Le salon Marie-Claire Idées
- Le 17 novembre 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Samedi après-midi, je me suis arraché à mon thé chaud et à mon radiateur pour mettre le pied dehors. Pas sans mal. Un radiateur et un thé chaud, ça ne se quitte pas comme ça. Il faut poser le pour et le contre avec la plus grande rigueur, surtout quand dehors il fait frais, gris et un peu humide. J’étais tenté par l’idée de me rendre au salon Marie-Claire Idées qui se tenait à la Grande Halle de la Villette. Pour m’aider dans mon choix cornélien (rester ou partir ?) je suis allé sur le blog de MCI pour lire ce qu’on en disait. Dans les commentaires, une horde de femmes courroucée sévissait déjà pour dire que le salon était mal organisé, que c’était trop petit, qu’il y avait trop d’attente à l’entrée, trop de monde à l’intérieur, pas assez d’exposants, des allées trop étroites et, comble du comble, trop de ceci et pas assez de cela. Ce n’était pas engageant, mais mon thé étant bu, je n’avais d’autre choix que d’aller me faire ma propre opinion avec, cela était au moins certain, la sympathique perspective d’y rencontrer Kahlan aux côtés de ses créations.
Arrivé après cinq heures, je n’ai pas eu à affronter la moindre file d’attente, j’ai trouvé des allées dégagées et plutôt peu de monde. Et j’avais deux heures devant moi malgré tout pour en faire le tour. Cela tombait bien, j’ai tendance à préférer faire en deux heures dans de bonnes conditions ce que l’on peut faire en cinq dans des conditions désagréables. Je n’ai fait pourtant qu’un tour assez rapide des exposants avant de me diriger vers le stand de So Tendances et de faire la connaissance de Kahlan, aussi tranquillement qu’agréablement.
Pour le reste, ma visite assez sommaire du salon m’a juste permis de voir qu’il y avait de jolies choses, comme de très laides. J’ai trouvé un peu dommage que les exposants de Noël ne soient pas mieux différenciés des autres dans un espace consacré, ce qui aurait été logique en cette période de l’année. Quant à la « féerie de Noël sur la maison Marie-Claire Idées » qui se trouvait au centre du salon, je la cherche encore et ne la trouverai pas, je le crains. Vous me direz que c’est normal vu que le salon est fini. Et vous aurez raison. J’arrête d’ailleurs tout de suite mes recherches.
Mais sourire
- Le 11 novembre 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Suite à la mort de mon chat, je suis allé donner les boîtes alimentaires qui restaient à une association. Il n’est pas exclu que je reprenne un chat un jour et ce sera très sûrement l’un de ces matous qui abondent dans les refuges. Le mien était d’ailleurs aussi un chat abandonné. Depuis mercredi, son absence se fait sentir à chaque instant et il va falloir encore un peu de temps avant que je ne m’y habitue complètement. Aujourd’hui, je peux vous l’avouer, je suis un blogueur très méritant : je passais beaucoup de temps devant mon clavier avec les sept kilos du chat étalés sur mes avant-bras ! Ce n’était pas toujours simple, mais je lui dois d’avoir cette musculature hors du commun qui rend si jaloux Arnold Schwarzenegger. Pas plus tard qu’hier soir au téléphone, celui-ci qui me demandait encore quel était mon secret. Je n’ai rien dit bien sûr !
Le lendemain matin de la mort de mon coach en musculation des avant-bras, parce qu’il y a des périodes où les événements pas amusants du tout semblent se donner le mot, c’est ma grand-mère maternelle qui est décédée. Ma grand-mère également aimait les chats et le peu d’échanges que nous avions pu avoir trois semaines auparavant avait porté sur eux. Ma grand-mère n’était pas une personne facile, pour le moins. Elle partageait avec mon chat ce petit côté Vélociraptor pas toujours levé du bon pied qui vous invitait à savoir prestement raser les murs. Il y a peu, elle maniait d’ailleurs encore fort bien sa canne, instrument très pratique, il est vrai, pour écarter malotrus et autres bachi-bouzouks de son chemin. Un bon exemple que je n’hésiterai pas à appliquer à mon tour lorsque je serai vieux !
