J‘ai suivi jeudi et vendredi derniers, dans le cadre de la couveuse d’entreprises que j’ai intégrée, une formation en comptabilité. Horreur. Une formation axée sur des cas pratiques, donc sur de fort joyeux exercices d’écriture comptable : comptes de banque, comptes de TVA, comptes de résultats, bilans…aux noms si poétiques.
Au bout de la troisième heure, cerné de chiffres, de nombres et de tableaux, j’ai senti une incoercible angoisse monter en moi, à telle enseigne que j’ai bien failli quitter brutalement la salle. Je n’ai pu surmonter ma panique qu’en puisant dans mes supers pouvoirs !
Cette angoisse n’est pas apparue sans raisons, elle s’est nourrie de mes deux premières années de collège, de ce monsieur Lelarge, professeur froid, brutal, sans humanité, sans pédagogie ni bienveillance, qui nous était échu pour nous enseigner les mathématiques. Mon échec dans cette matière a été magistral et je n’ai jamais pu le surmonter.
Pendant mes quatre années de collège je n’ai atteint qu’une seule fois la moyenne en maths. C’était en quatrième et je m’en souviens comme si c’était hier, le devoir comportait 10 points d’exercices de géométrie, les 10 autres portant sur des exercices d’algèbre. Eh bien, miracle, j’ai eu tout bon en géométrie, et tout faux, bien sûr, en algèbre (la géométrie, allez savoir pourquoi, me parlait davantage). La prof avait alors noté sur ma copie en gros et en lettres capitales “DEVOIR EXCEPTIONNEL !”
Durant les trois années de lycée je n’ai, de même, obtenu la moyenne qu’une seule fois, mais à une occasion stratégique : l’oral du bac ! Je dois ce second miracle à mon amie Florence qui avait eu la gentillesse et la patience de me donner des cours sur une partie du programme que, grâce à elle et à elle seule, j’avais pu enfin comprendre (comme quoi, la pédagogie…). Pour être juste, j’ai eu la chance également d’en découdre à ce fameux oral avec l’examinatrice la plus clémente que la terre ait probablement jamais portée. C’était hélas un peu tard cependant pour me réconcilier avec la matière.
J’ai longtemps maudit ces maths qui m’avaient rejeté avant que je ne les rejette violemment moi-même en réaction. Les conséquences de ce divorce furent fâcheuses. J’avais beau être régulièrement, selon les trimestres et la forme de mes principaux rivaux, premier ou second en français, en anglais, en espagnol et en dessin, j’étais avant tout entaché d’être le nul en maths, (et pas tellement meilleur en physique-chimie), destitué sans nuances par un système scolaire et des mentalités idiotes qui portaient aux nues les mathématiques au détriment du reste.
Je sais aujourd’hui que si j’avais été bien pris en main dès le départ, j’aurais compris les mathématiques comme le reste. Je sais aussi que j’aurais pu demeurer mauvais en maths mais être avant tout fier des capacités que j’exprimais par ailleurs. Personne ne m’a soufflé cette extravagante idée.
Autant dire que je n’étais pas franchement destiné la semaine passée à entamer une romantique idylle avec la comptabilité. Il n’y aura pas eu de troisième miracle.
Quel plaisir de vous lire et de retrouver votre humour. Non, vous n’étiez sans doute pas destiné à devenir professeur de mathématique, mais ce que vous êtes : un artiste tout simplement. Et c’est mieux ainsi, j’en suis persuadé. A quand un roman illustré ?
J’ai un recueil de nouvelles à retravailler, mais il n’est pas illustré, du moins pas encore car il pourrait sans doute l’être.
ces horribles professeurs qui atrophient nos vies!! comme je vous comprends!!!!
N’exagérons rien et ne généralisons surtout pas, les profs font en majorité du très bon travail. Il faut voir aussi dans quelles conditions ils enseignent !
Je vous comprends, je n’ai jamais ni vraiment aimé ni brillé dans cette matière.
Mais vous avez largement su cultiver vos autres qualités et pouvez en être fier.
Allez, je suis certaine que vous avez quand même retenu quelques notions utiles de comptabilité de vos deux journées de formation.
