Mon Noël
- Le 29 décembre 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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On met son téléphone portable là où l’on est certain de ne pas l’entendre, on ne s’autorise que cinq petites minutes de connexion à Internet par jour et l’on passe plein d’agréables moments en famille, au présent, sans interférences.
Paris était loin, les hautes herbes humides avaient remplacé le bitume sale. Mes deux jambes, ravies, ont pu gambader librement sous un beau ciel bleu, ce qui leur a fait énormément plaisir.
Et bien que mon rêve de grasses matinées n’ait pas été exaucé (le chat de la maison avait décidé que je ne devais pas dormir le matin, un point c’est tout), je suis de retour à Paris plus reposé que je ne l’étais avant de partir : le calme et la beauté de la nature font d’excellents thérapeutes !


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Se sentir entouré
- Le 21 novembre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Je suis sûr que les chats du coin se relaient pour s’occuper de moi. C’est au tour d’un beau mistigri roux-beige de venir ronronner gracieusement à mes côtés, le temps d’un court passage quasi quotidien.
Ma conviction est qu’un chef de clan du quartier s’est adressé il y a peu à ses copains dans les termes approximativement suivants : « Bon, les gars, il y a un humain en mal de félins à la terrasse aux fétuques, du genre gaga des chats, alors ce qu’on va faire c’est qu’on va se relayer pour lui rendre visite. Enfin je n’oblige personne, s’il y en a parmi vous que les humains rebutent, qu’ils s’abstiennent ! Mais si vous êtes volontaires, vous ferez une sacrée bonne action. Quand vous le verrez se précipiter sur son appareil photo avec son sourire niais, vous comprendrez. Des questions ? Non ? Alors rompez ! »
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Couleurs d’automne
- Le 14 octobre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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L’automne s’installe, les teintes changent, la nature prépare son sommeil. Comme chaque année je profite des pommes et des noix qui viennent de chez mes parents. La cuisine va embaumer la tarte aux pommes et le brownie !
Quant au bel anonyme tigré, il est venu pour la seconde fois hier sur la terrasse. J’avais de prime abord cru reconnaître cet autre anonyme tigré, mais non. Je lui ai offert une coupelle de lait en guise de bienvenue, en gage de paix. Il m’a offert en retour des caresses et des ronronnements à la pelle. Nous avons bien sympathisé lui et moi. J’ai été heureux comme tout et un peu triste aussi. Mon chat est mort le 5 novembre il y a trois ans, à l’heure de ces couleurs d’automne, et il me manque toujours.



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Chiner au chaud, chiner au froid
- Le 14 décembre 2010
- Par Philippe
- dans Brocantes
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Cela faisait longtemps que je n’étais pas parti chiner. Tout en restant au chaud auprès de mon bien aimé radiateur, je me suis d’abord égaré au Danemark, à la rencontre de Caroline chez qui j’ai déniché de jolies pinces à bougies orientables.
Puis soudainement, hier matin, je me suis entendu dire au revoir à mon radiateur, non sans lui promettre de revenir bien vite pour ne pas l’inquiéter, et je suis parti aux puces de Saint-Ouen. J’y ai adopté quelques pampilles, mais surtout un « Chat triste » à la librairie AMK. Il s’agit d’une petite gravure à la pointe sèche de l’artiste animalière Bernadette Planchenault.
Ce chat, que voulez-vous, je me suis dit qu’il serait beaucoup mieux près de mon radiateur que sous les froides verrières du marché Dauphine. Je ne crois pas m’être trompé.


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Côté Vingtième
- Le 19 juillet 2010
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Petit tour dans le vingtième arrondissement. Rue Ligner, Cité Aubry, Villa Riberolle, autant d’endroits calmes et charmants à l’orée du Père Lachaise. On y trouve quelques petits immeubles modernes et laids mais aussi quelques maisons au style improbable comme la maison rose et verte de la dernière photo. C’est devant elle qu’un chat est venu me dire bonjour et prendre la pose dans moult positions. Inutile de vous dire que je n’ai pas commis la même étourderie qu’à la Cité des Fleurs et que j’ai pris soin d’immortaliser le matou.
Ma promenade matinale s’est achevée au square de Lesseps, un jardin naturel où les herbes ont le droit d’être folles, ou mauvaises, sans qu’on les ostracise. Les insectes y sont les bienvenus et les grenouilles barbotent dans une superbe mare peuplée de nénuphars et d’ajoncs qui me donnerait quasiment envie d’être grenouille.
Mais pas de mare pour moi hélas.
Je vais me contenter d’aller patauger demain dans cette grande flaque d’eau qu’on appelle l’Atlantique, et m’exercer aux pâtés de sable sur la plage. Je ne pars que quelques jours, l’entraînement va être intense !