J’avais entamé le deuil de ma grand-mère il y a cinq ans, lorsque la maladie d’Alzheimer avait été diagnostiquée et que d’autres problèmes de santé l’avaient conduite à passer plusieurs mois à l’hôpital. Je m’étais effondré, je rejetais les diagnostics, je n’acceptais pas l’idée que ma grand-mère perde son autonomie, sa force, ni l’idée qu’elle ne finisse pas par retrouver son appartement et ses repères familiers. Ma grand-mère n’était pas quelqu’un de facile mais nous nous entendions bien, nous avions nos dîners quasi hebdomadaires, nos petites habitudes. Quand tout cela est parti en éclats, par force il a bien fallu que je m’incline mais cela ne s’est pas fait en un jour.
Notre vie est jalonnée de deuils, nous sommes tous confrontés à l’acceptation de nos pertes, celle de l’enfance, celle d’un bonheur, d’un être, d’un amour etc. Un deuil est une affaire complexe et intime qu’il vaut mieux ne pas manquer sous peine de s’en trouver entravé durablement. Je peux dire personnellement que je suis assez nul en deuil. Par exemple, si j’avais fait fac de deuil, vous pouvez être certains que je n’en serais jamais sorti diplômé, ou bien que je m’en serais tout juste acquitté avec une mention passable. Je n’ose même pas y penser ! Mes deuils sont un peu de guingois, un peu mal finis, un rien encombrants. Quand je les fais sortir par la porte, ils ont tendance à rentrer par la fenêtre.
Le temps passant, l’expérience aide heureusement à fourbir quelques armes pour affronter les coups durs. Je peux faire par exemple la meilleure tarte pommes-poires au chocolat blanc qui puisse exister. Aux derniers championnats de l’univers de la tarte pommes-poires au chocolat blanc, j’ai raflé la médaille d’or. Ne songez même pas à rivaliser avec moi ! Ma tarte a cependant un inconvénient majeur, elle ne se laisse pas photographier, elle n’en a pas le temps. Son empressement à être mangée est incroyable et sa disparition est foudroyante. Toujours est-il que la tartothérapie chocolatesque, en cas de bourrasque, est une méthode efficace pour prendre soin de soi et se dire qu’on va tenir bon.
Le seul hic: la dernière bouchée avalée, il faut faire son deuil de la tarte.
C’est fini
- Le 5 novembre 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Mon chat a été euthanasié à 6 heures ce matin. J’étais si content de vous dire hier qu’il allait enfin mieux, je n’imaginais pas qu’il ferait un nouvel oedème pulmonaire cette nuit. A 4 h il crachait de l’eau, étouffait, il a fallu faire vite et repartir une fois de plus aux urgences. Les suites de l’uréstrostomie ne s’étaient pas trop mal passées à part une infection vite contenue, les calculs à la vessie pouvaient être dissouts et évacués grâce à un régime alimentaire, ce sont les problèmes cardiaques qui auront finalement eu le dessus. On aurait pu continuer à lutter contre les oedèmes (injections de diurétiques etc.) au prix d’un acharnement thérapeutique, pour quel gain, quelle vie pour lui ?
J’aimais terriblement mon chat, ce matin j’ai mal, je me sens vide et abattu. Je ne lui rapporterai finalement plus la baballe, il ne me réveillera plus en pleine nuit pour exiger caresses et câlins, il ne viendra plus m’enquiquiner sur mon bureau quand j’écris, il ne déposera plus ses poils blancs sur mes pulls ni dans le linge propre, il ne ronronnera plus la tête blottie dans mon cou, je ne croiserai plus son regard bourru, c’est fini. Il va juste falloir vider et laver sa litière, nettoyer ses soucoupes, tout ranger, et digérer ma peine.
