De l’art d’être héroïque

24/08/2010 Philippe

Cahiers, stylos et agendas se pavanent aux premières loges des magasins. Le glas de l’été fait entendre au loin son lugubre écho tandis qu’au dessus de nos têtes une nuit inquiétante s’abat sur nous chaque soir un peu plus tôt. Dans la plaine, partout,  les loups hurlent, pendant que sur la salade l’escargot bave. Des signes qui ne peuvent tromper un observateur averti : la rentrée profile son ombre froide. Dans ces circonstances, je suis fier de vous faire part ici-même de mon entrée en résistance.

Car non, j’ose le dire,  je ne suis pas rentrable !

Afin que ces mots ne restent pas vains, je prends dès demain le maquis des vacances. Ce n’est pas rien j’en ai conscience. Après avoir posé longuement le pour et le contre pendant deux secondes, ma décision est irrévocable. Je ferai mon devoir et rien ne pourra m’en détourner. Je pars donc barboter une nouvelle fois dans les vagues, plus au Sud et plus longtemps qu’en juillet. Je m’impose de prendre soin de moi sans lésiner, sans faiblir, en vous promettant de tout faire pour me montrer à la hauteur.

Sombre et lumineux Paris

22/08/2010 Philippe

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Pluie, repli

16/08/2010 Philippe

Oeil_de_boeufCafe

Le thermomètre indique dix-sept petits degrés. Place au repli, chez soi, près de ses livres, devant un café bien chaud, à écouter la pluie tomber…

ReveilPigeon

Les déferlantes de Claudie Gallay

13/08/2010 Philippe

Il y a la Hague, son austérité. il y a la mer, sa cruauté, sa beauté. La mer qui prend la vie, qui emporte les morts. Il y a le vent, les cris des oiseaux. Il y a Lili dans son bistrot, avec sa mère sénile. Il y a Raphaël le sculpteur, Morgane sa sœur, belle, désœuvrée. Il y a Théo, le père de Lili, solitaire, entouré de ses chats. Il y a Max, obsédé par Morgane, qui construit son bateau. Et puis Lambert, de retour pour vendre sa maison. Nan, aussi, qui erre sur la lande, que la raison abandonne. Nan qui croit reconnaître dans le visage de Lambert un certain Michel. Mais qui est Michel ?

Dans ce village du Cotentin, tout se sait, et tout se tait. Le silence mure les douleurs. Les vies avancent, les secrets restent. Les haines, comme des vagues, déferlent, inapaisées, inextinguibles. L’amer au cœur.

Comme un fil fragile, la narratrice relie les personnages. Elle est la pièce neuve du jeu. Arrivée à la Hague pour y travailler, elle y charrie aussi un deuil, une souffrance indicible, trop grande, trop béante. Alors elle aussi se tait. Mais elle va et vient entre les personnages, elle est le sauf-conduit ténu et neutre qui circule entre les haines et les silences, et qui fait, sans avoir l’air d’y toucher, bouger les lignes. Elle se glisse dans ce paysage d’âmes tourmentées, respectant les résistances de chacun pour mieux inciter la parole à surgir, en douceur, touche par touche. Le travail est lent, le chemin est long. Mais au bout, les vérités dévoilées laissent entrevoir, enfin, la possibilité d’un apaisement. Le pardon peut remplacer la haine, l’amour commencer à apaiser les souffrances. La vie continue, pas tout à fait autrement, plus tout à fait pareille non plus.

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Les déferlantes
Claudie Gallay
Éditions du Rouergue
(depuis juin chez J’ai lu)

Littoral

10/08/2010 Philippe

Littoral

Depuis les quelques jours que j’ai passés en Vendée, je suis resté de maritime humeur, mer en tête du matin au soir. Que je sois en train de lire Les déferlantes de Claudie Gallay n’est pas non plus étranger au phénomène. Les flots azurés et les cieux azurins de ma dernière création numérique ne viennent pas de plus loin : à défaut d’avoir les pieds sur terre, je les ai, du moins, encore dans l’eau.

Détails :

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Fleur de lys

06/08/2010 Philippe

Fleur_de_Lys

J’ai trouvé cette lourde fleur de lys sculptée aux puces de Montreuil. Je l’ai d’abord laissée telle quelle. Puis je l’ai peinte en gris-bleu. Puis j’ai regretté de l’avoir peinte. Puis je m’y suis fait.

Mais plutôt qu’un gris-bleu, j’aurais dû opter pour un gris-gris qui m’aurait au moins porté bonheur !

Fleur_de_Lys_boisFleur_de_Lys_peinte

Carnet d’inspiration / juillet

05/08/2010 Philippe

Le principe : retenir du mois écoulé quelques images, les
principaux moments liés à mon blog…

Juillet10Nuancier_Juillet10

Plein vent

30/07/2010 Philippe

EpisDans_les_dunesPlein_vent

L’océan est un infaillible pourvoyeur de bien-être. Qu’y a-t-il de plus apaisant que le battement des vagues sur le sable ? Qu’y a-t-il de plus sensuel que de s’habiller de vent, que de respirer à pleins poumons, que de sentir le soleil vous sécher délicatement après une longue baignade, en faisant danser des taches de lumière à travers vos paupières closes ? Si la volupté avait un goût, il serait iodé j’en suis sûr. Les ivresses océanes allègent, enveloppent, adoucissent. On se sent sourire de la tête aux pieds, et cela fait un bien fou.

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Côté Vingtième

19/07/2010 Philippe

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Petit tour dans le vingtième arrondissement. Rue Ligner, Cité Aubry, Villa Riberolle, autant d’endroits calmes et charmants à l’orée du Père Lachaise. On y trouve quelques petits immeubles modernes et laids mais aussi quelques maisons au style improbable comme la maison rose et verte de la dernière photo. C’est devant elle qu’un chat est venu me dire bonjour et prendre la pose dans moult positions. Inutile de vous dire que je n’ai pas commis la même étourderie qu’à la Cité des Fleurs et que j’ai pris soin d’immortaliser le matou.

Ma promenade matinale s’est achevée au square de Lesseps, un jardin naturel où les herbes ont le droit d’être folles, ou mauvaises, sans qu’on les ostracise. Les insectes y sont les bienvenus et les grenouilles barbotent dans une superbe mare peuplée de nénuphars et d’ajoncs qui me donnerait quasiment envie d’être grenouille.

Mais pas de mare pour moi hélas.

Je vais me contenter d’aller patauger demain dans cette grande flaque d’eau qu’on appelle l’Atlantique, et m’exercer aux pâtés de sable sur la plage. Je ne pars que quelques jours, l’entraînement va être intense !

LionsSquare_de_LessepsFenetres_ouvertesGarageVilla_RiberolleMaison_rose

A très vite !

Dans ma boîte aux lettres

14/07/2010 Philippe

Petite_ardoiseEtoile

L’esprit champêtre s’est matérialisé dans ma boîte aux lettres sous la forme d’une épaisse enveloppe. Fred m’a une nouvelle fois gâté en m’envoyant une adorable petite ardoise “aromates”, un oiseau à suspendre, des  pochettes vichy assorties à mon cheich, et ses délicates créations : guirlandes, nichoir à monter, étoiles et papillons, tout un monde de papier prêt à s’ébattre joyeusement chez moi et à me rappeler, s’il en était besoin, que les relations “bloguesques” qui se tissent dans la durée ne sont plus tout à fait aussi virtuelles que l’on pourrait le croire…

Merci encore Fred !

Guirlande_oiseauxNichoir_en_papier