Bonne journée à vous et continuez ainsi.
Tiens ! nous avons le même parcours chaotique en maths !
bon : on s’en est sorti !
moi je préfère avoir la tête dans les étoiles que le nez dans les chiffres!!!
belle journée
bises
Sophie
moi il s’appelait Mr Tadieu et il me terrorisait jusqu’à me tirer mes cheveux!!!donc les maths et moi sommes fâchés à vie.Par contre ,rien à voir avec les maths,j’ai excellé en comptabilité!!comme quoi tout vient de la personne qui enseigne!!bonne journée et je t’envoie notre beau soleil Provençal.Annie
bonjour, j’ai moi aussi de forts mauvais souvenirs des cours de mathématiques en lien avec ceux qui sont censés nous inculquer cette matière. Le pire c’est cette angoisse (insurmontable) face aux chiffres et cette sensation de se sentir complètement stupide et nulle. J’ai pris “en grippe” ce monde de chiffres, d’équations si froid et inhumain. Par contre, j’aime beaucoup les activités manuelles, la philosophie, les langues vivantes, le sport qui permettent de la douceur, de vrais échanges, de s’exprimer concrètement.
Bonne journée à tous,
Mélusine
Comme c’est étrange
J’ai fait ce voyage en dans l’autre sens
Un bon prof, des bonnes notes puis un moin bon prof…
Mais apres une vie avantureuse passant des chevaux a l’himmobilier puis de la numismatique a la publicitee sonore je suis revenue aux chiffres dans les finances publiques…il y a la aussi de la poesie…elle est peut etre moin visible
Mais Tout reste possible
Ohohohoooooo!!! Mais c’est tout moi!!! D’ailleurs mes comptes sont très mal tenus! Et je suis devenue artiste peintre, c’est dire!!! Et comme professeur de peinture, je crois être bienveillante et pédagogue car j’ai eu moi-même comme professeurs des brutes qui… Bref, tu connais la suite…… Et je reste passionnée d’écriture, aussi. Et personne ne m’a félicitée non plus d’avoir d’autres talents que celui des mathématiques. Bref, je compatis… Bref, rien ne t’empêcheras de faire ce que tu dois faire, toi aussi, pas même la comptabilité. Longue vie à ton projet!
Cher Philippe ! Comme je me retrouve dans le votre récit sur les maths !!! Mon état de santé ne me permet pas de vous suivre physiquement (boutique éphémère), mais j’espère vous rencontrer avec vos
créations des que j’irai mieux !!!! Amicalement, Lili.
Je vous souhaite d’aller mieux rapidement et de recouvrer une forme au moins olympique !
Eh oui, certains (dont moi) ont les synapses qui ne se connectent pas lors de ce type d’épreuves. Et ce n’est pas dû qu’à la pédagogie, en tous cas j’accepte de prendre mes responsabilités.
Cela dit, la compta ce n’est pas des maths, ou alors niveau CM2. Et on peut être un artiste, exigeant, minutieux, soucieux du détail, et mobiliser ces qualités pour tenir ses comptes. Ou alors on renonce….
Je n’ai pas dit que la compta c’était les maths, j’ai évoqué une résurgence traumatique liée à la vision de chiffres et de nombres dans la cadre d’une formation où j’ai failli me trouver mal.
Comme je vous comprends Philippe, m’appelant LEONARD, et étant nulle en maths, j’ai eu droit toute ma scolarité à Léonard de Vinci bien entendu, un professeur d’ailleurs m’appelait le génie, et rajoutait pas la peine d’interroger le génie, c’est O comme d’habitude, çà marque évidemment, la création c’est tellement plus épanouissant, mais pour la compta, on n’y coupe pas…
Bonne journée Martine LEONARD
Je crois quand même que je vais y couper, je suis plein de ressources pour ne pas m’imposer ce que je n’aime pas ! ;-)
Bonjour! J’ai atterri sur ton blog grâce à celui de “Goumyflo” et je suis charmée par la,poésie et la créativité que je découvre!… Alors les maths…ON S EN FICHE!!!!…pour,moi c’était il y a quelques siècles puisque je suis dans les sixties, mais j’ai eu un bol fou: je naviguais entre zéro et trois en maths mais en 1969, si on avait une mention à l’écrit, on ne présentait pas maths, physique chimie à l’oral…j’ai eu 16 et mention bien avec mes seules matières littéraires! Et n’ai donc pas passe le reste…Trop de chance!…et depuis je coule des jours heureux sans les maths!…
Amicalement, Anne Marie
Des jours heureux sans les maths, bah, globalement c’est ce que je fais également !