Chat va mieux, ouf !
- Le 4 novembre 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Des problèmes importants et à répétition, une cinquième visite aux urgences vétérinaires en fin de semaine dernière, du stress, mais un chat toujours en vie, un chat à qui l’on a offert une nouvelle chance grâce à une piqûre d’antalgiques et à une prescription de Valium (qui fait antalgique chez les chats). C’est que gros minou devait souffrir d’une douloureuse irritation de la vessie due à ses calculs. D’où son apathie et une brutale et totale perte d’appétit. Bref, le Valium a produit un effet miraculeux : le chat mange de nouveau très bien, reprend du poids, avale ses médicaments pour le cœur et ingurgite sans problème son alimentation spéciale pour les calculs. Et puis surtout, il recommence à me faire jouer ! Je peux m’amuser tout seul à la baballe, à quatre pattes, mais c’est évidemment beaucoup plus gratifiant pour moi lorsqu’il me la lance et que je la lui rapporte fièrement.
Donc tout va bien, pour moi je veux dire, je refais de l’exercice avec le plaisir de constater que je n’ai rien perdu de ma dextérité habituelle et lorsque je reviens vers lui avec la baballe, tout frétillant, je relis enfin de la satisfaction dans son regard chaternel.
Quelques nouvelles du chat
- Le 15 octobre 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Alors que tout allait plutôt bien depuis son dernier séjour chez le véto une semaine auparavant, il a fallu refaire examiner le chat en urgence samedi : il avait de nouveau apparemment des problèmes pour uriner et surtout une grande difficulté à respirer. Il a fallu pratiquer le soir même une urétrostomie pour régler le problème urinaire et s’occuper en même temps du problème respiratoire dû à un oedème pulmonaire. En gros, les nouvelles ne sont pas très bonnes, si a priori l’uréstrostomie, complétée toujours par un régime alimentaire approprié, devrait bien fonctionner pour prévenir à l’avenir les problèmes liés aux struvites (cristaux) et aux calculs (amalgames de struvites) qu’il a dans la vessie, l’œdème est en revanche le signe que des problèmes cardiaques, déjà là depuis un certain temps, ont franchi une étape importante dans leur évolution. Son espérance de vie se voit donc malheureusement sérieusement amputée. S’il prend bien son traitement, et uniquement à cette condition, il pourra vivre encore pendant trois ans environ…
Après trois jours de soins à la clinique, j’ai récupéré hier soir un chat amaigri, entravé par une large collerette en plastique, le derrière rasé montrant une grande plaie couturée.
Cela n’a pas empêché Monsieur, à cinq heures cette nuit, d’exiger sa dîme de câlins. J’ai ainsi eu droit à mon lot de ronronnements, de piétinements et de coups de collerette dans la figure pendant environ une heure. Parce qu’il ne lui suffit pas que je me ronge les sangs, que je devienne triste et anxieux, non bien sûr, il faut encore qu’il vienne ponctionner mon sommeil !! Et non seulement je me laisse faire, mais je n’ai même pas osé lui dire qu’il n’avait pas du tout une tête à collerette. Je lui en parlerai quand il ira mieux, il ne perd rien pour attendre !
* * * * *
Rien à voir avec mon chat, mais je voulais remercier ici Alex et Lilou, Maybe, Caro, Ervalena, ainsi que Little cat, d’avoir mentionné très gentiment Gris-bleu sur leur blog.
Chat va, mais chat pourrait aller mieux
- Le 6 octobre 2008
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je l’aime, j’en suis gâteux, c’est le plus beau, le plus câlin, le plus adorable des chats. Nous filons le parfait amour, il me répond quand je lui parle et je lui rapporte la baballe quand il me la lance, c’est une relation sans nuages. Quand tout va bien.
