Plouf !
- Le 28 avril 2013
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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Ils auraient plutôt dû choisir le flacon tout à gauche, mais ce n’est que mon avis.
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Le chat baroudeur
- Le 25 avril 2013
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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C‘est un chat du coin, le type même du vrai baroudeur, avec son dédain orgueilleux, ses cicatrices et son pelage un peu sale.
Entre nous, ce n’était pas franchement l’entente cordiale. Sa fâcheuse manie d’uriner sur MES fétuques pour marquer SON territoire avait plutôt tendance à m’énerver. Heureusement, je suis un être civilisé que de solides principes d’éducation ont sauvé de toute espèce de violence à l’encontre des chats et des plantes vertes. Je me contentais d’apparaître sur la terrasse en treillis, un couteau entre les dents et un bazooka sur l’épaule, pour que le baroudeur en question s’éloigne, nonchalamment certes, mais sûrement.
Quand soudain, il y a trois jours, alors qu’il se désaltérait sans vergogne avec l’eau de la piscine des oiseaux, je me suis avisé que, quand même, il était mimi, il était gnognon, il était mignon. J’ai recraché mon couteau, posé mon bazooka, contourné les mines que j’avais cachées sous les dalles, et je me suis agenouillé en tendant un bras vers lui. Il est venu vers moi et j’ai scellé la paix en lui faisant des grattouilles sous le menton. J’ai attendu qu’il me fasse la même chose (j’adore les grattouilles) mais il a préféré s’allonger et me regarder avec amour (j’aime ça aussi). Depuis nous sommes copains. Ce matin il est même pour la première fois entré pour explorer la cuisine avec ses grosses pattes sales. Comment ne pas être touché par une aussi délicate marque de confiance ?


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Du rose au noir
- Le 22 avril 2013
- Par Philippe
- dans Photographie
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Chez Sophie
- Le 19 avril 2013
- Par Philippe
- dans Ambiances
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On peut être une demoiselle très poilue et très moustachue et n’en être pas moins belle et élégante comme en témoignent ici les photos de Norma, la star récurrente du blog de Sophie. Norma a posé en véritable pro devant mon objectif. Après lui avoir adressé quelques compliments j’ai reçu d’elle d’inespérées confidences.
Tu sais Philippe, m’a-t-elle dit en battant des cils, tout le monde croit qu’il est facile d’être belle et de prendre la pose, mais c’est faux : je dois me toiletter dix fois par jour et m’imposer de déambuler sur les meubles comme si c’étaient des podiums. C’est un travail de chaque instant ! Par contre, oui, mes yeux sont naturels, et non, je ne porte pas de lentilles, a-t-elle ajouté en soupirant.


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Dans mes papiers
- Le 8 avril 2013
- Par Philippe
- dans Entre mes mains, Mes illustrations
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Les papiers s’accumulent autour de moi. Je les transforme parfois (comme ici en fleurs) ou les utilise classiquement pour mes dessins. Mais j’en conserve toujours un peu à part, vierges de toute destination, pour le seul plaisir de leur présence.
Dans mes dernières acquisitions, deux opposés : un livre de comptes trouvé ce week-end aux puces, objet utilitaire par définition avec ses lignes et son papier fin, et un carnet à dessin Fabriano, le « Venezia book », avec ses pages épaisses et douces, ses finitions robustes et élégantes, son parfum délicieux. Mais du papier qui dans les deux cas parle aux sens avec volupté, comme pour leur susurrer tout bas des « Effleurez-moi, respirez-moi, voyez comme je suis plein de promesses… »


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Adieu, dents de sagesse !
- Le 27 mars 2013
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Il a fallu que je me fasse extraire deux dents de sagesse hier matin, deux du même côté. Je n’en ai quasiment pas dormi dans la nuit qui a précédé.
J’imaginais la dentiste en train de tirer furieusement sur mes dents avec une grande tenaille, me dévissant presque la tête sous l’effort. Les dents ne venant pas, j’imaginais le sang gicler, des geysers de sang, et la souffrance insoutenable. Je voyais la dentiste en nage, épuisée, harassée, appeler du renfort. Des dentistes-déménageurs prenaient le relais avec un pied-de-biche. Il y avait dix centimètres de sang dans le cabinet, ils étaient obligés de porter des bottes. Le niveau du sang montait sans cesse. On appelait les pompiers pour évacuer le reste de l’immeuble. Sous mes hurlements atroces de bête à l’agonie, mes cordes vocales se brisaient. Je suppliais du regard qu’on m’achevât une bonne fois pour toutes. Sourds à ma détresse, les dentistes-déménageurs délaissaient le pied-de-biche pour un marteau-piqueur emprunté sur un chantier voisin…
C’est vous dire si j’étais zen.
Bon, ça ne s’est pas passé comme ça.
Mais pas loin.
Il a fallu plus d’un quart d’heure pour parvenir à anesthésier la dent du bas (j’étais blême), qui a en revanche eu la gentillesse de partir assez facilement ensuite malgré ses imposantes racines.
L’anesthésie du haut s’est faite bien plus facilement, mais la dent, elle, n’avait aucunement envie de partir. Et pour cause : elle avait quatre racines ! La dentiste n’avait jamais vu ça.
Ce joyeux intermède d’extraction a duré presque une heure. Heure que, par exemple, j’aurais préféré passer dans un hamac sur une plage de sable fin, éventé par de langoureuses vahinés, à lire et à relire mon blog.
Le plus étonnant dans l’histoire, c’est que même au milieu d’une expérience traumatisante je fais de l’humour. C’est plus fort que moi : avant, pendant et après, il a fallu que je fasse rire la dentiste et son assistante avec des âneries. Des geysers de sang, soit, mais en riant joyeusement d’un air entendu. On a le sens du panache ou on ne l’a pas.
Sur le chemin du retour, je me suis arrêté dans une pharmacie pour acheter les antibiotiques prescrits. La pharmacienne, douce et compréhensive, m’a dit : « Oh, là, là, deux dents de sagesse ? Vous allez drôlement souffrir ! Vous n’allez pas pouvoir manger, hein ? comment vous allez faire pour manger ? Han, j’ai une amie qui s’est fait retirer ses dents de sagesse, qu’est-ce-qu’elle a souffert ! Elle avait les mâchoires comme ça !! »
Comme il me restait deux dents de SAGESSE, j’ai réprimé une vague envie de pharmaciennocide à la roulette et/ou au pied-de-biche, pour passer le reste de ma journée au lit, pas très frais, avec un moral pas très haut et la bouche de Dracula après un bon repas.
Ce n’est sans doute qu’une impression, mais je crois avoir été plus sexy.
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