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	<title>Gris-bleu &#187; Henri Brunel</title>
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	<description>L&#039;art de vivre à la française, épicurien et un brin dilettante.  Rechercher le plaisir, celui de regarder, de s&#039;enchanter, de prendre son temps, celui de s&#039;octroyer une bulle de légèreté.</description>
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		<title>Éloge de l&#8217;oiseau, de Henri Brunel</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 14:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Eloge de l'oiseau]]></category>
		<category><![CDATA[gaieté]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3175" title="Henri_Brunel" src="http://gris-bleu.fr/wp-content/uploads/2009/11/Henri_Brunel.jpg" alt="Henri_Brunel" width="500" height="333" /></p>
<p>C&#8217;est un tel plaisir d&#8217;avoir des oiseaux près de moi, de mon bureau où je passe beaucoup de temps, qu&#8217;il me semble que je ne pourrais pas m&#8217;en passer. La mésange, le moineau, le rouge-gorge, le merle, la pie ou le rouge-queue donnent un ballet vif, une ronde gracieuse, dont l&#8217;occurrence familière n&#8217;amoindrit en rien le plaisant spectacle. Sa contemplation est une invite à la pause, à l&#8217;arrêt, à l&#8217;attention, au recul. J&#8217;allège mon esprit alourdi, mon corps sédentaire, en prenant ma volubile leçon de virevoltes et de légèreté.</p>
<p>Comme j&#8217;ai aimé prolonger cette leçon avec <strong>Henri Brunel</strong> ! Son <strong><em>Éloge de l&#8217;oiseau</em></strong> lui consacre le plus bel hommage qui soit. Des grives aux hulottes, des gypaètes aux chardonnerets, nous aurions bien des enseignements à tirer de leur observation avertie, à l&#8217;encontre de nos activités destructrices, de nos esprits étroits, de l&#8217;irréfléchie frénésie dans laquelle nous nous noyons. Henri Brunel raconte ainsi les oiseaux avec gaieté, sérieux, humour, élégance toujours, et une once de  nostalgie. Évoquant sa plume, celle de l&#8217;écrivain, il dit :</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Je sens parfois des coins d&#8217;amertume qui percent comme des étocs, de-ci de-là, ma gaieté. Je n&#8217;ai plus en gorge le cri flûté de la sittelle, la vivacité de l&#8217;alouette, l&#8217;insolence du cincle. J&#8217;appuie, j&#8217;écrase ma phrase, je perds, avec les derniers restes de jeunesse, je perds la chanson d&#8217;été.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>La chanson d&#8217;automne a pourtant peu à envier à la chanson d&#8217;été. Elle se patine de sagesse, gagne en profondeur, et fait entendre le clair son d&#8217;un art de vivre où la douceur, la simplicité, la fidélité à soi et le souvenir, font encore sens.</p>
<p><strong>Henri Brunel<br />
<em>Éloge de l&#8217;oiseau</em><br />
Arléa Poche<br />
112 pages</strong></p>
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