Envie de bricoler
- Le 12 février 2012
- Par Philippe
- dans Ambiances
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Des vieux livres, des pampilles, des perles, des pieds de lit, des rubans, des papiers, des tissus, des boîtes, des peintures, des pinceaux, des fils de fer…j’ai tout ce qu’il faut sous la main pour que, hop, de mes mains naissent d’ébouriffantes créations. Le tout étant que j’arrive à regarder mon imagination dans les yeux pour lui dire : « Allez, c’est bon maintenant, tu es une grande fille, je te laisse vivre ta vie d’imagination, tu ne seras plus jamais bridée, je ne t’arrêterai plus jamais dans ton élan, c’est promis. »
Je me demande si elle y croira. C’est qu’elle me connaît bien, elle le sait que j’aime par dessus tout savoir que j’ai tout ce qu’il faut pour créer, inventer, élaborer, transformer, et n’en rien faire. Se trouver au centre d’un champ fécond de possibles, se dire que l’on pourrait faire ceci ou cela, de telle ou telle manière, avec ci ou ça, et procrastiner, voilà le plaisir ! Du moins le mien. Mon imagination, elle, sera sûrement ravie d’apprendre que j’entends davantage la laisser s’exprimer concrètement.
Je pars de ce pas lui annoncer la bonne nouvelle.




Rencontres
- Le 8 février 2012
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Depuis cinq ans que je tiens ce blog, j’ai déjà eu le plaisir de rencontrer quelques blogueurs. Il y eut entre autres Cyriaque (pour une entrevue) ou Kristel devenue une amie. J’ai usé des rencontres avec parcimonie, je trouvais confortable mon relatif anonymat d’alors, j’avais une vie amicale et sociale dense qui ne me rendait pas demandeur de nouvelles connaissances. Et puis j’ai pendant longtemps éprouvé une certaine défiance vis-à-vis de cette espèce parfois effrayante que sont les auteurs de blogs. Comment aurais-je pu faire autrement alors que, moi-même blogueur, je n’avais toujours eu à mon encontre qu’une légitime méfiance ?
Mais le temps affaiblit les pensées les plus rétives, et vous assouplit aussi sûrement qu’un loukoum dans un feu de bois ! Heureusement ! sinon je serais passé à côté d’un moment comme celui que j’ai passé hier à visiter le ministère des Finances avec Florence, instigatrice de la visite, Nathalie, Florence n°2, Chantal, Annie et Sylviane. S’étaient jointes à la visite d’autres sympathiques personnes, mais sans blog. Autant le dire : si je me méfie des blogueurs, je me méfie encore plus des gens qui n’ont pas de blog ! Ces gens-là ne sont pas comme tout le monde je n’en démordrai pas. Que cachent-ils donc pour ne rien avoir à montrer ? C’est vraiment suspect.
J’ai passé quoi qu’il en soit un excellent après-midi, notre guide ayant été extrêmement plaisante à écouter et le soleil en outre généreusement présent, tout était parfait pour un moment très chaleureux. J’en remercie beaucoup Florence.
Pieds de piano
- Le 5 février 2012
- Par Philippe
- dans Au gré des brocantes
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J‘en avais déjà deux, les miens, au bout de mes jambes. Il m’en a fallu deux autres, des pieds de piano sans piano : le plaisir était garanti sans fausse note. Je pourrais en faire des lampes, des supports d’étagère, des candélabres ou je ne sais quoi d’autre, mais cela risquerait de me fatiguer. Je les ai nettoyés et je les ai posés sur un meuble, c’est déjà beaucoup. Ils tiennent debout, ne bougent pas, ne demandent rien, je ne regrette pas mon acquisition.


