Grand tri de printemps
- Le 15 juin 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Grand tri de printemps : entre un nid de souris et une toile d’araignée, action principale de désincarcérer les vêtements d’été des tiroirs, armoires et autres penderies afin de remiser à la place les vêtements d’hiver en évitant de déranger la faune des lieux.
Exit les pulls ! Place aux cotons légers, aux teintes claires et vives.
Mais si vous croyez que le grand tri de printemps est une activité sans danger, qui ne prête à aucune désastreuse conséquence, c’est que votre innocence a pu être heureusement préservée par une totale inexpérience en la matière.
Quand vous vous attelez à un grand tri de printemps, il faut le savoir, vous devenez tout à coup votre propre ennemi. Après avoir retroussé vos manches dans l’intention résolue de vous séparer des vêtements que vous ne remettriez que sous la torture, vous vous retrouvez à contempler lesdits vêtements avec une larme à l’œil pour conclure de la même façon que les années précédentes : « Bah, je peux bien les conserver encore un peu, on verra l’année prochaine ! »
Cette année, je peux être fier de moi : j’ai réussi à me séparer d’un vieux pull foncé, ultime vestige de ma période vert bouteille (entre mes 18 et 25 ans). Rien que de vous l’écrire j’en ai des trémolos dans le clavier ! Enfin bon, il y a vraiment des couleurs à enterrer, en fermant le cercueil à double tour.
Je me sépare également de neuf pantalons. Des problèmes étranges de boutonnage sont survenus en chaîne au réessayage, appelant à ce jour une seule question : mais que sont donc devenues mes tablettes de chocolat ?
Le premier qui répond « du flan » est un lecteur mort !
Pire, je ne rentre plus dans la moindre layette. Plus moyen d’enfiler une grenouillère, et je ne vous parle pas de mes gigoteuses ! Quant à mes bons vieux bavoirs, ils me serrent terriblement le cou. Qu’en conclure ? Dois-je renoncer aux rillettes beurrées de 8 h, au couscous de 10 h et au sanglier de midi ?
De ces questions, je préfère me dire : « Bah, je peux bien attendre encore un peu pour répondre, on verra l’année prochaine ! »
Ce serait ballot de se précipiter à apporter des réponses qu’on aurait peut-être pas envie d’entendre, vous ne trouvez pas ?
Et puis neuf vieux pantalons trop serrés feront sûrement assez de tissus pour une ou deux barboteuses à ma taille en patchwork. Il y a toujours une solution !
























