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Archives pour la catégorie ‘/F/ Paris sous mes pas’

Sombre et lumineux Paris

22/08/2010 Philippe

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Côté Vingtième

19/07/2010 Philippe

Rue_LignierRouquin

Petit tour dans le vingtième arrondissement. Rue Ligner, Cité Aubry, Villa Riberolle, autant d’endroits calmes et charmants à l’orée du Père Lachaise. On y trouve quelques petits immeubles modernes et laids mais aussi quelques maisons au style improbable comme la maison rose et verte de la dernière photo. C’est devant elle qu’un chat est venu me dire bonjour et prendre la pose dans moult positions. Inutile de vous dire que je n’ai pas commis la même étourderie qu’à la Cité des Fleurs et que j’ai pris soin d’immortaliser le matou.

Ma promenade matinale s’est achevée au square de Lesseps, un jardin naturel où les herbes ont le droit d’être folles, ou mauvaises, sans qu’on les ostracise. Les insectes y sont les bienvenus et les grenouilles barbotent dans une superbe mare peuplée de nénuphars et d’ajoncs qui me donnerait quasiment envie d’être grenouille.

Mais pas de mare pour moi hélas.

Je vais me contenter d’aller patauger demain dans cette grande flaque d’eau qu’on appelle l’Atlantique, et m’exercer aux pâtés de sable sur la plage. Je ne pars que quelques jours, l’entraînement va être intense !

LionsSquare_de_LessepsFenetres_ouvertesGarageVilla_RiberolleMaison_rose

A très vite !

La Cité des Fleurs

08/07/2010 Philippe

IrisAtelier_ParisCite_des_Fleurs

C’est au Nord de Paris que m’ont guidé mes pas hier soir. Près de Brochant, la Cité des Fleurs offre une enclave silencieuse et verdoyante au cœur d’un quartier plutôt peu avenant par ailleurs.

La Cité des Fleurs a été conçue à la fin du dix-neuvième siècle avec un souci d’unité et des contraintes de construction précises qui n’empêchent pas, par delà les grilles et les jardins, d’entrevoir des hôtels particuliers et des maisons aux styles parfois très variés. Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent la voie de bout en bout, les lierres et les glycines envahissent les façades…Voilà bien un endroit plein de charme où il doit faire bon vivre à Paris.

Sur le point de quitter les lieux, un beau chat roux est venu me saluer. Je suis parti après quelques caresses et paroles d’usage. Quel étourdi je fais de n’avoir pas saisi qu’il était venu pour une photo !

LierreMaison_blancheSonnetteFenetresVase_Medicis

La Cité des Fleurs
Voie privée accessible de 7 h à 19 h en semaine et de 7 h à 13 h le dimanche.
17ème Arrondissement
Métro Brochant

Le nez en l’air…

06/06/2010 Philippe

Champs_ElyseesRoses_blanches

…sur les Champs-Elysées.

ArtcurialLaduree_Champs_ElyseesTerrasse_Champs_ElyseesGuerlain_Champs_ElyseesDevanture_Guerlain

Jour de mai à Bagatelle

20/05/2010 Philippe

Grilles_de_BagatellePaon_de_Bagatelle

Parti mardi matin pour admirer le magnifique parterre de pivoines du jardin de Bagatelle, je me suis retrouvé tout dépité devant des fleurs encore en boutons. Des boutons et encore des boutons, partout. Un parterre acnéique !

J’ai tout de même passé un moment heureux, car Bagatelle est un parc enchanté. Le matin en semaine l’endroit est pour ainsi dire désert, ce qui ne manque pas d’être de surcroît très appréciable.

Les rares visiteurs que vous croisez sont affables et souriants et vous vous retrouvez même à échanger quelque courtois propos avec tel ou tel, tandis que l’un des nombreux paons du parc fait la roue à deux pas. Ou pousse un cri strident à vous faire détaler comme un lapin. Ce qui arrive en réalité le plus couramment, disons dans 99 % des cas. Mais pas plus.

TulipesPavillonGrandes_herbes

Paris léger

16/04/2010 Philippe

Vespa_roseRoses_roses

Ce n’est pas moi qui suis en photo en haut à droite bien que le doute soit éventuellement permis. Je suis plus musclé bien sûr. Tous ceux qui me connaissent vous le diront.  Du moins plus musclé de l’intérieur. Une puissance quasi surhumaine mais qui ne se voit pas vraiment, vous voyez. J’ai les biceps discrets, les fessiers sobres, les triceps effacés et les abdos pudiques. Point d’ostentation, ma bonne nature m’interdisant d’inférioriser mes semblables avec mon corps splendide de l’intérieur. Mais laissons de côté ses considérations sans intérêt. Je pose mes haltères de 150 grammes et je suis tout à vous pour en venir au cœur de mon propos. Un cœur magnifique lui aussi d’ailleurs : trois battements à la minute !

