Dans ma boîte aux lettres
- Le 14 juillet 2010
- Par Philippe
- dans Ambiances
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L’esprit champêtre s’est matérialisé dans ma boîte aux lettres sous la forme d’une épaisse enveloppe. Fred m’a une nouvelle fois gâté en m’envoyant une adorable petite ardoise « aromates », un oiseau à suspendre, des pochettes vichy assorties à mon cheich, et ses délicates créations : guirlandes, nichoir à monter, étoiles et papillons, tout un monde de papier prêt à s’ébattre joyeusement chez moi et à me rappeler, s’il en était besoin, que les relations « bloguesques » qui se tissent dans la durée ne sont plus tout à fait aussi virtuelles que l’on pourrait le croire…
Merci encore Fred !


Le voyage de l’escargot
- Le 30 avril 2010
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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Création numérique sur la base de dessins au feutre, à la pointe Bic et à la gouache.
Détails :


Éloge de l’oiseau, de Henri Brunel
- Le 17 novembre 2009
- Par Philippe
- dans Lectures
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C’est un tel plaisir d’avoir des oiseaux près de moi, de mon bureau où je passe beaucoup de temps, qu’il me semble que je ne pourrais pas m’en passer. La mésange, le moineau, le rouge-gorge, le merle, la pie ou le rouge-queue donnent un ballet vif, une ronde gracieuse, dont l’occurrence familière n’amoindrit en rien le plaisant spectacle. Sa contemplation est une invite à la pause, à l’arrêt, à l’attention, au recul. J’allège mon esprit alourdi, mon corps sédentaire, en prenant ma volubile leçon de virevoltes et de légèreté.
Comme j’ai aimé prolonger cette leçon avec Henri Brunel ! Son Éloge de l’oiseau lui consacre le plus bel hommage qui soit. Des grives aux hulottes, des gypaètes aux chardonnerets, nous aurions bien des enseignements à tirer de leur observation avertie, à l’encontre de nos activités destructrices, de nos esprits étroits, de l’irréfléchie frénésie dans laquelle nous nous noyons. Henri Brunel raconte ainsi les oiseaux avec gaieté, sérieux, humour, élégance toujours, et une once de nostalgie. Évoquant sa plume, celle de l’écrivain, il dit :
« Je sens parfois des coins d’amertume qui percent comme des étocs, de-ci de-là, ma gaieté. Je n’ai plus en gorge le cri flûté de la sittelle, la vivacité de l’alouette, l’insolence du cincle. J’appuie, j’écrase ma phrase, je perds, avec les derniers restes de jeunesse, je perds la chanson d’été. »
La chanson d’automne a pourtant peu à envier à la chanson d’été. Elle se patine de sagesse, gagne en profondeur, et fait entendre le clair son d’un art de vivre où la douceur, la simplicité, la fidélité à soi et le souvenir, font encore sens.
Henri Brunel
Éloge de l’oiseau
Arléa Poche
112 pages
La meilleure des adresses
- Le 26 septembre 2009
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Le mois de septembre a réclamé son indispensable lot de travail pour préparer la terrasse à l’hiver. Il a fallu rempoter, tailler, nettoyer, remiser et présenter à tout le monde la fétuque et le romarin fraîchement adoptés au marché aux fleurs. Tout s’est bien passé. Trop peut-être d’ailleurs, car après avoir amputé l’une des branches du romarin, j’ai senti glisser sur moi le regard réprobateur des plantes avoisinantes.
La réalisation de tartines provençales est une grande cause, l’autel de la gourmandise appelle inexorablement quelques sacrifices, c’est ce que j’ai essayé de leur expliquer diplomatiquement, une fourchette et un couteau à la main. Elles claquaient des branches, je n’ai toujours pas compris pourquoi.

Et puis, parce qu’une terrasse sans oiseaux serait aussi triste qu’un arbre mort, et parce que la vieille mangeoire avait rendu l’âme, j’en ai acheté une plus solide, montée sur piquet, avec toit en zinc (commandée chez Jardins Animés).
Adopté aussi, en vue du printemps, un nichoir en cèdre rouge non traité trouvé chez Delbard. Customisé à l’aide de tampons et agrémenté d’une ardoise, le voilà paré pour de bon. C’est qu’on ne nichera pas ici n’importe où : on prendra ses aises Villa du Nid douillet, 12 rue de la bonne graine.




























