann…juste le temps d’avoir envie d’y retourner le lendemain matin, des fois que je n’aurais pas tout vu ! Mes pieds m’y consuisent tout seuls d’ailleurs, je suis en pilotage automatique, et le pilote m’a l’air rudement attiré par les grands magasins !

Le pire, c’est que je suis devenu un acheteur averti : finies ces erreurs de jeunesse qui vous conduisent à finalement acheter plus pour le prix que pour l’objet. Non, ça c’était il y a longtemps. Maintenant, je sonde, j’analyse, je me pose les bonnes questions : Ce pull, tu es bien sûr que tu vas avoir envie de le mettre? Demain? L’année prochaine? Dans 10 ans? Et ce photophore, hein, tu en as vraiment besoin? Bon, là c’est l’exemple typique de la mauvaise question : ne jamais se demander si vous en avez besoin, puisque oui, une petite voix vous susurrera toujours que des photophores vous n’en avez que 47 et que celui-ci est donc absolument indispensable !

Bref, les soldes c’est dur, physiquement, cérébralement, c’est harassant, pire que la mine, vous revenez fourbu, vous avez mal au dos, vous n’en pouvez plus, même vos pieds regrettent de ne avoir réfléchi davantage avant de partir. Vous arrivez chez vous avec l’air joyeux d’une bête traquée, l’écume aux lèvres, le regard vitreux et le cheveu mou (car avec un peu de chance il aura plu) pour ranger le photophore dans le placard à photophores et vous apercevoir que le pull, ben…il est quand-même un peu juste au niveau des manches, non? si ! Bon, ben, va falloir y retourner alors.

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Nettoyage écologique de l’argenterie

19/12/2006 Philippe
Dire qu’il y a un an, je me suis épuisé comme un forçat à astiquer mes ménagères en argent. Vous savez, avec de l’Argentil et de…l’huile de coude ! Maintenant, grâce à Robert (Côté Maison sur France 3) je sais qu’il y a un moyen aussi efficace, nettement plus sain et beaucoup moins fatiguant de faire briller l’argenterie, grâce à une simple électrolyse. Comment n’y avais-je pas pensé ?

Robert nous explique donc qu’il suffit de poser dans une casserole une grande feuille d’aluminium, de verser dessus une bonne dose de gros sel, de remplir d’eau et de faire chauffer. Quand l’eau est en ébullition, il n’y a plus qu’à y glisser les pièces d’argent que vous voulez nettoyer et à attendre quelques minutes.

Si vous vous demandez ce qui se passe dans votre casserole, sachez que le vilain oxyde d’argent est transféré sur le papier d’alu grâce aux gentilles particules de sel. Alors, qu’est-ce qu’on dit ? Merci le sel !  Euh, merci Robert !

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