A très vite !
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Bien au chaud, bien chez soi
- Le 7 mai 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je me terre. Le retour de la fraîcheur me pousse au repli près du radiateur, m’hydratant au vin chaud. Je prends soin de moi sans lésiner : être bien hydraté est fondamental, tout le monde sait ça ! Cela me permet en outre de faire du sport tout en restant enfermé. En effet, une loi géométrique incontestable veut que la distance parcourue à pied d’un point A à un point B en titubant soit plus grande qu’en allant de ce point A à ce point B en ligne droite sous l’influence désastreuse d’une eau minérale quelconque.
Tout cela reste néanmoins très abstrait puisque je n’ai pas encore trouvé chez moi où étaient situés ces fichus points. Personne n’a pensé à mettre des croix au sol ce qui est très contrariant. Je reste donc assis, tant pis pour le sport, il attendra.
J’ai un autre motif de plainte que le retour du froid : le chat a disparu depuis une semaine, laissant vide et glacé le cœur grand que je lui ouvrais. Je deviens poétique, ne bougez pas, je reprends un peu de vin. Moi qui pensais offrir un service digne de celui d’un palace, me voici dédaigné, abandonné, délaissé, seul avec mes questionnements, mes doutes, mes remises en cause. Seul avec ma solitude. Notez bien qu’à ce stade du récit, si vous ne l’avez pas déjà fait plus haut, c’est l’occasion ou jamais de dégainer votre paquet de kleenex. Vous pouvez pleurer à chaudes larmes en me plaignant beaucoup. Cela ne fera pas revenir le chat, cela pourrait même me faire fuir, mais cramponné à mon vin chaud je n’irais pas bien loin de toute façon.
Marri de n’avoir ni point A ni point B, ni chat ronchon, ni soleil, ni chaleur donc, je contrebalance ma frustration par un état d’activité créatrice. Je sonde le grenier de mon imagination pour en extraire de la matière utile. Je rêve doucettement, me laisse aller aux ivresses chimériques. Cela aura donné cette semaine deux créations numériques dont une nouvelle Tête en l’air dans la veine de la première. Je vous les montrerai très bientôt, quand je serai certain de les avoir terminées. Bien qu’elles soient en théorie achevées. Mais sait-on jamais ?
Pour l’heure, je remonte dans mon grenier imaginaire. Les pieds légèrement décollés du sol, on y est bien. Il s’y trouve des chats, du soleil, des points A et des points B autant qu’on en veut.
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Hôte de marque
- Le 27 avril 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Il est arrivé il y a huit jours avec une patte apparemment blessée, maigre et en mauvais état. Et voilà huit jours que je suis à son service. J’essaie d’ailleurs d’acquérir le style et la diligence attachés à ma charge : je prononce « Le lait de Monsieur est avancé » ou bien « La pâtée que Monsieur a réclamée sera servie dans le salon d’été, comme Monsieur l’a souhaité » de la manière sobre, discrète et grave qui sied à mes nouvelles fonctions.
Voilà en tout cas un chat gâté qui ne boite plus et qui a repris de la vigueur. Je n’ai hélas pas encore pu m’aventurer à le caresser car il reste assez agressif et imprévisible (dû à une douleur ?). Lorsqu’il me fait des ronds de jambe, je suis encore, comment dire, légèrement crispé. S’il ne crachait pas en même temps avec un air pas aimable je pense que cela contribuerait à me détendre.
Pour le reste, il a l’air de trouver mon lit à son goût pour la sieste et mes offices d’une qualité acceptable, c’est bien là l’essentiel ! Ce ne sont probablement pas Rafaèle et Vigo qui me contrediront sur ce point !


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