Au Palais Royal
- Le 24 janvier 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur, Paris sous mes pas
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Il faut de nouveau fermer les yeux en entrant au Palais Royal : les travaux de restauration des colonnes de Buren sont terminés. Remplissant l’espace autour des colonnes, un goudron noir et grossier achève la disgrâce de la cour d’honneur. Une hideur parfaite, totalitaire, certes pas nouvelle, mais requinquée.
Souvenons-nous : Daniel Buren, tel un enfant à qui l’on retire la tétine un peu brutalement, avait fait une grosse colère en 2007. Il était scandaleux que les pouvoirs publics laissent péricliter son œuvre ! Que cette dernière subisse les outrages du temps, ça non, Buren n’en pouvait plus décolérer du haut de son « droit moral » sur son œuvre, moulinant rageusement l’air de ses petits poings serrés. Il ne vitupérait pourtant pas d’un berceau. Mais la vieillesse infantile, pas plus que l’enfance, ne tolère d’affront à sa toute puissance. Ainsi glapissait Buren, s’imaginant gagner l’immortalité à travers une œuvre pérenne et dûment restaurée. Foire aux vanités, quand tu nous tiens ! Car nest-ce pas de cela dont il s’agit ?
Les glapissements courroucés et autres menaces de procès avaient en tout cas fini par être entendus de Christine Albanel, alors ministre de la culture, qui avait assuré dès la fin de 2007 qu’un plan de restauration serait lancé.
Il l’a bien été.
Pas assez loin hélas.
Pendant ce temps, autour des colonnes et du jardin , les galeries encrassées et en mauvais état nécessiteraient un entretien qui leur fait visiblement défaut. De Lermercier à Contant d’Ivry, les bâtisseurs du Palais Royal ne sont plus là pour s’indigner, s’agiter, dénoncer, menacer. C’est ballot.
Mais à notre tour ne soyons pas mesquins et réjouissons-nous après tout pour Buren : il a retrouvé sa tétine !


Cuvée 2009
- Le 28 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Noël 2009, une cuvée familiale qui a su tenir ses promesses, hic ! Charpenté, corsé, ample en bouche, tout en nuances de fruits rouges, hic ! avec des arômes dominants de framboise… Bref, un Noël charmeur, puissant et subtil à la fois, qui s’est très bien laissé boire !



Bouche bée
- Le 17 décembre 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Vous avez été très nombreux à ne rien me dire, à ne rien manifester. Mais comment vous en vouloir alors que je sais si bien ce qui arrive ? Car il n’y a qu’une seule hypothèse qui tienne la route pour expliquer ce silence : vous êtes restés tout simplement bouche bée, interdits, éblouis à sa vue !
A la contempler, je reste également saisi d’une vive émotion. Elle est si…et en même temps tellement…Ah, les mots me manquent, c’est terrible ! J’ai mobilisé pour la réaliser toutes mes capacités de concentration, qui excèdent rarement celles d’un poisson rouge. J’y ai mis de l’amour, du temps, de l’exigence, de la patience. Il fallait qu’elle se sente belle pour vous accueillir au mieux, avec douceur, avec chaleur, en ces temps d’obscur frimas.
Malheureusement, tout cela peut comporter des effets secondaires douloureux auxquels je n’avais pas pensé en amont. D’où mon présent billet qui vaut bulletin d’alerte : à rester en effet bouche bée devant ma nouvelle bannière, en station prolongée, vous risquez des crampes ! Il faut vous ressaisir absolument avant qu’il ne soit trop tard, soit en regardant ailleurs (la neige par la fenêtre par exemple), soit en vous éloignant de l’écran.
La grippe A, j’aime ça
- Le 20 septembre 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’aime déjà la grippe A : bientôt, dans le métro, les musées, partout où l’on trouve des gens à tendance gluante, je simulerai d’atroces quintes de toux avec des airs de phase terminale. Je fais ça très bien, j’ai été simulateur de toux dans une vie antérieure. C’est une compétence très utile quand on veut faire de la place autour de soi. Et puis j’aime voir les gens courir en poussant des cris de panique quand ils me fuient. Il y en a toujours qui tombent et d’autres qui les piétinent, rien n’est plus distrayant.
La peur est un sentiment formidable : elle s’insinue, glisse et s’enroule, croît, grossit, grandit, forcit, se développe et s’installe, campe et s’étend. La peur paralyse, la peur entrave et anesthésie. Subie par le plus grand nombre, elle est très opportune pour quelques uns. Moi qui ne suis, modestement, que le plus grand simulateur de toux que la terre n’ait jamais porté, comme je regrette aujourd’hui de ne pas être un industriel pharmaceutique (humm, les ventes de Tamiflu, de vaccins…), un homme d’Etat (humm, ces paupières fermées sur les politiques menées) ou un patron de presse (humm, ce bon grain à moudre pendant la crise).
Si j’étais médecin ou infirmier dans le public, même peureux, je m’interrogerais probablement quand même sur la pertinence d’une dépense de plus d’un milliard d’Euros en vaccins et en masques. Je m’interrogerais sur la possibilité d’une mutation du virus au moment des premières vaccinations, je me demanderais si le masque est une barrière avérée contre le virus, je me poserais aussi la question de savoir si l’on a assez de recul avec des tests de vaccination réalisés dans l’urgence.
Enfin, heureusement, je n’ai pas ce mauvais esprit caractérisé des médecins et infirmiers du public qui, non contents de constater l’accentuation d’une médecine à deux vitesses, les urgences surchargées ou le manque de personnels (entre autres), pourraient avoir le front de poser des questions dissidentes et acrimonieuses autour d’une bagatelle d’un milliard et des poussières.