Ces quelques images, m’apprêtais-je donc à dire, pour vous signaler la création d’un espace “Photo” tout neuf dans le menu de l’en-tête (sous la bannière). Vous y verrez des clichés que j’ai pris l’été dernier à Paris parmi ceux que je préfère. De quoi aviver nos appétits de soleil, de chaleur et d’insouciance…

Journal

Au Palais Royal

24/01/2010 Philippe

Fenetre_bleuePalais_Royal

Il faut de nouveau fermer les yeux en entrant au Palais Royal : les travaux de restauration des colonnes de Buren sont terminés. Remplissant l’espace autour des colonnes, un goudron noir et grossier achève la disgrâce de la cour d’honneur. Une hideur parfaite, totalitaire, certes pas nouvelle, mais requinquée.

Souvenons-nous : Daniel Buren, tel un enfant à qui l’on retire la tétine un peu brutalement, avait fait une grosse colère en 2007. Il était scandaleux que les pouvoirs publics laissent péricliter son œuvre ! Que cette dernière subisse les outrages du temps, ça non, Buren n’en pouvait plus décolérer du haut de son “droit moral” sur son œuvre, moulinant rageusement l’air de ses petits poings serrés. Il ne vitupérait pourtant pas d’un berceau. Mais la vieillesse infantile, pas plus que l’enfance, ne tolère d’affront à sa toute puissance. Ainsi glapissait Buren, s’imaginant gagner l’immortalité à travers une œuvre pérenne et dûment restaurée. Foire aux vanités, quand tu nous tiens ! Car nest-ce pas de cela dont il s’agit ?

Les glapissements courroucés et autres menaces de procès avaient en tout cas fini par être entendus de Christine Albanel, alors ministre de la culture, qui avait assuré dès la fin de 2007 qu’un plan de restauration serait lancé.

Il l’a bien été.

Pas assez loin hélas.

Pendant ce temps, autour des colonnes et du jardin , les galeries encrassées et en mauvais état nécessiteraient un entretien qui leur fait visiblement défaut. De Lermercier à Contant d’Ivry, les bâtisseurs du Palais Royal ne sont plus là pour s’indigner, s’agiter, dénoncer, menacer. C’est ballot.

Mais à notre tour ne soyons pas mesquins et réjouissons-nous après tout pour Buren : il a retrouvé sa tétine !

AutographeGalerie_Palais_Royal

Paris lumières

31/12/2009 Philippe

Guerlain

Je m’entoure des lumières de Paris pour vous

souhaiter une très, très bonne

nouvelle année !

Néanmoins, Gris-bleu décline toute responsabilité au cas où 2010 se révèlerait pour vous calamiteux. Je crois même assez prudent de vous préparer au pire, si vite arrivé ! On croit que tout va bien, qu’on est beau, riche, heureux, en excellente santé et, tandis que s’écoule une journée anodine en apparence, une journée bien comme il faut à qui l’on accorderait toute sa confiance, le drame le plus abominable survient d’un coup. Un cheveu qui tombe, un ongle qui se casse, un rhume ou un caprice contrarié sont là les grands et sournois malheurs qui vous guetteront peut-être quand vous vous y attendrez le moins en 2010.

Sachez cela mais n’en ayez point peur. Les lecteurs de Gris-bleu sont des êtres valeureux, de forte trempe et de grande vaillance, qui sauront le cas échéant traverser ces épreuves avec leur combativité habituelle.

Vous ne me contredirez pas j’en suis sûr.

Chantal_ThomassAnnick_GoutalVendomeRue_Saint_Honore

Pas à pas vers Noël

09/12/2009 Philippe

RenonculesFlamantBlanc_Ivoire

Profitant du ciel bleu qui s’offrait hier matin au dessus de Paris, je suis parti en grande randonnée. A moi la rue du Bac, la rue de Grenelle, Saint Germain des Près, le carrefour de l’Odéon, le Pont neuf, la rue de Rivoli,  à moi le Bon Marché, Conran Shop, Le Grand Comptoir, Blanc d’Ivoire, Flamant, le marché aux fleurs et le BHV, en pensée tout occupé d’idées pour Noël, des idées qui, pour peu consistantes qu’elles soient encore, se précisent tranquillement.

Pour l’heure,  mes rennes profitent encore d’un insouciant repos et mon traineau subit bien sûr sa révision annuelle au garage du coin. Il serait inconcevable qu’une de ses lattes de bois se brise dans la nuit du 24. Je ne peux pas me le permettre.

En_noir

Quand je vois rouge

05/12/2009 Philippe

Store_rouge

Dans le 3ème arrondissement, passage Molière, il s’est mis à pleuvoir. Un peu plus loin dans le très joli passage de l’Ancre, il a, de plus belle, plu. Ce brutal événement est survenu tandis que je me promenais nonchalamment, innocemment, sans parapluie, bavardant avec moi-même, m’entretenant de choses et d’autres et m’écoutant, fasciné, n’ayant alors nul besoin d’être détourné de mon enrichissante introspection (si j’ose le pléonasme).

Comment aurais-je pu ne pas voir rouge ?

Façade_rougeBar_a_vinsBambouLanternePorte_bleue