Gris + Bleu = Emotion (Culture + Beauté)
Isabelle
Votre article me rappelle de mauvais souvenirs scolaires, mais quand on prend les choses avec humour comme vous, tout passe !
Je suis désolée de n’être pas venue au Pan Piper, le manque de proximité et la pluie ont eu raison de moi. J’espère avoir d’autres occasions de voir vos créations (je craque pour les boîtes à images).
Bon anniversaire et longue vie à Gris Bleu…
Delphine, c’est parce que tout ne passe pas que j’essaie d’avoir de l’humour, c’est une réaction en aval. S’il suffisait de rire des choses pour les rendre supportables, ce serait merveilleux ! ;-)
Pour les boîtes à images, je vais avoir l’occasion de les proposer de nouveau dans une vente de créateurs qui aura lieu le WE des 15 et 16 déc. Je vais en parler très bientôt.
Pas de miracle en effet mais avec une pointe d’humour et d’autodérision on se sent moins mal face à des situations pénibles… C’est ce recul que j’aime bien dans vos articles… Merci pour l’info sur la prochaine expo !
Cher Philippe
on ne peut être bon partout
je vais peut-être être la seule à dire que les Maths ne me rebute pas
en fait lorsque on est bon en Français et en langues
les maths traînent en arrière
mon mari en retraite fait des exercices de math pour le plaisir
et 2 de mes frères sont experts-comptables, ils ont créaient leurs propres cabinets
expertises comptables en 1970
mon mari à eu son bac C à 16 ans :::::::
et dans la famille on ne compte que –ingénieurs -architecte -médecins -pharmacien
je pense qu’ on a ” la bosse des maths ” à la naissance
moi je fais plein de fautes d’ orthographes :::::::
je comprends votre angoisse et je compatis
mais vous savez il existe de bons logiciels pour faire face à tous ces problèmes
d’ intendances
pour les profs je ne sais pas si ils en existent des bons ou des mauvais
des fois cela se passe sur un attrait physique
j’ ai eu de bons profs , et quand cela ne passer pas c’ était dû surtout
par manque d’ affinités à leurs égards
même sans la complicité des maths , vous êtes parfait
sur tellement plein de choses
mais bon courage , je suppose que vous faite cela par nécessité
dans peu de temps vous aurez ” la bosse du commerce ”
bonne journée à notre future ” Golden boy ”
Edith
Disons que lorsque que l’on crée son activité il est bon d’avoir quelques notions utiles dans divers domaines : communication, comptabilité, gestion, droit, référencement… Je m’y forme par “nécessité” mais aussi par plaisir. Entreprendre demande beaucoup de travail, mais un travail pour l’essentiel fait avec joie !
En maths, j’étais nulle puisqu’on me l’avait dit ce devait être vrai !!!! Du coup pourquoi chercher à s’élever dans une matière qu’un prof se charge avec beaucoup de pédagogie à vous faire détester ??? hihihiiiiiii mais le pire c’est l’Anglais, heureuse en rentrant en 6ème d’apprendre une nouvelle langue, j’ai vite déchanté. La prof, à mon avis, a eu une orientation professionnelle contrariée, l’armée n’avait pas dû vouloir d’elle. Elle me terrorisait, j’avais mal au ventre chaque fois que j’entrais en cours et elle me menaçait de 2h de colle à chaque fois pour me faire dire un seul mot en Anglais. Je sentais le désespoir m’envahir et je sentais le sol se dérober pendant ce moment interminable. Au fil de mes années collège et lycée, je me suis rabattue sur l’Italien, si bien qu’en terminale je n’assistais même plus aux cours d’Anglais et que sur mon bulletin on pouvait lire “0 n’assiste même plus aux cours ” hihiiii Au moins je savais pourquoi je méritais une note nulle hihiiiiiii Je regrette toutefois aujourd’hui de ne pas mieux maîtriser la langue de Shakespeare, quasi indispensable de nos jours.
