Bassine étoilée, plantes et gent ailée
- Le 24 mai 2010
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
61


Je me suis sérieusement activé dehors cette année pour préparer un havre de paix verdoyant. J’aime jardiner, cela tombe bien. J’ai rempoté à tour de bras, démonté de vieux bacs dont les planches encore saines composent désormais un banc, acheté de jolis treillages en acacia, une pergola, et semé ciboulette, cosmos, laitues, pourpier doré et haricots d’Espagne. J’ai accueilli de nouveaux hôtes : un framboisier, un pied d’estragon, des géraniums vivaces, une clématite, des mauves et un kiwi. Pas de kumquat donc, mais un kiwi en pleine forme qui pousse très vite le long de la pergola. Le kiwi est une liane, j’attends donc avec impatience le jour où je pourrai faire Tarzan dans de bonnes conditions. Je porte déjà la tenue.
Il est ainsi pour moi un plaisir précieux, celui de m’éveiller chaque matin en passant mes plantes en revue, félicitant celles qui ont progressé pendant la nuit, encourageant les plus timides, soutenant les plus faibles, sermonnant gentiment les paresseuses.
Je veille aussi chaque jour à l’eau du bain. La grande soucoupe en terre de cinquante centimètres de diamètre, posée sur un pot renversé, fait office de bassin idéal. Son succès auprès de la gente ailée du quartier ne se dément pas. Depuis peu, en dehors des mésanges, moineaux, merles et pies, des serins cini viennent s’y désaltérer ainsi qu’un geai. Depuis que j’ai adopté la tenue de Tarzan mais renoncé à crier oh ih oh ih ooohhhh, ih oh ih ooooohhhhhhh, en me frappant le torse, les oiseaux viennent en plus grand nombre sans lueur terrorisée dans le regard.
Après les plantes et les oiseaux, la star de la terrasse est cette deuxième bassine en zinc chinée il y a quelques semaines. Je n’ai pas résisté à ses bords droits et n’ai pas tardé à lui décerner sa première étoile Un esprit en plus. Elle incarne son rôle de bassine avec une conviction exemplaire et cela méritait bien une récompense.


Arrosoir et boîte à vifs
- Le 30 juin 2009
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
45

Après avoir vu des boîtes à vifs en fer blanc exposées sur plusieurs blogs, (Du bruit dans l’atelier et Les saisons douces notamment), j’ai succombé à la tentation d’en acheter une samedi dans une brocante qui avait lieu avenue du Trône. Si vous vous demandez à quoi cette boîte-ci va me servir, je me pose aussi la question. Oui, comme s’il ne me suffisait pas de me flageller d’avoir eu l’achat grégaire ! Comme si ce n’était pas assez, donc, d’avoir perdu toute estime de soi ! Je pourrais toujours me mettre à la pêche dans la Seine et cuisiner du poisson pollué, mais je n’ai pas encore chiné de canne à pêche, quel dommage !
Quant au vieil arrosoir en zinc, il m’attendait dans cette même brocante à quelques pas de la boîte à vifs. Une acquisition que je suis content d’avoir faite, voilà un bon moment que j’en cherchais un qui me plaise et qui soit en bon état.



Pochoirs en zinc
- Le 21 mai 2008
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
50


Dimanche aux puces, je suis d’abord tombé au fond d’un carton sur un vieux pommeau d’escalier. Coup de foudre. Tout en m’empressant de ne surtout pas l’acheter immédiatement bien sûr. J’aime le risque !
C’est en poursuivant mon chemin, chez un marchand que je regarde à peine d’habitude, que j’ai trouvé ce lot de pochoirs en zinc. Le bonheur : avec ses 26 lettres, ses 10 chiffres et son esperluette, il était complet.
Et lorsque je suis repassé devant le pommeau d’escalier, il m’avait attendu sans bouger d’un pouce…






