Car voilà, gros minet ne semblait pas très en forme vendredi, ou plutôt son comportement n’était pas exactement habituel : miaulements plaintifs, grattage dans les plantes, énervement, difficulté à dormir. Je ne me suis pas alarmé outre mesure. C’est samedi matin, quand il m’a griffé une cheville avec l’air de ne plus très bien me reconnaître, que j’ai commencé à m’inquiéter, pour ma vie ! Et puis dans l’après-midi, en l’observant davantage, j’ai vu qu’il n’arrivait en fait quasiment plus à uriner. Il a fallu réagir très vite parce qu’un chat dont l’urètre se bouche meurt en un ou deux jours, sans compter la souffrance que ce doit être. Hospitalisé en fin de journée, le calcul qui lui obstruait l’urètre a pu être évacué sans problème mais il a d’autres calculs dans la vessie qu’il va falloir essayer de dissoudre par traitement et régime alimentaire. Le vétérinaire a clairement dit qu’il n’espérait pas le revoir, qu’il fallait croiser les doigts pour éviter une opération. Je croise donc les doigts et ce n’est pas facile pour taper sur le clavier.
Pour ce qui est de ne pas souhaiter revoir mon chat, il n’est pas le premier. Ce charmant quadrupède a en effet une particularité bien à lui : il est très agressif envers les personnes qu’il ne connaît pas, donc bien plus encore envers les vétos. Lorsque je dis agressif, il est difficile d’en rendre la juste mesure à qui ne l’a pas vu de ses propres yeux ni entendu de ses propres oreilles. Les vétérinaires eux-mêmes finissent toujours blancs comme des endives en marmonnant un truc du style « on n’a jamais vu ça ! ». Pourtant je les préviens largement en amont. Pour mieux comprendre, imaginez que vous ayez malencontreusement marché sur la queue d’un Vélociraptor et que, au lieu de lui demander aimablement pardon comme on fait dans ces cas-là, vous lui tiriez la langue dans un geste de défi. Imaginez que vous soyez en outre tombé sur LE Vélociraptor qui s’était levé du pied gauche ce matin-là et vous aurez le tableau à peu près exact de mon chat à l’attaque. Je n’exagère malheureusement pas.
Tout ça pour dire que cela représente du stress à haute dose pour moi lorsqu’il s’agit de le soigner. Je sais en l’occurrence que dans un mois, si tout va bien jusque-là, il va falloir le ramener chez un vétérinaire pour une simple radio, qu’il va donc falloir que je parvienne encore à le mettre dans sa cage pour le transporter et qu’arrivé chez le véto, je vais devoir jouer les assistants pour le transfert de cage et l’anesthésie. Le bonheur !
Heureusement, depuis ce matin, tout semble aller bien. Preuve en est que mon adorable Vélociraptor a daigné me faire un énorme câlin ronronnant. J’ai bon espoir qu’il se remette à me lancer la baballe, jeu indispensable à mon équilibre psychologique !
Vous-même au fait, avez-vous un animal ? Chat ? Poisson ?
Veau ? Vache ? Cochon ?…
Edit de 21 h 45 : j’ai vu cet après-midi (sans le chat) le vétérinaire qui devait a priori faire la radio de la vessie dans un mois et il m’a dissuadé de la faire : « Vous savez…pour un chat comme ça…si on peut éviter l’anesthésie, sans compter que ça vous coûtera moins cher…et puis de toute façon, la radio n’est pas absolument formelle… » J’ai cru qu’il allait me tendre une liasse de billets pour que je ne lui apporte pas la bestiole. Il ne l’a vu qu’une fois il y a un an, mais il s’en souvenait très bien. Donc, c’est parti pour un traitement long, voire à vie avec une alimentation spéciale. Pendant les dix premiers jours je dois être attentif pour détecter une possible « récidive ». Surveillant de litière, j’en rêvais ! Enfin grand soulagement car si tout va bien il n’y aura pas de nouvelle visite à faire chez le vétérinaire…
Rien de tel qu’une bonne nouvelle pour retrouver mon sourire ultra-bright !























