L’occasion s’est présentée de rencontrer le couturier Eymeric François dans son show-room du 2ème arrondissement. Un moment sympathique et prolixe autour d’un thé avec une petite interview, exclusive bien sûr, pour Gris-bleu.
Pouvez-vous présenter votre parcours, votre maison de couture ?
Eymeric François : J’ai eu la chance d’être récompensé en 2000 par le prix spécial du jury LVMH au Festival International des Jeunes Créateurs de Mode de Dinard, un prix qui a été créé pour moi par Jean-Jacques Picard avec, à la clé, l’opportunité de présenter ma première collection à Paris. Cela a été un vrai tremplin. J’avais seulement vingt-deux ans, je venais de terminer mes études. Depuis, les défilés se sont enchaînés, ma maison de couture est née. Nous sommes une petite équipe soudée, aidée par un bureau de presse extérieur pour la communication.
Je vois des robes de cocktail, de soirée, partout sur les portants, et des robes de mariée en cours d’exécution apparemment ?
E. F. : Je conserve toutes les archives de mes collections autour de moi, ce qui explique la présence de toutes ces créations. La volonté de faire des robes de mariée correspond à une orientation plus récente que nous avons prise fin 2008.
Comment travaillez-vous pour une robe de mariée ?
E. F. : C’est d’abord un travail d’écoute. Nous ne présentons rien sur catalogue, nous réalisons des robes absolument uniques. La conception est rythmée par des essayages espacés d’au moins deux semaines si possible. A la fin, nous réalisons également une housse sur mesure et offrons le dessin original de la robe à notre cliente.
Une future mariée doit-être particulièrement exigeante ou difficile, non ?
E. F. : Au contraire, la jeune femme qui arrive pour une robe de mariée a des étoiles dans les yeux. Elle n’est pas toujours habituée ou n’a pas toujours une longue expérience des maisons de couture. C’est à nous d’être exigeants pour elle.
D’une manière générale, quelles sont vos sources d’inspiration ?
E. F. : Tout ce qui tourne autour des codes de l’ultra-féminité, celle de la femme qui a des hanches, des seins, une taille dessinée. Cette féminité renvoie également aux codes des années 50 ou à ceux de la femme fatale. Mais je peux aussi être inspiré par le gothique ou le vêtement antique, et bien sûr par le style de la rue. Chaque thème de collection est une part de moi. Mais je n’oublie jamais qu’un vêtement doit mettre la femme qui le porte en valeur, sans la cacher ou l’éclipser, voilà pourquoi je ne donne pas trop dans la démesure.
Comment trouve-t-on sa place au milieu de créateurs parfois très médiatisés ?
E. F. : Ce n’est pas facile. La presse s’intéresse de moins en moins aux jeunes créateurs, le sujet n’est pas assez vendeur. En outre, quand la Chambre Syndicale de la Haute Couture intègre de jeunes créateurs au calendrier officiel des défilés, elle les laisse tomber ensuite, il y a un vrai problème de suivi et de reconnaissance à ce niveau-là. Les défilés off n’ont pas du tout la même couverture médiatique.
On parle beaucoup de la crise, comment vivez-vous cette période ?
E. F. : C’est assez effrayant, on voit les autres s’écrouler, on se sent fragilisé, avec une visibilité devant soi réduite à très court terme. D’un autre côté, c’est aussi une source de stimulation. Et puis en tant que petit, on a l’habitude de se battre, de trouver des solutions, on a une souplesse que des maisons plus grandes ont parfois du mal à trouver. Nous continuons d’ailleurs à nous investir dans différents projets. Nous participons à des opérations caritatives au profit des Blouses roses ou de l’Unicef par exemple. Nous réalisons aussi des costumes de scène pour des chanteurs ou pour le théâtre. Ce travail n’est généralement pas rémunéré mais représente un vrai plaisir de créateur et aussi un pari sur l’avenir.
Le site officiel du créateur : www.eymericfrancois.com
Présentation de la collection été 2009 au Studio Harcourt :
Merci Philippe pour ce billet que je vais envoyer de suite à ma fille qui a obtenu son diplôme de styliste créateur la semaine dernière… Bonne soirée et doux week-end.
Très beau reportage qui fait du bien, un créateur comme on les aime, amoureux de ce qu’il fait, on lui souhaite vraiment de réussir, sa robe de droite, sur la première photo, est magnifique amitié martine
Quel plaisir de découvrir en ta compagnie de tels artistes. Le monde du textile est magique. Je ne fais pas de robe mais des tableaux de tissus et chaque fois c’est un voyage fabuleux. C’est une matière extraordinaire. C’est elle qui nous dompte et non l’inverse. Je ne peux que me plier à ses exigences et seulement apporter ma petite musique pour exprimer ce qu’il y a de plus secret, de plus profond en moi. Plus coriace que la peinture, plus fou aussi. Amitié
Merci pour cette découverte ! Ce que fait ce créateur est tout simplement superbe !!!
Intéressante ton interview, elle me permet de constater que nous sommes très nombreux à travailler toujours en équilibre très précaire et qu’il faut vraiment avoir la foi pour continuer contre vents et marées :-)
Tout simplement féerique !!!!