Vous n’excelliez peut-être pas en maths mais vous êtes un exemple que les qualités morales, artistiques, bref toutes vos compétences actuelles, ne se mesurent pas avec une table de pythagore. Je ne laisse que très rarement des commentaires, mais je tiens à vous dire que j’aime beaucoup ce que vous faites et que j’adore votre blog que je consulte chaque jour avec grand plaisir. Belle journée !!!!!!
Merci valérie !
L’anglais est un outil utile de nos jours, mais on peut encore vivre sans et c’est heureux ! Dites-vous que vous avez mené malgré vous un bel acte de résistance à l’envahisseur ! ;-)
Philippe
il est vrai que le professeur est déterminant dans cet éprouvant apprentissage. J’ai subit vos tourments jusqu’en 4ème.
J’avais eu le premier prix de Calcul en 11ème. Ce Cours Préparatoire de l’époque, m’a bien mal préparé pourtant, à cette sensation d’être soudain en pays étranger et d’en ignorer la langue.
En 4ème donc, une femme charmante dont j’ai oublié le nom, m’a donné les clés de l’Algèbre Je m’y suis sentie si à l’aise que dans une des classes supérieures, je servais de répétitrice à mes compagnes. Notre professeur m’avouât un jour que le niveau des autres était si bas qu’elle modifiait son barème avec indulgence, et qu’en conséquence mes notes devraient dépasser le 20/20 que j’obtenais très souvent.
La géométrie par contre est restée un territoire inexploré. Je ne “voyais” pas.
Jusqu’au jour où, bis repetita placent, j’ai dû aider ma fille qui vacillait sous les zéros. Le déclic s’est fait. Chaque problème était comme une énigme policière à résoudre. “Cherchons l’assassin” disais-je.
Ma grand-mère avait une passion dévorante pour les mathématiques. Je l’ai trouvée souvent la nuit, réveillée, vérifiant chaque énoncé d’un nouveau manuel scolaire. Si elle rencontrait une erreur, elle la signalait à l’auteur. Certains lui vouaient une reconnaissance éternelle. D’autres n’appréciaient pas du tout.
Je ne peux terminer sans citer quelques lignes qui paraîtront incompréhensibles à toutes vos lectrices et lecteurs qui ont passé leur baccalauréat après 68.
Ce quatrain, nous nous le récitions, faussement accablées, après une composition particulièrement obtuse.
“Math aima tic
hélas tic est mort.
Math aima tic
et l’aime en terre”
Solution.
3 classes conduisaient à la deuxième partie du Baccalauréat.
Philosophie, Sciences-Expérimentales et Mathématiques Élémentaires.
Bon sang, mais c’est bien sûr !
Si quelque chose vous a échappé, écrivez, on vous répondra !
Pardonnez-moi Cher Philippe, je crois avoir pris mes aises.
Ce quatrain est charmant !
Au risque de te décevoir, tu n’es pas un cas unique ! Moi j’adorais les maths, mais les études que j’ai faites n’en comportaient plus, tout le contraire de toi ! la vie a de ces bizarreries !!!
Je ne peux ressentir qu’une immense compassion concernant votre aversion envers les maths! J’aurais pu écrire le même texte mais je n’ai pas votre talent, juste une horreur identique pour cette matière. Nous n’avons pas eu les bons enseignants, ceux qui font comprendre et aimer les chiffres! Courage!
I totally understand your frustration with mathematics. I absolutely abhor it! It all started on the elementary level with story book problems that had all these numbers that danced in my head that I thought you were supposed to use in your equation, I never quite got it and from then on it only got worse! It never made sense to me at all. I remember taking an accounting class in high school and did okay the first quarter but after that I failed miserably. The teacher was very old and did not explain anything…you had to figure it out on your own which I failed at. Ha I got lost and tangled up in debits and credits and where to put them in the journal. Needless to say, I barely made it through the course. Even now, I hate it! When I finally did turn in my practice set his comment to me was “This is the first thing you have turned in since the moon shined”!
