Couleur chanvre


Si je n’avais pas entendu parler de Couleur chanvre sur plusieurs blogs, je n’aurais jamais passé commande sur leur site internet tant il est mal fait et rebutant. En commandant mes taies d’oreiller, je ne savais d’ailleurs pas bien exactement ce que je choisissais : en illustration je pouvais voir des taies qui ne se ressemblaient pas, avec petite ou grande bordure, ou sans bordure du tout ! L’aptitude qu’ont certaines entreprises à se saborder, lorsqu’elle est régie avec une application et une méticulosité à ce point kamikazes, force le respect.
Pour ce qui est du linge bio de Couleur chanvre, il mériterait bien mieux en l’occurrence que le piteux écrin virtuel qui lui est offert. J’ai reçu très vite les taies carrées (avec des bordures larges finalement) que j’avais commandées et qui se sont avérées de très belle qualité. C’est un pur bonheur d’avoir en main ce tissu de chanvre souple, au coloris profond, ayant toute la robustesse du linge ancien. Je pressens déjà les beaux rêves que je vais faire, soutenu par des oreillers beaux et heureux !

The normand bedroom
Une jolie bannière qui me rappelait une photo très semblable que j’avais prise il y a quelques années, un titre qui me remémorait un poème que j’avais écrit et intitulé Les chambres d’été et je sentais déjà, en amarrant sur The normand bedroom, que je serais séduit.
De cette chambre normande, lieu familier et serein, lieu à soi, il y a son rêve fantasmé. Cette chambre, Rafaèle lui fait prendre corps, et âme, sur son blog. Elle y installe doucement ses textes, écrit les chats, les parfums, la solitude, la Normandie, avec une grâce particulière, personnelle et poétique.
En suivant Rafaèle, en écoutant son envie de Normandie, on peut entendre ce qui bat souvent au coeur du désir, conflictuellement : l’oscillation indécise entre ce que l’on souhaite ou semble souhaiter le plus ardemment, et son corollaire d’impossibilité ou d’incomplétude. Rafaèle fait naître de son désir, dans tous les cas, une chambre virtuelle nourrie d’un beau style et de fort jolis textes.
Pour vous donner envie de les découvrir tous, en espérant que vous aurez à les lire un plaisir égal au mien, je citerai juste ces quelques lignes de Rafaèle sur son parfum (Sables d’A. Goutal) :
Sables, c’est mon parfum des printemps qui s’en reviennent, des étés éternels. Mon grand réchauffeur de peau. J’en ai laissé quelques molécules dans mes chambres normandes. Nos amours sont périssables, et lui et moi avons l’un contre l’autre enterré bien des étés, bien des heures précieuses, bien des soleils couchants.”
Photos vintage
La première période illustre surtout la vie sportive, politique et mondaine, la seconde rend compte d’une Amérique plus laborieuse, ouvrière ou rurale.
Certaines photos de la première période sont magnifiques, j’en ai choisi cinq :





L’art du petit-déjeuner
L’art est matinal, du moins pour la photographe Jennifer Causey. Sur son blog, tartines, tasses de café, fruits ou confitures sont chaque jour à l’honneur. Une idée originale, un brin mono-maniaque et pleine de charme.


