Merci pour ce magnifique reportage
Merci pour ces superbes photos
Bonne continuation
Doux WE
Monique
Bien sur , toutes les filles qui viendront jeter un oeil sur ton billet …vont repartir d’ici avec des rèves de princesse !
Grâce à toi , je suis partie à la découverte de son site . Quel talent !
Tes photos ont un petit côté Harcourt qui leur donne beaucoup de charme . J’aime le retour aux années 50 , symbole de l’élégance à l’état pur .
Bonjour,
Merci pour les superbes photos
A+ de vous relire sincère salutations
A . S PhotOGraphic
Bonsoir Philippe,
Que de douceur et de magie dans votre billet * * *
Je repars la tête pleine de rêves !!!!!!
Merci pour ce trés bel instant !!!!
Chat’lheureusement,
Marie,
Quelle belle idée… Pour avoir eu ma robe de mariée réalisée sur mesure je sais à quel point ce métier de créateur a une valeur toute particulière… savoir conseiller, écouter, comprendre et proposer mieux que ce dont on rêvait!
Tes photos transcrivent avec délicatesse toute la subtilité de cet art.
Ervalena, euuuuhhhhhh, ceci est un nouveau blog et, donc, tu ne peux pas être avertie des parutions de ce blog-ci avec la newsletter de l’ancien.
Sur ce nouveau site il n’y a pas encore de newsletter mais tu peux t’abonner en attendant au fil RSS (voir colonne de gauche). Sinon, il ne te reste qu’à me rendre visite de temps en temps. Je publie tous les 2 ou 3 jours généralement.
Tellement beau ! Je suis bouche bée !
Super blog…quel changement !!
C’est beau tout ça et Bonne continuation
Pour le newletter pas de problème puisque je la reçois normalement ouf
allez à trés bientot
Vérofleuri, bon, tu ne dois pas être bien réveillée parce que tu n’as apparemment rien compris du tout…Un grand café ? ;-)
Merci de ton message : je m’abonne vite !
Quant à moi, je me suis mise au vert… éperonnée par tant de fraîcheur et de talent chez toi !
Bel été, Philippe !
Se mettre au vert, c’est reposant ! ;-)
C’est avec grand plaisir que je vous retrouve cher Philippe.
Merci pour ce superbe reportage.
Amicalement.
Oh merci!!!!!!cela me ramène 2 ans en arrière quand nous allions ma fille et moi chez un créateur à côté du Palais Royal!les essayages , les idées , les changements et le jour J où je suis venue la chercher seule. Instants gravés à jamais!!!!!!
Très beau reportage pour ce couturier avec des robes très originales et un travail d’artiste!
Ton blog est toujours une pure merveille mais l’humour a disparu?
Vite , vite la newsletter!!!!!!!
Mes félicitations pour ton interview que j’ai reçu en newletter ! Mais comme je suis une grande buveuse de thé, ceci explique cela…
En tous les cas, non merci pour le café.
Bonne journée !
Comme ce reportage me touche ! Depuis toujours j’aime les tissus et les étoffes en tout genre, j’aime coudre (ma première Barbie avait des tenues maison, bien plus originales que celles de ses copines Barbie) … et (ma) Fille Ainée se marie l’année prochaine … Je l’imagine déjà avec une des créations que tu nous présente !
un vrai bonheur ces photos, je redécouvre avec plaisir ton univers que j’avais quelque peu délaissé par manque de temps
bon je vais tester ton histoire de flux rss que je ne maitrise pas du tout
donc une seule tâche à laquelle t’atteler, mettre en fonction un module newsletter pour les néophytes de l’informatique comme moi
J’avais vu son travail qui sublime la femme sans mettre en avant le créateur. Ce qu’il en dit colle vraiment à mon ressenti. Espérons qu’il traversera cette turbulence sans encombre…la maison Lacroix, une belle histoire qui finit tristement…
lena, il y aura peut-être une solution de trouvée, espérons-le, un redressement judiciaire n’est pas encore une fin…
Bonjour Philippe,
Ton nouveau blog est une splendeur, cet article une pure merveille de douceur. J’adore.
Pour s’abonner au fil RSS, je n’ai pas tout compris, j’attends donc avec impatience ta newsletter.
Passe un bel été plein de découvertes et de charme.
Bises
ça a vraiment l’ air magnifique !
wouaww!!! tu fais de reportages!!!! Superbes photos….en noire et blanc , sublimes!!!! merci de nous faire connaître un créateur talenteux!!! bon mardi du 14 juillet
Marcela de patagonia
Marcella, eh bien oui je fais des reportages, et ce n’est pas nouveau. Hum, on voit les élèves distraits qui ne suivent pas toujours ! ;-)
que c’est joli quel raffinement c’est magnifique
vraiment magnifique toute ses robes de mariée. sa me rappel de bon souvenir .
doux bisous
emma
je trouve ce créateur extraordinaire , belle découverte, merci, 1000 merci….
Un superbe reportage Philippe. Moi qui adore l’univers de la mode et des couturiers, je suis ravi de découvrir, grâce à ton blog, ce talentueux créateur. Merci de nous avoir fait partagé ce coup de coeur et bravo pour la pertinence de tes questions !