You are a terrific artist and it doesn’t really matter about the math at all. We are all good at something and I think you have found your niche! :)
Oui,oui merci les petits provinciaux que nous sommes,ont bien retrouvé leur chemin,grâce aux petits cailloux blancs que j’avais semé.encore BRAVO pour ce beau salon,mais dites moi Philippe aviez vous remarqué le petit jardin interieur qui se trouvait en contrebas ? Il manquait quelques herbes folles.Et pour les maths,vous savez compter sur vos dix doigts? c’est le principal.Et ces dix doigts-là savent faire de belles choses.Oh, vous êtes tout rouge!! soyez indulgent pour l’orthographe s’il vous plaît. Salutations
Su mes dix-doigts ? Mais je croyais en avoir onze ! ;-)
Je ne vois qu’une seule solution à ce problème, qui doit être traité avec sérieux!
trouver une comptable qui couvera joliment vos chiffres afin de les imprimer dans vos livres de compte. Un comptable, cela peut aller aussi mais au vu de votre expérience
écolière, j’éviterai la gent masculine!
Compter, compter, toujours compter …..quelle vie.
Une seule façon de résoudre tous les problèmes.
NE COMPTE QUE SUR TOI
Merci pour ces souvenirs de collège et de lycée. Ne vous laissez pas impressionner par des formalités administratives (sans oublier pour autant qu’il faut les respecter) et surtout ne perdez pas votre esprit créatif.
Jean-Louis, je vous rassure, rien ne menace mon imagination, il en faudrait beaucoup pour qu’elle s’étiole.
Il faut de tout pour faire un monde.. Certains ne sont à l’aise qu’avec les chiffres, pour eux les chiffres sont des amis, les exercices comptables leur terrain de jeu. D’autres dessinent des jardins, photographient ou peignent le vol des libellules ou le reflet d’un arbre dans un plan d’eau… Incorrigibles rêveurs, musiciens, danseurs ou poètes… qui rendent le monde plus bleu
Peut-on raisonnablement se plaindre d’avoir été oublié à la distribution des aptitudes mathématiques quand dans d’autres domaines on a reçu plus d’une double mesure de poésie, de tendresse et de créativité ?
Et dans tous les cahiers quadrillés, il y aura toujours une petite marge dans laquelle griffonner nos petits croquis et nos rêves…
Courage quand même pour les comptes…Et heureusement que la vie n’est pas faite que de chiffres !
Ah ça, croyez-moi, je n’ai pas oublié de faire usage des marges dans mes classeurs et mes cahiers : j’ai passé mes années de collège et de lycée à dessiner pendant les cours ! Je le faisais souvent sans me cacher : dans les matières où j’étais bon ou très bon les profs n’avaient finalement rien à y redire.
hihihi, j’ai un bac de comptabilité mais n’en ai pas fait mon métier pour autant!!! ne t’inquiètes pas, tes proses littéraires sont milles fois plus intéressantes qu’un alignement de chiffres… en tout cas pour nous, fidèles lectrices de ton joli blog!
merci pour cet aparté rempli d’humour ! bises et bon courage pour les prochaines séances, s’il y a ….
Je suis maintenant censé faire une formation en gestion, que je ne suis pas certain d’avoir le courage de faire…
Il y a bien d’autres qualités chez vous….et puis peut-être avec le temps…..
Douce soirée
Mon prof de 6e et 5e s’appelait Siou, et il avait l’air d’un savant fou.
Il avait fait venir mes parents pour leur annoncer que j’avais lourdement hypothéqué mon avenir en mathématiques. Paix à ses plumes.
J’étais la forte en rédac’, puis en dissert’, alors quelle importance…
Tu vois, tu n’es pas seul dans ton désert.
C’est quand même bien grâce à tes qualités indéniables de rédacteur et d’artiste que tu es devenu notre couleur préférée sur la toile !
Tu sais passer du baume sur mes traumatismes ! ;-)
Si je peux vous rassurer, je dirai qu’être une fille (et oui, les préjugés sont tenaces dans l’enseignement) qui dépasse tous les garçons en maths, c’est passer pour une Alien !! Et passer le reste de sa vie à complexer de ne pas savoir rédiger une dissertation correctement !
