Éloigner la ville
- Le 27 mai 2013
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Après plusieurs semaines de fatigue et de stress accumulés je suis allé me reposer quelques jours en famille. Me retrouver à marcher dans la nature me donne l’impression de revivre. Je ne crois profondément pas que Paris soit devenue une ville plus violente, plus incivile, plus déshumanisée et plus triste qu’une autre, la densité urbaine rend simplement tout cela plus proche de soi, plus palpable, plus intense qu’ailleurs. Je vois bien, quoi qu’il en soit, que ces évolutions de notre société ne me conviennent pas, et je pressens que j’aurai à l’avenir de plus en plus le désir de m’y soustraire. Pour l’heure, voici en tout cas une généreuse fournée de photos champêtres et fleuries, pour ne pas oublier la joliesse et le pouvoir enchanteur des choses simples…









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Prendre la clef des champs
- Le 25 juillet 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances, Humour-humeur
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Pour reprendre une respiration, être en famille, relâcher, j’ai pris la clef des champs quelques jours. Le plaisir des petits chemins et du soleil qui fait retrouver Paris avec déplaisir. La saleté, le bruit et la foule ne rivalisent pas avec les hautes herbes et les vertus du silence. J’ai substitué avec jouissance (pas assez longtemps hélas) les enclaves de nature urbaine par les herbes folles. J’aimais jadis la nature domestiquée, soignée, ordonnée, je l’aime aujourd’hui rebelle et bouillonnante.
La campagne ressemble malheureusement de moins en moins à la campagne, les zones péri-urbaines engloutissent de gigantesques étendues où se perpétuent de dévastateurs attentats à la laideur : un centre commercial par ici, une usine par là, ici un stade, là un cinéma, une maison sans âme ou une route de plus avec son gros rond-point. Entre eux quelques prés ou champs en sursis, quelques arbres encore. La « bétonisation/bitumisation » phagocyte tout sans limite ou presque. Les villages ne sont pas en reste dans cette fuite en avant, tenus par des élus qui n’ont de cesse d’aménager (bords de rivières, chemins etc.) et de construire pour rentabiliser l’espace en le fonctionnalisant.
Il suffit d’avaler les kilomètres, de nouveaux chantiers en nouveaux chantiers, pour mesurer à quel point nous sommes loin d’en avoir fini avec l’idéologie de la croissance infinie, à quel point nous sacrifions l’harmonie et la beauté sur l’autel d’un progrès matériel dévitalisé. La froide fonctionnalité prise dans l’étau de l’économie de moyens accouche de choses plus immondes les unes que les autres qui défigurent nos campagnes sans que cela choque grand monde. Il n’est pas de bon ton de s’offusquer de la modernité bétonnante qui rapporte gros à quelques-uns et pas mal à beaucoup. Et puis qui se soucie en vendant des terres de savoir ce qui sera fait dessus ? Tout le monde y trouve son compte à court terme, ce qui n’empêche personne, d’ailleurs, d’aller s’extasier pendant les vacances devant la beauté et la longévité de nos vieilles pierres.
En somme, quelques photos que j’aimerais ne pas regarder un jour comme datant du bon vieux temps, quand nous pouvions tant bien que mal nous ébaudir devant quelques herbes sauvages. Et croiser des lapins !





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Cure de fleurs
- Le 30 mai 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances, Humour-humeur
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En dehors de mon activité principale qui a consisté à nourrir les moustiques par transfusions sanguines, j’ai profité de mes quatre jours de repos champêtre pour prendre un grand nombre de photos, notamment de fleurs, d’où cette deuxième fournée.
Comme je ne savais pas s’il me resterait assez de sang pour rentrer à Paris vivant, j’ai pris ces clichés comme si c’étaient les derniers. Je ne voudrais pas passer pour un héros mais je tiens tout de même à faire valoir la difficulté qu’a représenté pour moi la double tâche de tenir l’appareil photo d’une main tandis que je grattais avidement de l’autre mon mollet gauche (le plus attaqué par les moustiques), ou ma cheville gauche. Dans ce dernier cas, je devais lever le pied vers ma main libre, ce qui me rendait pour ainsi dire cul-de-jatte pendant les prises de vue. Le plus ardu dans l’affaire n’était pas de me retrouver à cloche-pied, mais de me passer de ma main gauche pour les photos : lorsque je regarde dans le viseur, elle me sert à tenir ma paupière gauche fermée. Je suis en effet handicapé des paupières, impossible de n’en fermer qu’une sur deux, elles sont solidaires. Dans la vie de tous les jours, cette inaptitude passe le plus souvent inaperçue et n’est absolument pas décelable la nuit quand je dors sur mes deux oreilles. Non, la nuit tout va bien, c’est seulement quand je prends des photos que je suis ridicule.


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Cure de repos
- Le 29 mai 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances, Humour-humeur
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Je reviens de quatre jours de repos, au vert, en famille. J’en suis tout allégé : vingt-six piqûres de moustiques, trois litres de sang en moins ! Je nourris à moi seul les populations de moustiques affamées de nos campagnes, il faut le savoir. Si les vampires existaient j’aurais vraisemblablement du souci à me faire…
Avec vingt-six boutons, j’ai au moins l’avantage de pouvoir dessiner quelques tendances dont il ressort sans ambiguïté que mon mollet gauche est cette année (contrairement au palmarès 2011) plus délicieux que tout le reste. Onze piqûres rien que pour lui, il n’en est pas peu fier ! Deuxième sur le podium mon pied gauche avec sept piqûres. Il espérait la première place, il a fallu le consoler et ça n’a pas été facile, le pauvre.



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Mon Noël
- Le 29 décembre 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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On met son téléphone portable là où l’on est certain de ne pas l’entendre, on ne s’autorise que cinq petites minutes de connexion à Internet par jour et l’on passe plein d’agréables moments en famille, au présent, sans interférences.
Paris était loin, les hautes herbes humides avaient remplacé le bitume sale. Mes deux jambes, ravies, ont pu gambader librement sous un beau ciel bleu, ce qui leur a fait énormément plaisir.
Et bien que mon rêve de grasses matinées n’ait pas été exaucé (le chat de la maison avait décidé que je ne devais pas dormir le matin, un point c’est tout), je suis de retour à Paris plus reposé que je ne l’étais avant de partir : le calme et la beauté de la nature font d’excellents thérapeutes !


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En famille
- Le 22 juin 2010
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Au menu du week-end passé, grandes tablées et plaisir de se retrouver en famille. Le temps frais et mitigé n’aura pas entamé la bonne humeur générale. Un beau coucher de soleil (j’avais passé commande !) aura tout de même accompagné une partie de mon retour en train dimanche soir. Ainsi s’est fermée cette très agréable parenthèse champêtre, glissant vers Paris dans la lumière orangée, rêvassant les yeux rivés à l’horizon…


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Carnet d’inspiration / juillet
- Le 4 août 2009
- Par Philippe
- dans Carnets d'inspiration
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Le principe : retenir du mois écoulé quelques images, les
principaux moments liés à mon blog…

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