Les canards et moi
- Le 23 janvier 2012
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Je traverse généralement plusieurs fois par semaine le jardin des Batignolles, toujours un peu avant neuf heures. Le jardin ouvre une heure plus tôt mais les nombreux canards qui le peuplent ouvrent alors à peine un œil, ou dorment encore la tête vissée dans les plumes.
Quand je passe en revanche tout le monde est réveillé. Sauf moi qui ne le suis pas tout à fait, mais ceci est un autre sujet. J’aime contempler la vie du parc quand, égoïstement, elle ne semble là que pour moi. Alors je m’arrête, la paupière lourde et la bouche bée, et j’embrasse d’un regard paternel la faune des lieux. Il y a les vieux couples de canards tranquilles, un peu à l’écart, il y a les jeunes fougueux qui jouent, les acariâtres qui se disputent pour un oui ou pour un non, les maniaques de la toilette. Il y a aussi la bimbo de choc, la vamp du coin, toujours poursuivie par trois mâles enamourés. Parfois, un peu agacée et toujours très coquette, elle accélère le pas pour distancer ses prétendants, buste en avant, on dirait qu’elle porte un Wonderbra ! Il y a aussi quelques mouettes égarées qui voudraient bien se faire passer pour des canards mais qui ne trompent personne, pas même moi avec mes paupières lourdes.
On aperçoit encore, ici ou là, des poules d’eau avec leurs grandes pattes fortes. Au printemps, leurs poussins sont ridiculement adorables : minuscules avec déjà de grandes pattes d’adulte. Je ne peux pas m’empêcher de me moquer un peu quand je les vois, ce qui me vaut généralement un regard noir de la mère, surtout quand ses petits la rattrapent pour lui dire : « Maman, dis, pourquoi il rit le monsieur, pourquoi, dis ?
- Eh bien, répond la mère, parce que c’est un grand benêt mal réveillé qui ferait bien de se regarder dans un miroir avant de se moquer des grandes pattes des autres ! »
Voyage en nuage
- Le 9 janvier 2012
- Par Philippe
- dans Mes illustrations
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Création numérique
Quelle plus belle expérience que de survoler le monde sur un nuage enneigé ? Plus distinguée que le saut à l’élastique, plus voluptueuse que le parapente, plus douce que le parachute, une aventure imaginaire unique et exaltante à en perdre la tête.
Détails :


Une nouvelle année, encore une !
- Le 4 janvier 2012
- Par Philippe
- dans Humour-humeur
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Cela pourrait devenir lassant. Depuis 1564, chaque 1er janvier, nous voilà avec une nouvelle année sur les bras, ce qui semble nous réjouir beaucoup. Être une année ne doit pas être facile tous les jours : à votre naissance vous êtes jovialement fêtée, investie d’espoirs, et 365 jours plus tard on vous jette comme une vieille chaussette pour en acclamer une nouvelle qui ne fera sans doute pas mieux que vous, qui fera même, vraisemblablement hélas, moins bien. Les années qui passent semblent en effet annoncer de plus en plus précisément des lendemains qui chanteront faux ou qui chanteront carrément mal, ou plus du tout. Des lendemains aphones pour lesquels nos concerts de « bonne et heureuse année » n’auront rien changé.
Nous marquons collectivement notre espoir de jours meilleurs pour nous tous et pour ceux que nous aimons, nous espérons éviter les peines, les maladies, les souffrances et les deuils, nous communions autour du souhait d’échapper, le temps d’un délai supplémentaire, aux affres de la vie, et cela est bien naturel. Qui rêverait de s’offrir une longue maladie invalidante et une banqueroute après la perte d’un être cher ? Personne, et surtout pas moi qu’un simple mal de gorge terrasse ! Permettez-moi de faire d’ailleurs ici un bref aparté en me souhaitant, personnellement, une TRÈS bonne et TRÈS heureuse année 2012 ! Merci.
Donc oui, ces souhaits sont bien naturels, mais il sont aussi tout à fait dérisoires. Un simple rite qui ne fait bien que son louable métier de rite : nous relier à l’occasion de ce que nous nous représentons comme un passage. Mais pour ce qui est de notre monde tourmenté, nos « bonne année » lui font une belle jambe ! Il suffit de déciller nos paupières : augmentation des prix due au début du déclin des réserves mondiales du dieu pétrole, chômage grandissant, appauvrissement catastrophique des sols arables partout dans le monde par une agro-industrie biocidaire, privatisation des semences par de grands groupes chimiques et céréaliers, augmentation exponentielle des cas de cancer, pollution des mers et des nappes phréatiques, folie d’une économie spéculative mondialisée aux mains des banques et déconnectée des échanges réels, pillage des ressources planétaires par un « petit » nombre qui, non content d’avoir énormément, montre une insatiabilité qui ne paraît pas avoir de limite. Et je ne vous parlerai pas de Fukushima. Je suis l’actionnaire majoritaire de Gris-bleu, sans accointance aucune avec les sphères du pouvoir, en somme je suis libre, mais je sens bien que cela pourrait, éventuellement, ruiner l’atmosphère guillerette et bon enfant qui régit ce texte festif, et notamment ce badin paragraphe. Alors je vais faire comme nos principaux médias : enterrer tout ça.
Que vous souhaiter donc, que NOUS souhaiter pour que nous ayons devant nous une bonne, heureuse et digne année 2012 ? Certes de la joie, du plaisir, une santé de fer, mais aussi une conscience éveillée, un esprit critique affûté, un zeste, sinon deux ou trois, d’irrévérence, beaucoup d’humour, des lectures à foison, un peu de mesure, un brin de sobriété, des rêves, de l’imagination, du gris, du bleu, bref, tout pour une année lucide et légère !






















