Mon Noël
- Le 29 décembre 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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On met son téléphone portable là où l’on est certain de ne pas l’entendre, on ne s’autorise que cinq petites minutes de connexion à Internet par jour et l’on passe plein d’agréables moments en famille, au présent, sans interférences.
Paris était loin, les hautes herbes humides avaient remplacé le bitume sale. Mes deux jambes, ravies, ont pu gambader librement sous un beau ciel bleu, ce qui leur a fait énormément plaisir.
Et bien que mon rêve de grasses matinées n’ait pas été exaucé (le chat de la maison avait décidé que je ne devais pas dormir le matin, un point c’est tout), je suis de retour à Paris plus reposé que je ne l’étais avant de partir : le calme et la beauté de la nature font d’excellents thérapeutes !


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Framboises et chantilly
- Le 22 décembre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Des framboises congelées, même décongelées, n’auront jamais le goût parfait de celles que l’on aura cueillies par une chaude matinée d’été à même un framboisier. Alors on les agrémente de fromage blanc sucré, d’un peu de confiture de fraise et de chantilly pour se dire que, finalement, tout ça n’est quand même pas mauvais du tout. Un semblant d’été en hiver pour moi qui aime si peu cette période de l’année faite de visages gris, de cieux sombres et de surconsommation.
Mais demain, plus besoin de framboises, je voguerai vers Noël en rêvant de grasses matinées et de repos. Le père Noël me les accordera-t-il ? Si je me pose la question c’est que j’ai remarqué une chose : le bonhomme n’est pas toujours très fiable !


Passez de très bonnes fêtes ! Je vous dis à bientôt.
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Noël 2010
- Le 30 décembre 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Il y a eu les huîtres, les cousins, le sapin, le foie gras, les oncles et tantes, le sanglier, la bonne humeur et le ciel bleu. Ma tête en a profité pour aller changer d’air chez le coiffeur. Je n’ai rien pu dire : elle n’en fait qu’à elle-même ! Mes oreilles revivent désormais au grand jour, nues, dévoilées, offrant leur délicieuses courbes et leur sublime lobe à l’admiration de tous. N’est-ce pas charitable ? Il me semble qu’en cette période de fêtes je ne pouvais faire moins. Dans la rue, le simple passant pourra d’un seul coup d’œil apercevoir ces beautés avant de rentrer chez lui pour pleurer de joie. Et de tout raconter à sa famille, ses amis, ses connaissances et ses voisins qui soit ne voudront pas le croire (les bougres de mécréants !), soit tomberont à genoux les yeux illuminés comme par une sainte vision.
Je peux moi-même contempler mes oreilles tout à loisir. Du moins une à la fois, pour un examen plus précis et donc une expérience de bonheur plus incandescente. Rien n’est plus simple, car il suffit pour cela de se munir d’un miroir. On aurait tort en effet de croire qu’il soit difficile de faire le tour du lobe en solitaire.

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Aire de fête
- Le 23 décembre 2010
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Le ciel sombre donne envie de bougies, de lueurs tamisées, de douceur. L’heure est aux derniers préparatifs, il me semble qu’il me reste beaucoup de choses à faire, mais je vais essayer d’en profiter tranquillement, avec plaisir…
Je vous souhaite à tous de passer un très bon Noël.
A bientôt.

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Paris glacial
- Le 2 décembre 2010
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Le froid est là. Les illuminations et les décorations de Noël aussi. Les vitrines présentent leurs plus beaux atours, du moins les plus aguicheurs. Le luxe scintille, déborde. Sur les trottoirs, les clochards luttent pour survivre blottis sous de misérables couvertures, tandis que les passants courent le visage fermé. Paris glacial, Paris glacé. Paris qui donne à voir en décembre son plus sinistre visage comme chaque année inlassablement. Ce visage n’est pourtant pas l’apanage de la capitale. Bientôt Noël sera là, les familles gavées de superfétatoires cadeaux revendront ces derniers sur eBay ou ailleurs, point d’orgue d’un consumérisme inepte où l’on offre pour offrir, où la surabondance dépouille de son sens la valeur de donner et de recevoir.
Curieuse société qui fait se superposer la profusion la plus creuse, la satiété la plus vaine, à la misère la plus grande.
Difficile en ce moment de montrer Paris sous un joli jour donc. Je regarde mais ne vois rien de beau. C’est la dureté qui crève mon regard.
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Faune haussmannienne
- Le 30 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Des marionnettes endiablées ont envahi comme chaque année les vitrines des grands magasins du boulevard Haussmann. Au Printemps, la Russie a inspiré des décors enneigés peuplés d’une faune à poils ou à plumes semblant contempler d’un œil curieux les humains badauds agglutinés derrière les vitres. Badauds dont j’ai fait partie le temps de quelques photos, apportant ma contribution éclatante au laid tableau vivant à ciel ouvert que nous composions. Les braves animaux n’en ont pas paru effrayés le moins du monde. La chaise elle-même est restée stoïque.




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