Rêve d’indolence
- Le 28 septembre 2011
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Je rêve d’insouciance, de repos, de lenteur. J’ai incarné ce songe en photos, le temps de quelques clics sur le déclencheur, fugacement. Mon activité est en réalité débordante en ce moment. Mes longues journées sont happées, englouties dans un souffle.
Avoir l’ambition, comme je l’ai depuis quelques mois, de vivre de mes passions induit fatalement beaucoup de travail. Également des doutes et des vacances inexistantes. Mais c’est une saine énergie qui prend le dessus, car cette ambition est avant tout une quête de plaisir, un désir de liberté et de sens.
Bien sûr, je vous en reparlerai bientôt, puisque tout cela est loin d’être sans lien avec mon blog. Mes désirs n’ont jamais cessé de s’affiner grâce à lui, grâce à ce lien avec vous qui me porte infiniment.






Verte insouciance
- Le 17 septembre 2010
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Rien ne m’est plus étranger que de pouvoir envisager le repos dans un tumulte quelconque. Juin ou septembre sont de bons alliés à mes retranchements. Pas de ressourcement sans moments ou périodes de solitude. Être pleinement avec les autres, dans le meilleur sens du terme, et être seul, pleinement aussi. Ma famille, mes amis, connaissent et respectent ce besoin. C’est toujours avec beaucoup de gentillesse que je les entends m’inciter à partir loin, le plus loin possible, et à rentrer tard, le plus tard possible. Si je montre quelque scrupule à les délaisser, ils insistent avec vigueur. Cela leur fait, disent-ils, des vacances. Comme c’est délicat de leur part de ne pas vouloir me faire sentir combien je vais leur manquer !
Je finis donc toujours par répondre favorablement à leurs compréhensives incitations. Ils saluent ensuite mon départ avec maints « Allez, oust ! » ou « Bon vent ! » qui semblent les rendre joyeux et comme soulagés.
Il n’est pas donné à tout le monde d’aimer la solitude. Beaucoup de gens se trouvent bien seuls, peu se trouvent bien, seuls. Une différence pas seulement imputable à une virgule. Car il convient avant tout d’apprécier d’être en sa propre compagnie, ce qui est heureusement mon cas. Je suis à moi-même l’ami bienveillant qui me permet de remettre, de-ci, de-là, ma vie en perspective, et d’octroyer à la douce contemplation des choses le temps qui lui est nécessaire, loin des vaines agitations qui parasitent incessamment notre quotidien.
Mais n’y a t-il pas du danger à prendre ainsi du recul à doses régulières ? vous demandez-vous.
En effet, cette disposition d’esprit comporte sûrement un danger quelconque. Mais vous dire lequel, je ne sais pas.
Le recul a l’avantage en revanche de vous faire accéder à un champ de conscience élargi. Bien que ce soit sans doute ce dernier qui permette d’avoir du recul. La question n’a pas encore été tranchée.
Parfois, lorsque vous prenez vraiment beaucoup de recul, cela vous fait ressembler à un petit point sur l’horizon. A éviter.
Le plus souvent cela vous fait vous sentir seul quand vous ne l’êtes pas. Dans la foule, la contemplation admirative des autres vous laisse largement perplexe : ils ont tout l’air d’avoir l’intelligence d’un panier de poireaux, alors que vous, vous avez beau vous entraîner tous les matins dans la salle de bain, vous n’arrivez qu’à des résultats très insatisfaisants en la matière.
Oreillettisée, iphonisée, la majorité d’entre eux part il est vrai avec un incontestable avantage sur moi.
Handicapé par ma lourde tendance au recul, je peine donc péniblement à devenir un abruti plus accompli. Je ne souhaite cela à personne, surtout par les temps qui courent, si vite, dans cette direction.
Voilà ce qui guette à vouloir adopter une présomptueuse disposition au recul, à la réflexion, à l’arrêt. Qu’il faudrait être idiot pour dire que celle-ci comporte sûrement un danger quelconque, sans être fichu de dire lequel !
Cette disposition peut d’ailleurs entraîner plus loin encore. Mes pérégrinations basques m’ont ainsi indiqué plus clairement que jamais à quel point je devenais inapte au déplaisir. Je me sens devenir en matière de désagrément un incompétent absolu. Je laisse mes désirs voguer jusqu’aux verts pâturages de leur satisfaction, sans plus les dévier dans les censurantes voies du refoulement.
Mais où tout cela va-t-il donc me mener ?
A être moi, de plus en plus. De mieux en mieux.


























