Gris-bleu prend ses quartiers de fin d'hiver et se met en sommeil. Il sera réveillé en avril. A très bientôt !
J'entendais dernièrement une femme d'esprit, au cours d'une réprésentation de Don Juan, dire des personnages de Mozart, cette chose si juste : "Il vont très vite, mais s'ils voulaient, ils pourraient aller lentement." Soyons comme eux, maîtres de régler notre allure. Il faut être rapide, mais à condition de porter en soi un contrepoids. Pourquoi, si impatients de toute autorité, accepter sans examen la dernière en date des tyrannies ? Formulons une loi nouvelle de résistance à la vitesse. Pas d'autre pente que notre volonté. "Vérification de l'équilibre par le mouvement " écrit Claudel. La possession des richesses ne désorganise pas l'homme qui sait conserver le sentiment de leur néant.
Paul Morand, Éloge du repos, 1937

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À propos

Par Philippe

Le blog

Sous le seul joug du plaisir, celui d’écrire, de photographier, j’ai entamé fin 2006 mon bonhomme de chemin de gris et de bleu mêlés. Le plaisir n’a cessé de croître depuis, conservant son parti pris de légèreté et d’humour.

En prenant ce chemin à ma suite, vous flânerez ainsi à Paris, ou ailleurs, pour y scruter détails, paysages et silhouettes inconnues. Vous y verrez également ce que je crée et que j’aime partager ici, tels que mes illustrations numériques, mes dessins ou peintures. Et comme j’aime chiner, je ne manque pas non plus de photographier mes trouvailles sous leur meilleur profil. Surtout lorsque, comme c’est souvent le cas, ces dernières subissent quelque détournement.

Gris-bleu garde enfin un œil ouvert sur internet et part volontiers à la rencontre de créateurs et d’artistes, sans négliger de faire quelques détours du côté des livres et des expos.

L’auteur

auteur_grisbleu

Pourquoi Gris-bleu ?
Une teinte duelle, un entre-deux, une couleur d’océan, de ciel, en somme d’espace. La couleur des yeux que je n’ai pas.

Vous dépassez-vous souvent ?
Uniquement quand je ralentis l’allure : je me dépasse et en profite pour essayer de me semer. Tentative qui se solde immanquablement par un échec.

Vous n’avez rien contre…
L’austérité, la vulgarité assumée, l’imparfait du subjonctif, l’immodestie.

Vous aimez…
La mer, la lumière, l’espace, la sensualité, la désinvolture.

Vous êtes peu enclin à…
La familiarité.

Etes-vous sérieux ?
Trop.

Que voyez-vous de votre bureau ?
Légèrement à ma gauche, un spectacle que j’adore, de la verdure en abondance et les oiseaux qui se succèdent dans leur bassin.

Quel est l’endroit que vous préférez à Paris ?

Pour n’en citer qu’un, probablement le cimetière du Père Lachaise.

Faites-vous des choses étranges ?
Tous les jours hélas : dormir et manger. Mais l’expérience la plus intense de l’étrangeté se fait au contact de mes congénères.

Faites-vous de la photo depuis longtemps ?
Depuis une bonne dizaine d’années. Quand j’étais étudiant, j’ai commencé avec un réflex argentique et je faisais moi-même mes développements. Je pouvais passer des heures dans le labo sans voir le temps passer. A la fin de mes études, j’ai participé à une exposition des artistes plasticiens de La Cité Internationale de Paris, je n’ai pas récidivé depuis.

Retouchez-vous vos photos pour le blog ?
De simples réglages de luminosité et de contraste. Je les recadre aussi parfois. Il en va autrement de mes créations numériques qui font appel à des opérations beaucoup plus complexes.

Que vous apporte votre activité de blogueur ?
Des contacts très sympathiques, souvent amusants. La joie de progresser, de me sentir perfectible. La gratification du plaisir partagé.

Comment percevez-vous votre blog ?
Comme une grande bulle de légèreté. Une chose incroyablement sérieuse donc, à ne pas prendre à la légère.

Chinez-vous depuis longtemps ? J’ai commencé seulement après l’ouverture de mon blog. Mon premier achat a été une pampille de lustre ronde…comme une bulle !