La grandiose, la sublime…
- Le 13 janvier 2011
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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« A ce degré de perfection, ce n’est plus une oreille, c’est la déesse auditive de la Beauté ! » vous exclamez-vous entre deux fervents sanglots.
C’est exactement cela. Voyez comme la lumière se pose sur elle délicatement, attirée irrésistiblement, semblant n’exister que pour la servir. Contemplez ces courbes admirables qui toutes semblent nées de la main des plus grands designers. Dans leurs replis gracieux les ombres elles-mêmes semblent se prosterner. L’ensemble paraît jailli de l’éclatant génie de quelque ancien peintre flamand.
Quand je songe en plus que cette exquise nymphe est vierge de tout sonotone, de toute boule Quiès, de toute branche de lunettes, l’émotion me submerge. Rendez-vous compte ! sa beauté n’a d’égale que sa chaste pureté, que sa plus haute exigence morale !
Me croiriez-vous si je vous disais que le divin conduit auditif, dont vous pouvez apercevoir la naissance à la droite du Tragus, n’achemine à mon tympan que les sons les plus raffinés ? Je n’entends en effet que le battement d’ailes de la libellule en période de reproduction, que l’ondoiement du ruisseau les soirs de pleine lune, que le frémissement de la rose épanouie que taquine un zéphyr facétieux entre le 12 juin et le 16 août.
Mais laissons place maintenant au recueillement. Car vous n’avez qu’un désir je le vois bien, celui de rester quelques heures, quelques jours peut-être, en silence, à vous nourrir, à vous imprégner de l’image de mon oreille, tant pour l’instant encore ce privilège vous semble irréel.
Je m’efface donc, humblement.
Barbe à papa aux Tuileries
- Le 1 septembre 2009
- Par Philippe
- dans Paris sous mes pas
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Une machine avec du jaune, du rose et des lumières qui clignotent, humm, c’est beau. C’est même proprement intrigant pour moi qui n’ai jamais mangé de barbe à papa.
Visite privée à Boulogne (1/3)
- Le 7 janvier 2009
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Une amie, Barbara, a accepté que je prenne des photos de son appartement. C’est donc à la lisière de Paris, en plein coeur de Boulogne, que je vous invite aujourd’hui. L’appartement est un beau deux pièces lumineux en étage élevé, avec un balcon, que Barbara a récemment aménagé avec un mobilier moderne, habilement compensé par de nombreux détails féminins, des teintes très douces et la présence, toujours, de fleurs. La cuisine est quant à elle réveillée par des notes de couleurs au contraire très toniques, de l’orange, du vert, du fuchsia et du rouge. L’ensemble donne un appartement chaleureux et raffiné dans lequel on se sent très bien.
Pour mes photos, je suis resté fidèle à mon habitude de regarder de près, en essayant de restituer l’esprit du lieu par petites touches, de suggérer plutôt que de montrer, d’évoquer que de dévoiler.

