Maths, français, anglais, dessin, musique, nous avons tous nos lacunes persistantes. Vous connaissez vraiment des gens qui s’en sortent dans toutes ces matières ?!
J’ai connu quelques élèves bons en tout ou presque (à l’exception du sport bien souvent) dans le secondaire. J’ai fait plus tard une partie de mes études aux côtés d’étudiants brillants et polyvalents, qui combinaient un haut niveau intellectuel, aussi bien que sportif et artistique.
ravie de savoir que je ne suis pas la seule Alien par ici … ni la seule Anne !
Voilà qui nous fait déjà trois points communs.
On n’a pas fini de complexer, alors !…..
J’ai détesté les maths et le prof une vieille fille aigrie qui prenait un plaisir sadique à torturer les peu doués! j’ai détesté la musique, car la prof ne nous faisait que déchiffrer des portées en battant la mesure en même temps.Inmanquablement je me retrouvais la main en l’air quand les autres l’avaient baissée! mon mari qui a subi enfant de mauvais profs, s’est juré en tant qu’instit de faire aimer l’école à ses élèves.Ceux-ci l’adorent car tout en enseignant il les fait rire pour décompresser,le travail s’effectue dans une ambiance sereine, contrairement à certains collègues qui n’ont pas compris que la pédagogie passait aussi par le relationnel et l’affectif. Conclusion : trouvez vous un comptable qui, dans la colonne “recettes” au lieu d’aligner des chiffres mettra de jolies roses (comme celles que vous faites) et dans la colonne “dépenses” des petits papillons.Tout de suite cela devient plus attrayant!
Toujours un plaisir de lire vos articles si poétiques ! Ces formations indispensables pour créer son entreprise, sont souvent difficiles à suivre, même pour les “matheux”, car elles nous enseignent d’autres logiques encore… et qui nous paraissent parfois très peu logiques ! Créer son entreprise n’est pas aussi simple et rapide que ce qu’on veut bien nous faire croire parfois, si on veut qu’elle dure. Je vous souhaite tout le courage et la persévérance nécessaires dans cette longue et passionnante aventure. A bientôt de vous lire. Karine
Fleur de sel, votre mari doit être un instituteur formidable. Il aurait pu reproduire ce qu’il avait connu enfant, il a fait le choix inverse.
Pour ce qui est des fleurs et des papillons pour la compta, j’émets quelques doutes sur la viabilité de l’idée ! ;-)
et bien moi je dois faire partie de cette terrible engeance que tous vous décrivez ici …
J’aimais les chiffres, j’en ai fait mon métier pour essayer de transmettre ce goût à mon prochain. Parfois ça marche (si, si) … et parfois non. Est-ce réellement étonnant ? Connaissez-vous beaucoup de personnes qui fassent l’unanimité dans leur domaine, peu importe lequel ?
Je ne sais pas si je suis aigrie – je ne suis déjà pas vieille fille, ouf ! – mais il est fort probable qu’à force d’être étiquetée, cataloguée, stigmatisée, je finisse par le devenir.
Là où je vous rejoins, c’est qu’il est effectivement bien triste que notre système scolaire ne soit pas capable de mettre en avant ceux qui, comme vous, ont de talents littéraires. Etant personnellement incapable d’écrire joliment (et croyez bien que j’en souffre certainement autant que vous ne semblez souffrir à la vue des chiffres), j’avoue que si je continue à venir par ici, c’est essentiellement pour lire votre prose …
Merci de votre réponse, j’avais bien compris….
J’ai dû mal interprété “brutal, sans humanité, sans pédagogie ,ni bienveillance”.
pour ma part je maintiens le mot “atrophié”
Merci de m’avoir lue.
Promets moi de me pardonner cher Philippe mais t’imaginer dans ta couveuse d’entreprise à écouter parler de chiffres, bilan, TVA, compta etc…m’a bien fait sourire parce que franchement non je ne te vois décidément pas comme poussin matheux!
Demande leur vite une cession plus adaptée à ta jolie poésie…
Alors je suis pardonnée???