Les déferlantes de Claudie Gallay
Il y a la Hague, son austérité. il y a la mer, sa cruauté, sa beauté. La mer qui prend la vie, qui emporte les morts. Il y a le vent, les cris des oiseaux. Il y a Lili dans son bistrot, avec sa mère sénile. Il y a Raphaël le sculpteur, Morgane sa sœur, belle, désœuvrée. Il y a Théo, le père de Lili, solitaire, entouré de ses chats. Il y a Max, obsédé par Morgane, qui construit son bateau. Et puis Lambert, de retour pour vendre sa maison. Nan, aussi, qui erre sur la lande, que la raison abandonne. Nan qui croit reconnaître dans le visage de Lambert un certain Michel. Mais qui est Michel ?
Dans ce village du Cotentin, tout se sait, et tout se tait. Le silence mure les douleurs. Les vies avancent, les secrets restent. Les haines, comme des vagues, déferlent, inapaisées, inextinguibles. L’amer au cœur.
Comme un fil fragile, la narratrice relie les personnages. Elle est la pièce neuve du jeu. Arrivée à la Hague pour y travailler, elle y charrie aussi un deuil, une souffrance indicible, trop grande, trop béante. Alors elle aussi se tait. Mais elle va et vient entre les personnages, elle est le sauf-conduit ténu et neutre qui circule entre les haines et les silences, et qui fait, sans avoir l’air d’y toucher, bouger les lignes. Elle se glisse dans ce paysage d’âmes tourmentées, respectant les résistances de chacun pour mieux inciter la parole à surgir, en douceur, touche par touche. Le travail est lent, le chemin est long. Mais au bout, les vérités dévoilées laissent entrevoir, enfin, la possibilité d’un apaisement. Le pardon peut remplacer la haine, l’amour commencer à apaiser les souffrances. La vie continue, pas tout à fait autrement, plus tout à fait pareille non plus.
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Les déferlantes
Claudie Gallay
Éditions du Rouergue
(depuis juin chez J’ai lu)
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Jerome Klapka Jerome


En passant par la demeure de Jean-Loup Daraux.
L’art de vivre à travers le monde de Sratfford Cliff et Gilles de Chabaneix, Edition de la Martinère, 480 pages, 45 Euros environ.

















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