Le goût de Thierry Richard pour les bonnes et belles choses est communicatif, ses appétits littéraire et gastronomique ont en phrases le verbe arrondi, l’adjectif caressant et juste. Il faut lire ses Chroniques pour arrêter le galop du temps. Elles tiennent sans faillir leurs promesses de plaisir. On campe un décor, ici une lumière, là une assiette ou un livre. L’ombre d’Épicure glisse doucement à votre oreille le don et la manière de conjuguer le bonheur en partage.
Ce qu’il fait avec talent sur son blog, Thierry Richard le prolonge depuis peu aux éditions du Chêne grâce à son Paris pour les hommes, un livre pour voyager le nez au vent d’un Paris aimé, au gré de ses adresses favorites et des menues occasions qui nous sont offertes de ponctuer d’évasion nos journées bousculées. On ouvre les yeux, on ralentit le mouvement, à peine, que déjà le plaisir buissonnier montre son chemin : la course des nuages, Paris qui s’abandonne à la nuit, une silhouette qui passe, un parfum, un dimanche entre amis… L’art des chemins de traverse, en somme, qui fait la vie plus belle.
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Thierry Richard
Paris pour les hommes
Éd. du Chêne
2011
156 pages
Illustrations : Aseyn
Photographies : Juliette Ranck
Quel talent ! Rien que le pitch donne envie de vagabonder en compagnie de ce livre…Alors, laissons-nous tenter… A bientôt.
faites attention!!!!!
j’ ai lu qu’ un gris – bleu était un lapin avec des grandes oreilles
les gourmands sont là tapis dans le bois avec les chasseurs
vous allez faire les beaux jours de Thierry Richard
joyeux Noël à vous cher Philippe
à bientôt
edith
Je ne risque rien : je reste dans mon terrier !
On est parfois un peu stupide. Je le fus tout à l’heure en inscrivant le premier commentaire… Juste pour être le premier ! Puis je suis allé sur le blog de Thierry Richard. Quel choc, quelle qualité ! J’ai pensé : c’est la deuxième étape. Les jeunes vont lire Philippe, et un peu plus tard lorsque la quarantaine se sera installée, ils fréquenteront TR. Ses goûts sont plus affirmés, plus virils, plus marqués par la vie et forcément moins légers. Parler de gibier, le feriez-vous ? Moi je me suis souvenu des bécassines que j’ai plumées jeudi, préparées avec soin, fait cuire avec infiniment de précaution et servies à la royale sur canapés, accompagnées d’un St-Estèphe 2003. Je ne parle pas de la femme du mois, en noir et blanc. Une jouissance pour les yeux et l’imagination. Et tant d’autres surprises. Décidément Philippe, vous m’apportez beaucoup… Merci. Que le Père Noël ne vous oublie pas !
Merci mille fois Philippe. Je n’en méritais pas tant mais j’en ai autant à votre service. Et plus encore même. Nous oeuvrons de concert à rendre la vie plus douce et plus belle. C’est en fait cette communauté qui nous rapproche. Alors continuons, pour paraphraser Philippe Sollers, notre “guerre du goût”, ce combat pour la beauté et le plaisir. Nous nous retrouverons alors côte à côte sur le champ de bataille.
Amitiés,
Thierry
Je vous pensais plus respectueux de la vie Monsieur Gris-Bleu ! ! ! ! !
“Les Chroniques du Plaisir” font partie de mes favoris !!! Un pur régal … C’est le cas de le dire ! Il mérite tes éloges, Philippe. A présent, son livre peut-il régaler les femmes ? A mon avis, oui. Peut-être me réchauffera-t-il le coeur après ces tristes événements dans le coeur de ma ville.
Merci à toi.
Vinciane
Un caprice, déraison…
Un rien libertin votre ami séduit au premier coup d’oeil, l’espace est ouvert, le temps se concentre et s’étire. Bref, ses mots par les vôtres présentés donnent envie. Je parie déjà que par la femme aussi ce bouquin saura bel et bien vivre. En tout cas, mes cadeaux pas encore tous bookés, je fais une pause et file entre deux préparatifs de fête chez mon libraire préféré.
Voilà deux Thierry que j’apprécie !
Bon Noël !