La lanterne noire



La pauvre n’était ni ancienne ni de belle qualité, ses vitres étaient brisées, elle n’avait pour elle que son air de tristesse, sa jolie forme et sa capacité à refléter mon image dans son miroir intact. C’est en l’examinant, dans l’instant précis où j’ai reconnu, mirée, la bovine profondeur de mon regard, que s’est éveillé mon instinct lanternel. Il me la fallait, et qu’on ne me fît point lanterner ! Chose faite, je l’ai nettoyée, débarrassée de ses bris de verre, et j’ai découpé une planchette que j’ai peinte en noir pour faire un fond. Je suis le Landru de la planchette ! Puis je l’ai parée d’un portrait “empampillé” : un simple découpage (encore…) de papier placé au dos d’une grande pampille.




Pochoirs en zinc


Dimanche aux puces, je suis d’abord tombé au fond d’un carton sur un vieux pommeau d’escalier. Coup de foudre. Tout en m’empressant de ne surtout pas l’acheter immédiatement bien sûr. J’aime le risque !
C’est en poursuivant mon chemin, chez un marchand que je regarde à peine d’habitude, que j’ai trouvé ce lot de pochoirs en zinc. Le bonheur : avec ses 26 lettres et ses 10 chiffres, il était complet.
Et lorsque je suis repassé devant le pommeau d’escalier, il m’avait attendu sans bouger d’un pouce…