Pour ma part je n’ai aucun mauvais esprit, c’est évident. Il n’empêche que certaines questions m’étaient venues à l’esprit cet été bien malgré moi. Justement à propos du recul suffisant ou non des tests de vaccination et, donc, de mon choix de me faire vacciner ou non. En mobilisant trois neurones valides, pas des cracks ni des spécialistes, des neurones juste un peu intuitifs, pétris d’un peu de bon sens, j’avais heureusement réussi à répondre et à évacuer ces questionnements. Car entre eux la discussion avait été rondement menée et le résultat des délibérations promptement rendu : non, je ne me ferais pas vacciner.
A lire plus tard début septembre ce que disait le Syndicat National des Professionnels Infirmiers des adjuvants présents dans les vaccins achetés, mes trois neurones ont bombé le torse. A lire les propos de son secrétaire général (ici tout récemment par exemple), ils ont réclamé du caviar à tous les repas.
Mais je ne suis pas homme à me laisser faire par trois neurones. Sans eux, j’en suis certain, je n’aurais cédé en fin de compte ni à la peur ni à la vaccination. Je n’aime pas la peur, je n’aime pas les paupières fermées et j’ai horreur des piqûres, ça fait bobo.
Et puis finalement, que craindre ? A bien y réfléchir, ce virus n’est-il pas tout petit, tout minuscule ? C’est même d’une vérité criante à qui veut bien l’entendre : le H1 est nain !
N1, pardon.
Grand nettoyage
- Le 29 août 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Non, ce n’est pas une photo prise après une averse. Sur cette terrasse des Tuileries, un garçon de café venait simplement de procéder à un nettoyage efficace, au jet. Une idée ingénieuse à reprendre chez soi, de la cuisine au salon.
Au Salon de l’Agriculture
- Le 27 février 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai passé la matinée au Salon de l’Agriculture, une première que je ne regrette pas. A moi l’air de la campagne au Parc des Expositions ! Enfin avec de l’imagination. Parce que la densité de la population en milieu rural est très, très légèrement inférieure à celle du Salon de l’Agriculture où il est difficile de ne pas marcher sur les pieds des autres et de ne pas recevoir un sac à dos dans la figure.
Néanmoins, Parisien en mal chronique de vertes prairies, rêvant d’une vie saine et roborative au milieu des poules, je ne pouvais pas ne pas aller au moins une fois dans ma vie à ce salon. Même si ce n’est pas à moi qu’on va enseigner ce que c’est que la vie à la campagne. Je sais quand même bien que le bon lait provient des grosses mamelles du poussin, que l’agneau est la femelle du canard et qu’on s’y réveille au chant de la vache !
En tout cas, hop, mention spéciale à la chaîne des jardineries Botanic, présente au salon dans le secteur dévolu au jardin, pour son engagement sans cesse accru en faveur des pratiques respectueuses de l’environnement. Depuis 2008 notamment, les magasins Botanic ont supprimé tous les engrais et autres pesticides chimiques de leur offre. Un exemple que les autres enseignes de jardineries devraient bien suivre.
Quand c’est moins beau, c’est plus moche
- Le 14 janvier 2009
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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J’ai fait le Vietnam. Enfin tout comme : je sors d’une vilaine grippe. Je n’ai aucun problème dès lors qu’il s’agit de partir loin pour guerroyer un peu, ou pour terrasser quelque dragon, ou bien encore pour sauver des princesses. Mais dès que j’ai de la fièvre, je claque des dents en jetant des regards de mourant par dessus la couette, d’où je ne sortirais pour rien au monde, et surtout pas pour terrasser un dragon. Ni même pour sauver des princesses pleurnichardes qui ne supportent pas de rester enfermées en haut d’un donjon sous prétexte qu’elles ont le vertige. Se plaindre du vertige, on rêve ! On voit qu’elles ne savent pas ce que c’est que d’avoir la grippe !
Enfin, à force d’agoniser au chaud, j’ai fini par m’en sortir. Je me suis même autorisé ce week-end une balade masochiste au milieu des soldes. Dans un Monoprix, tandis que je quittais la caisse où je venais d’acheter deux polos, une femme coiffée comme un épouvantail s’est approchée de moi pour me murmurer : « Si je peux me permettre, c’est moins cher chez C&A ». Au lieu de lui tendre une brosse à cheveux, je lui ai juste répondu que oui, mais que c’était aussi moins joli, façon diplomate de dire beaucoup plus moche. Puis elle s’est avancée vers la caisse avec un léger haussement d’épaules.
Non mais, est-ce que j’ai une tête à m’habiller chez C&A ? Pourquoi pas chez H&M pendant qu’on y est !?
J’ai fait ensuite une petite razzia chez Benetton où il est encore possible d’acheter des vêtements qui ne vous fassent pas ressembler à un croque-mort en fin de vie ou à une chauve-souris lépreuse. Comme j’étais boulevard Haussmann, j’en ai aussi profité pour essayer de dégoter une housse de couette dans les grands magasins. J’en ai trouvé une seule à mon goût. Qui hélas n’avait pas de rabat. Déception. Et vous savez quoi : j’ai eu beau rester près de la housse dans le magasin, à lui faire de l’oeil, aucun rabat n’a poussé. Désespoir.
Je suis reparti bredouille.
Et triste.
Et sombre.
Et déprimé.
Des symptômes très classiques à nous autres chercheurs de housses à rabat lorsque nous trouvons des housses sans rabat. Que voulez-vous, nous sommes des êtres sensibles qui avons besoin de toute la stabilité d’un lit bien bordé pour affronter la vie.






















