C’était bien
- Le 7 septembre 2010
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Je suis parti chercher le soleil à Saint-Jean-de-Luz et l’ai trouvé. Dix jours de lumière ininterrompue, particulièrement appréciée après un mois d’août parisien terne et frais. Alors j’ai marché, beaucoup, je me suis baigné chaque jour, j’ai fait la carpette sur la plage, me suis gorgé de soleil comme un bon fruit, avec en arrière-plan la gentillesse basque, jamais en défaut. De quoi me trouver loin, très loin de Paris, oublieux de tout entre de bienfaisantes parenthèses.






De l’art d’être héroïque
- Le 24 août 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Cahiers, stylos et agendas se pavanent aux premières loges des magasins. Le glas de l’été fait entendre au loin son lugubre écho tandis qu’au dessus de nos têtes une nuit inquiétante s’abat sur nous chaque soir un peu plus tôt. Dans la plaine, partout, les loups hurlent, pendant que sur la salade l’escargot bave. Des signes qui ne peuvent tromper un observateur averti : la rentrée profile son ombre froide. Dans ces circonstances, je suis fier de vous faire part ici-même de mon entrée en résistance.
Car non, j’ose le dire, je ne suis pas rentrable !
Afin que ces mots ne restent pas vains, je prends dès demain le maquis des vacances. Ce n’est pas rien j’en ai conscience. Après avoir posé longuement le pour et le contre pendant deux secondes, ma décision est irrévocable. Je ferai mon devoir et rien ne pourra m’en détourner. Je pars donc barboter une nouvelle fois dans les vagues, plus au Sud et plus longtemps qu’en juillet. Je m’impose de prendre soin de moi sans lésiner, sans faiblir, en vous promettant de tout faire pour me montrer à la hauteur.
Arrêt en Ré 2 / 2
- Le 22 septembre 2008
- Par Philippe
- dans Ambiances
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En douceur, en couleurs et en lumière…



Arrêt en Ré / 1
- Le 19 septembre 2008
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Les rues encombrées, les pas pressés, les sorties de bureaux, les métros saturés, je suis bien de retour à Paris. Dans cet environnement grisâtre, je me sens très seul tout à coup. Mais je ne vais pas me plaindre, car après tout je connaissais l’issue de mon escapade. Ayant accepté d’accompagner mon corps en vacances, je dois enpayer maintenant le lourd tribut : être radieux, détendu et en pleine forme !
Quant à mon corps, c’est peu dire qu’il est ravi. Il est bronzé et s’est dépensé au grand air sans compter. J’ai presque cédé à tous ses caprices. Au départ il voulait faire du vélo, mais sans trop se fatiguer, il exigeait d’ailleurs uniquement des pentes. J’avais beau lui expliquer qu’il n’y avait pas de pentes sans côtes, comme il n’y avait pas d’ombre sans lumière, il ne voulait rien entendre. J’ai donc opté pour le meilleur compromis en la matière : du plat. D’où l’île de Ré.
Quel plaisir par ailleurs de bien respirer, tout simplement, de se laisser titiller la narine par d’agréables parfums maritimes ou de déambuler en chantant à tue-tête sur des pistes cyclables quasi désertes. Avec septembre revient le temps du calme en bord de mer, on y revit sereinement ce qui en fait particulièrement une période agréable.
Et puis quelle chance aussi de pouvoir contempler la belle faune de l’île ! Il suffit de quitter un peu les pistes cyclables pour en devenir l’observateur privilégié : oiseaux, chats, lapins et autres animaux non identifiables gisent sur les routes, entrailles à l’air, tous les 100 mètres au moins. Car on ne circule pas qu’à vélo, loin de là ! Le 4 x 4, signature parmi tant d’autres de la beaufitude embourgeoisée, tient même le haut du pavé sur l’île de Ré. Dans une géographie sans relief, un 4 x 4 bien polluant est absolument nécessaire, c’est vrai. Et quand les pauvres bêtes ne finissent pas en carpettes, les voilà dès septembre aux prises avec les chasseurs du dimanche. Dans les prés et les bois, à deux pas des pistes cyclables, les coups de feu fusent. Certaines rafales ne font aucun doute, quelques uns de ces aimables chasseurs confondent fusil et mitrailleuse. On ne leur a pas tout expliqué ! Mais ne leur en voulons pas trop, car manquer sa proie au premier coup est très énervant, alors forcément on se laisse un peu aller. Le fusil est un peu archaïque finalement, un bazooka serait plus efficace.
Bref, si on me proposait un job de lapin sur l’île de Ré, même avec un gros salaire en carottes et un gilet pare-balles, je refuserais tout net ! J’ai passé en tout cas de très bonnes vacances. En plus, ouf, malgré mes grandes oreilles je suis revenu sans plombs dans les fesses et sans être passé sous une voiture !

























